Cette page présente une sélection d'articles publiés sur AMICO, le réseau social du GFII.
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Les informations publiées avant le 13 mai 2013
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Selon le magazine Livre Hebdo, le groupe Wolters Kluwer France est entré en négociations exclusives avec Alexis Caude et DSP Partners pour céder son pôle santé, qui comprend sept maisons d’édition spécialisées. La direction de Wolters Kluwer France (WKF) avait annoncé jeudi 25 octobre en comité d'entreprise la cession de ce pôle. Selon la direction de la communication de WK France, une dizaine de maisons d’édition sont concernées par le projet de cession du pôle santé de Wolters Kluwer France. Il s’agit de Pradel, Arnette et Doin dans le secteur médical, Lamarre en hospitalier, Pro-Officina en pharmacie les éditions CdP en dentaire et les éditions du Point Vétérinaire. Sont également concernés par la cession intégrale du pôle santé, une quinzaine de titres de presse – dont les revues Le Moniteur des pharmacies et Porphyre -, deux salons professionnels, des offres de formation et des portails web dédiés au secteur santé.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’ALPSP (Association of Learned and Professionnal Society Publishers, www. alpsp.org) ; STM, l’association internationale des éditeurs scientifiques, techniques et médicaux (http://www.stm-assoc.org/), et l’association P-D-R (Pharma Documentation Ring ), qui regroupe les documentalistes et professionnels de l’information au sein des grand groupes pharmaceutiques, ont annoncé le 17 septembre un accord modifiant la licence type qui lie les éditeurs scientifiques aux membres du « club » P-D-R. Une clause nouvelle permettra aux membres du P-D-R d’utiliser les corpus d’articles scientifiques issus des revues auxquelles ils sont abonnés pour des usages de text et de data-mining. Cette actualité montre que les le text et le data mining ont aujourd’hui une maturité suffisante pour intéresser les grands labos soucieux d’améliorer la productivité de leur recherche grâce à une meilleure utilisation de l’information scientifique. Elle illustre aussi le fait que les éditeurs tentent de passer par la voie contractuelle pour encadrer le développement des usages du text mining.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
OCLC a annoncé avoir transféré à EBSCO Publishing les bases de données bibliographiques qu’il distribuait sur son service FirstSearch (celles-ci restent cependant accessibles via l’interface EBSCO. Cette opération était prévue dans le cadre d’un accord de mars 2010 qui avait vu EBSCO racheter à OCLC sa division NetLibrary, une plate-forme de distribution d’e-books et d’audiobooks. A l’occasion de cette cession, OCLC avait affiché une nouvelle stratégie se concentrant sur les services aux bibliothèques, mettant fin à une ambition controversée dans l’agrégation et la diffusion de contenus. Cette réorientation a conduit par ailleurs OCLC à annoncer en janvier dernier que sa bibliothèque de périodiques en ligne ne serait plus mise à jour et ne serait plus accessible que comme un service d’archives restant ouvert pour les seuls clients déjà abonnés au service. OCLC, qui reste un consortium à but non lucratif affiche une très forte pénétration de ses services (25 900 bibliothèques associées dans 170 pays). Pour son dernier exercice, clôt le 30 juin 2011, OCLC affichait des revenus de 205 M$ (156 M€), en baisse 10% sur 2010, après une baisse de 5% sur l’exercice précédent. En 2010 la marge opérationnelle est devenue négative, la perte d’exploitation étant l’an dernier de 3,8 M$. Sur les deux derniers exercices OCLC n’équilibre ses comptes que grâce aux produits financiers d’une « cagnotte » de 157,5 M$ (120 M€)
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Comme tous les ans, le groupe Swets, l’une des deux grandes agences mondiales d’abonnement, vient de publier sa synthèse (1) sur l’évolution des prix des périodiques scientifiques, établie à partir des tarifs 2012 fournis par les éditeurs (pour un univers de 84 863 revues). Swets ventile ces évolutions tarifaires par grand compartiment disciplinaire, puis par zone géographique d’appartenance des éditeurs. Les données sont uniquement des pourcentages d’évolution, et non des prix moyens par revue. Ces évolutions sont mesurées à partir des données hors TVA, exprimées dans la monnaie d’origine du pays ou de la zone de publication dans lequel l’éditeur affiche ses prix catalogues. Deux types de prix font l’objet d’une analyse : le prix sur le marché « local » servi par l’éditeur (par exemple le prix sur le marché américain d’une revue publiée par un éditeur américain) et le prix de la même revue pour des clientèles étrangères. Cet étalonnage Swets ne prend pas en compte les effets de change qui peuvent avoir un fort impact sur le prix payé par le client final dans sa monnaie nationale (2). En ne prenant en compte que les prix sur le marché d’origine de l’éditeur (3), on constate que dans tous les cas et pour toutes les disciplines les évolutions tarifaires se situent bien au-delà de l’inflation. L’évolution moyenne (qui n’a d’intérêt que comme indicateur macro-économique) du prix des revues, tous pays et tous secteurs disciplinaires confondus, est de 4,71% quand l’inflation dans les grands pays d’origine des éditeurs ne devrait avoisiner que 2%. Les revues du secteur « Humanities » (études littéraires et humanités, 11664 titres recensés par Swets) affichent la progression la plus modérée avec une inflation de 3,72%. Les revues en médecine (13 704 revues) verront leur prix progresser de 5,24%. Les revues scientifiques hors médical et sciences de l’ingénieur (13 722 titres) verront leur prix augmenter de 5,79%. Les revues de technologies appliquées (15 038 titres) augmenteront de 4,03%, les revues en sciences sociales de 3,59%.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Depuis 2003, des représentants des clients, éditeurs et intermédiaires du secteur ont décidé de se concerter pour analyser les procédures de gestion des abonnements aux périodiques et élaborer un guide de bonnes pratiques.
Après l’édition en 2005 du vade-mecum « Comment gérer ensemble les abonnements aux périodiques » et l’édition en 2007 du vade-mecum « Des abonnements papier aux abonnements électroniques », le groupe de travail s’est réuni à nouveau pour réaliser une synthèse de ces deux documents, en intégrant les évolutions juridiques, économiques et technologiques. Le groupe a traité à la fois la problématique des abonnements papier et celle, plus spécifique, des abonnements numériques au cœur des préoccupations des professionnels.
Cette mise à jour était d’autant plus nécessaire, que les professionnels de l’Information –Documentation utilisent concrètement ces outils dans la mise en place de leurs abonnements.
La nouvelle édition du vade-mecum a été élaborée, à partir de retours d’expériences variés, par des représentants des différents acteurs de la chaîne de l’abonnement : clients, éditeurs et agences d’abonnements.
Le groupe de travail a conscience des limites de ce guide : toutes les questions n’ont pu être traitées de façon approfondie, du fait de la complexité et de la constante évolution de ce marché ainsi que de la variété des intervenants.
Les lecteurs sont invités à faire part de leurs remarques auprès de l’une ou l’autre des associations signataires pour enrichir ce document.
Le vademecum est en ligne.
Les présentations du séminaire du 18 mars sont en ligne
Retrouvez les tweets du séminaire : #gfiiabo
Pour poser des questions sur le vade-mecum, un blog a été créé : http://gfii-seminaireabonnement.over-blog.com
Le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR, www.crkn.ca/fr), le consortium national qui joue pour les universités canadiennes le rôle de « centrale d’achat » de ressources documentaires vient d’annoncer (1) sa décision de résilier l’accord de licence nationale qui le liait à l’American Chemical Society (ACS) depuis 2001 pour les produits Web Editions and Legacy Archives de l’ACS. La résiliation de la licence RCDR-ACS prendra effet à la fin de 2013. Cette décision intervient après celle, similaire, prise par la State University of New York (SUNY) (2), qui disposait jusqu’ici d’une licence globale pour un bouquet de revues de l’ACS. A compter du début 2013, l’Université ne reconduira pas l’accord de licence avec la société savante. Ces tensions sont liées à la volonté de l’American Chemical Society d’instituer une nouvelle grille tarifaire dont le paramètre essentiel est l’intensité de l’usage de ses services mesuré par le nombre de téléchargements opérés par les utilisateurs bénéficiant d’une licence institutionnelle. Mais cette nouvelle grille tarifaire se traduit par des augmentations de budgets que ces deux institutions ont jugés insoutenables.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’ABES (Agence bibliographique de l’Enseignement Supérieur) a publié hier le communiqué suivant : " Le premier contrat de licence nationale a été signé en France le 11 juillet 2011 entre l’ABES et Springer, un des principaux éditeurs scientifiques mondiaux. Cet accord couvre les articles de 1000 revues électroniques antérieurs à 1996 (35 000 volumes, 22,3 millions de pages) et plus de 8500 livres électroniques antérieurs à 2004 (2,94 millions de pages). En bénéficieront tous les établissements publics ou privés ayant des missions d’enseignement supérieur ou de recherche (universités, grandes écoles, organismes de recherche,…) ainsi que les bibliothèques publiques (parmi lesquelles la BnF et la BPI). L’accès via le site internet de l’éditeur (http://www.springerlink.com) est déjà ouvert à une large proportion de bénéficiaires potentiels. Toutes les institutions concernées par cet accord seront couvertes d’ici la fin de l’année. 57 universités, 7 EPST, 7 EPIC 12 CHU et 18 écoles d’ingénieurs ont d’ores et déjà accès aux titres Springer. Les accès des autres établissements d’enseignement supérieur et de recherche seront mis en œuvre progressivement d’ici fin octobre. L’accès des bibliothèques publiques sera effectif à la fin du 1er semestre 2012.
Un deuxième accord est en cours de finalisation avec les Classiques Garnier Numérique pour l’acquisition du Grand Corpus des dictionnaires de la langue française du 9éme au 20ème siècle, qui réunit les 24 dictionnaires les plus importants consacrés à la langue française soit près de 200 000 pages, représentant une base de données d’une richesse exceptionnelle contenant 900 000 entrées et leurs définitions."
Le communiqué poursuit : « Les licences nationales constituent un mode d’acquisition novateur qui rompt avec le passé. Le caractère national apporte deux avantages majeurs, par son périmètre et sa tarification. Financé directement à la source par le Ministère (NDLR : au travers de la Mission pour l’information scientifique et technique et le réseau documentaire, dirigée par Michel Marian), il met en place un périmètre de bénéficiaires très large englobant l’enseignement supérieur et la recherche, et susceptible selon les accords et partenariats financiers d’adjoindre l’ensemble des citoyens par le biais les bibliothèques de lecture publique. Cela permet non seulement des économies d’échelle, mais aussi un glissement stratégique du rapport de forces avec des distributeurs en position d’oligopole. Ce mode d’acquisition des ressources électroniques a déjà fait ses preuves dans plusieurs pays dont l’Allemagne et le Brésil. Les ressources seront accessibles dans un premier temps sur les plateformes des éditeurs, leur transfert sur une plateforme nationale d’accès étant envisagé dans le cadre du projet ISTEX relevant des Initiatives d’Excellence ».
Pour assurer ses nouvelles missions, l’ABES a recouru à un négociateur professionnel de JISC Collections, organe anglais expert dans le domaine de l’information scientifique et technique et du numérique, pour l’assistance à la maîtrise d’ouvrage des négociations. L’ABES travaille également avec deux cabinets de conseil juridique : l’un pour l’expertise des contrats et le second, spécialisé en propriété intellectuelle, pour les licences, à partir d’une licence-type rédigée en concertation avec Couperin. Les négociations se poursuivent avec des éditeurs français et étrangers ; les nouveaux accords seront annoncés à mesure de leur conclusion.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le RIN britannique en collaboration avec le Scottish Confederation of University and Research Libraries (SCURL) a étudié l'impact de l'initiative Scottish Higher Education Digital Library (SHEDL) initiative dont le but est de diffuser un ensemble de revues à toutes les bibliothèques universitaires.
L'étude a analysé les changements dans les schémas d'utilisation de différentes institutions ainsi que les coûts par téléchargement. Elle a également étudié les facteurs qui peuvent avoir une incidence sur les profils d'utilisation dans différentes disciplines, et les incidences éventuelles d'un accès élargi aux revues sur les étudiants universitaires.
Source : http://www.rin.ac.uk/our-work/using-and-accessing-information-resources/evaluating-impact-shedl
LinkedIn, N°1 mondial des réseaux sociaux d’entreprise a présenté le 1er novembre ses comptes pour le 3ème trimestre 2012, affichant des résultats brillants excédant les prévisions des analystes. LinkedIn enregistre une croissance de 81% par rapport à la même période de l’année passée et compte aujourd’hui 187 millions d’utilisateurs. LinkedIn s’affirme donc comme le seul acteur de taille mondiale dans le champ des réseaux sociaux professionnels. Mais à terme LinkedIn pourrait subir la concurrence de réseaux sociaux « sectoriels » servant une communauté virtuelle dont le périmètre épouse les contours d’un groupe professionnel donné. Le groupe britannique UBM en lançant récemment deux applications « réseau social » pour des cibles professionnelles sectorielles montre que les acteurs du secteur de l’information professionnelle ne comptent pas laisser le champ libre aux réseaux sociaux professionnels « généralistes ».
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L'information : Selon le Financial Times, la société française Viadeo, l'un des grands réseaux sociaux B-to-B (destinés à refléter les logiques relationnelles en milieu professionnel) au plan international étudie son introduction en bourse à Londres ou New-York. Son grand rival américain LinkedIn a lui lancé une procédure d' introduction en bourse en janvier dernier. Les analystes financiers estiment que LinkedIn pourrait être valorisé 3 milliards de dollars. LinkedIn vient par ailleurs de lancer une nouvelle fonctionnalité, LinkedIn Today, destinée à permettre à ses usagers de mieux gérer leurs sources d'information professionnelle. Viadeo compte 35 millions de membres, LinkedIn en revendique 90 millions.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Ce quide en anglais, publié par le Research Information Network et réalisé par l'International Centre for Guidance Studies, propose une analyse de l'utilisation des réseaux sociaux par les chercheurs, ainsi que des liens, des ressources disponibles et des cas pratiques.
Experian, l'un des leaders mondiaux de l'information de solvabilité et des bases et services marketing, et Bisnode, le groupe suédois positionné sur les mêmes créneaux en Allemagne et pays scandinaves, viennent d'annoncer à quelques jours d'intervalle deux acquisitions de faible taille et de dimension locale. Mais dans les deux cas ces acquisitions témoignent de l'intérêt de ces grands groupes pour les services marketing « content enabled » (dont les bases d'information sont une composante essentielle) et liés au développement de l'e-commerce. Experian a pris le contrôle de la firme britannique Techlightenment qui développe des outils de marketing exploitant les réseaux sociaux à des fins de profilage des prospects. Le communiqué Experian souligne que par ce rachat la firme « élargit son offre de services de marketing digital liés aux réseaux sociaux ». Bisnode annonce de son côté le rachat de la firme suédoise Vendemore, fournisseur de services marketing pour les firmes B-to-B. Vendemore utilise à la fois des bases d'information sur les entreprises-prospects et des solutions innovantes de marketing, exploitant par exemple les connexions au site corporate de l'entreprise cliente de Vendemore.
Source : Information issue de GFII 360, rédigé par Michel Vajou. Plus d'information sur AMICO, le réseau social du GFII.
Henri Verdier, Président du Pôle de compétitivité Cap Digital, vient d'être nommé par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, Président d'Etalab.
Henri Verdier sera l'invité Mercredi 19 décembre des Midis du GFII, au Procope.
Discours du Premier Ministre
Source : Information issue de la rubrique Actualités du Réseau, sur le réseau AMICO.
Le Projet de loi de finances pour 2013, n° 235, a été déposé le 28 septembre à l’Assemblée Nationale et renvoyé à la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire. Il sera discuté en séance plénière à partir du 16 octobre. Ce texte permet de documenter partiellement les crédits publics affectés pour 2013 à des missions de production de données. Globalement les entités publiques productrices de données sont épargnées. Dans ce contexte de rigueur, une forte progression des aides directes à la presse - dont la presse à ce stade ne s’est pas fait l’écho – pose question. (...) Un constat s’impose à l’examen des chiffres, ces organismes voient leurs crédits stabilisés en valeur absolue voir progresser légèrement. C’est le cas notamment de Météo France dont les crédits passent de 206,8 M€ à 215,7 M€ (+4,3%). Par contre la mission « information géographique » voit ses crédits stagner, passant de 96,13 M€ en 2012 à 96,24 M€ en 2013. (...) La mission « Information statistique et études économiques » (dont l’essentiel est assuré par l’INSEE) voit, dans le projet de loi de finance, ses crédits passer de 442 M€ à 455 M€ soit une progression modérée de l’ordre de 2,9%, supérieure cependant à l’inflation. (...) Une autre ligne budgétaire bien documentée concerne les « publications officielles et information administrative » qui voient leur budget passer de 210 à 212,5 M€ soit un simple alignement ce la croissance de ce budget sur l’inflation. (...) Mais le chiffre le plus étonnant dans le projet de loi de finance 2013 est la progression importante des aides directes à la presse : une enveloppe qui passe de 390,3 M€ en 2012 à 516 M€ soit une progression de 32%. Encore ne s’agit-il là que d’aides directes. L’Etat consacre, selon les données de la loi de finance 2012, 1,2 milliards d’euros au soutien de la presse. Ce qui fait de la presse française l’une des plus subventionnée au monde.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Companies House, l’entité publique qui au Royaume-Uni centralise l’information sur les entreprises a publié son rapport d’activité 2011/2012. Le chiffre d’affaires de ce « Trading Fund » (équivalent d’un statut d’EPIC en France) s’est élevé à 66,1 M£ (83 M€) dont 51,2 M£ (64,3 M€) de droits d’enregistrement perçus auprès des entreprises, et 13,2 M£ (16,6 M€) tirés des activités de diffusion de cette information légale sur les entreprises britanniques. (...) Companies House s’est engagé (ce devait être fait en juin 2012) à mettre gratuitement à disposition un socle minimal d’information d’identification sur les 2 900 000 entreprises enregistrées dans ses bases. Dans un second temps (mais toujours courant 2012) Companies House devrait mettre à disposition – toujours gratuitement - les données nominatives des dirigeants et mandataires sociaux des entreprises.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’APDU (Association of Public Data Users, http://apdu.org/) une association américaine fondée il y a 40 ans et qui regroupe les utilisateurs de données publiques (entreprises réutilisatrices, organismes de recherches, etc.) a tenu les 12 et 13 septembre à Washington D.C. son congrès annuel, centré cette année sur le thème « The Future of the Federal Statistical System in an Era of Open Government Data ». Au centre de ces journées, l’inquiétude suscitée par les coupes budgétaires qui menacent gravement l’American Community Survey (ACS) un programme phare du Census Bureau, l’équivalent américain de l’INSEE. Mais au-delà de cette inquiétude ces journées ont aussi exploré de nouvelles voies de production d’information statistique.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
OCLC, une organisation consortiale qui fédère 72 000 bibliothèques de par le monde a annoncé à la mi-août que les près de 2 milliards de notices (1) du catalogue collectif WorldCat (www.worldcat.org) étaient désormais disponibles gratuitement et pour toute forme de réutilisation dans le cadre d’une licence ODC- BY (Open Data Commons Attribution License ; ODC-BY). Celle-ci permet une utilisation des notices WorldCat, y compris pour des usages commerciaux, sans autorisation préalable, avec pour seule contrainte la mention de la source WorldCat et le respect d’un code de bonnes pratiques de réutilisation, le “WorldCat Rights and Responsibilities”.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’IGN Institut national géographique et de l’inventaire forestier (1) a publié au milieu de l’été son rapport annuel 2011. Ce rapport était attendu puisque depuis le 3 janvier 2011, l’utilisation et le téléchargement des données du référentiel à grande échelle (RGE, qui constitue le socle de toute l’information géolocalisée) sont gratuits pour l’exercice de toute mission de service public ne revêtant pas de caractère industriel ou commercial. L’IGN offre donc une illustration documentée du rapport entre la gratuité (partielle) de l’accès aux données, le coût pour les pouvoirs publics, et impact sur l’usage. (...) L’impact sur le budget de l’IGN est précisément mesuré : les recettes tirées des ventes de licences d’accès aux données numériques passent de 37,82 M€ à 17,25 M€, soit un manque à gagner important de 20 M€. L’augmentation de la subvention de l’Etat (qui passe entre 2010 à 2011 de 79,38 M€ à 83,58 M€ (soit + 4,2 M€, + 5,2%) ne compense pas la baisse des recettes liée à l’ouverture de la politique de diffusion.
Source : Informations extraites du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Le Cabinet Office (équivalent britannique du Secrétariat Général du Gouvernement) a annoncé le 19/03/12 la création du Data Strategy Board (DSB) : un cabinet indépendant dont la mission sera de conseiller les ministères dans leur politique d’ouverture des données publiques.
Le DSB sera composé de trois membres dont au moins un représentant du secteur privé et des réutilisateurs (recrutement en cours).
Pour commencer, le DSB travaillera avec le Public Data Group (PDG), composé de "Trading Funds" : des établissements publics financés sur économies (équivalents des EPICS en France), notamment le Met Office (information météorologique), Ordnance Survey (information géographique), Land Registry (cadastres), Compagnie House (information sur les entreprises). Le DSB jouera un rôle de coordinateur pour garantir une ouverture cohérente des gisements.
En parallèle, le Gouvernement débloquera 7 millions £ à partir du mois d’avril pour permettre au DSB d’acheter des jeux de données supplémentaires aux "Trading Funds" et à d'autres établissements de secteur public, toujours dans l'optique d'une rediffusion gratuite. Un groupe de représentants de la communauté des réutilisateurs (Open Data User Group) accompagnera le DSB dans cette action.
Avec cette annonce, c'est l'ensemble de la gouvernance des données publiques au Royaume-Uni qui gagne en cohérence. Le thème de la réutilisation, désormais porté au niveau stratégique par le DSB, se trouve clairement distingué de celui de la transparence (pris en charge par le Public Sector Transparency Board depuis sa création en juin 2010). Le pilotage par le DSB, une autorité indépendante, offre des garanties de pérennité à la démarche Open Data.
Commentaire de Shane O'Neill (Chair of ELGIN) :
"Well-curated national datasets, reliably updated and accompanied by guaranteed service delivery values - these to me are the real foundations of sustainable and real economic growth. They are also a critical part of our national infrastructure. By creating the Data Strategy Board Government has recognised that the planning and governance of these (as represented by the Data Strategy Board) must be separate from the operational units charged with efficient delivery (Public Data Group). This fundamental re alignment shows that the consultation exercise feedback has produced a real step forward in Government information policy"
Source : http://nds.coi.gov.uk/content/Detail.aspx?ReleaseID=423773&NewsAreaID=2 (19/03/12)
Source : Information publiée sur le groupe "Données Publiques" d'AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres.
Le décret qui crée l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) au 1er. janvier 2012, approuvé en conseil des ministres le 26 octobre 2011, est publié ce matin au Journal officiel. Cet institut est issu de la fusion de l’Institut géographique national (IGN, www.ign.fr) et de l’Inventaire forestier national (IFN, www.ifn.fr). Le conseil de modernisation des politiques publiques du 30 juin 2010 avait décidé d’intégrer l'Inventaire forestier national (IFN) à l’Institut géographique national (IGN) et avait fixé l’échéance de cette intégration au 1er janvier 2012. Le communiqué publié aujourd’hui par l’IGN indique que le nouvel ensemble comptera 1800 agents et un budget de l’ordre de 140 millions d’euros pour 2012. Ce rapprochement élargit potentiellement les perspectives du nouvel ensemble : c’est à une évolution vers la description du « territoire vivant » qu’est invité le nouvel Institut.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La délégation aux usages de l’Internet (dirigée par Bernard Benhamou) a lancé le 13 juillet un appel à projets européen doté de 200 000 euros visant à développer des services pour les mobiles réutilisant des données publiques*. Cet appel à propositions qui sera clos le 5 octobre prochain devrait permettre de soutenir une douzaine de projets. Si cet appel d’offre est « européen » dans ses ambitions, il n’est à ce stade nullement soutenu par des fonds communautaires, même si la Commission européenne suit avec attention l’évolution de Proxima Mobile. Eric Besson, ministre de l’industrie, en introduisant la présentation de l’appel à propositions, a mis tout son poids politique au service de la politique d’ouverture des données, concrétisée par ailleurs par la mise en place de la mission Etalab (représentée par Séverin Naudet, son directeur) avec l’appui du premier ministre François Fillon.
*C’est aussi dans le cadre du lancement de cet appel à projets européens qu’a été remis aujourd’hui le rapport de l’École des Ponts ParisTech « Les Données publiques au service de l’Innovation et de la Transparence ». Ce rapport permet de connaître l’état des lieux en matière de diffusion des données publiques et d’établir des propositions sur les stratégies de diffusion de ces données publiques.
http://www.proximamobile.fr/sites/default/files/RapportDonneesPubliques2011.pdf
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le Premier ministre François FILLON a adressé une circulaire aux membres du Gouvernement relative à l’ouverture et la réutilisation des informations publiques de l’Etat et à la création du portail interministériel « data.gouv.fr ».
Les nouveaux usages permis par Internet ont renforcé l’exigence de transparence de l’action de l’Etat. L’ouverture des données publiques (« Open Data ») est une application de la démocratie exemplaire qui met en lumière le travail des services de l’Etat et contribue à une gouvernance plus ouverte et plus transparente.
Rappelant que « faciliter l’accès en ligne aux informations publiques dans un souci de transparence de l’action de l’État et leur réutilisation, afin de favoriser l’innovation constitue une priorité dans la politique de modernisation de l’État et de développement de l’économie numérique », le Premier ministre a fixé les objectifs, le calendrier et les conditions de mise en oeuvre du portail interministériel « data.gouv.fr » piloté, sous son autorité, par la mission « Etalab ».
Ce portail mettra à disposition librement, facilement et gratuitement le plus grand nombre de données publiques de l’Etat et de ses établissements publics administratifs. Afin d’offrir à tous les réutilisateurs la sécurité juridique nécessaire, une licence gratuite sera établie après une large concertation avec l’ensemble des acteurs concernés. Un décret en Conseil d’Etat soumet désormais la décision de subordonner la réutilisation de certaines données publiques au versement d’une redevance à l’inscription préalable sur une liste établie par décret, lorsque cela est justifié par des circonstances particulières.
Le recensement et la qualification des données qui seront rendues accessibles, dans des formats exploitables par les réutilisateurs, se poursuivent en vue de la mise en ligne de la version « beta » de « data.gouv.fr » au mois de décembre 2011.
Source : Communiqué de presse du Premier Ministre
Tout annonceur peut depuis le 16 mai passer de la publicité sur les sites de la Direction de l’information légale et administrative (DILA, www.dila.premier-ministre.gouv.fr). A l’issue d’un appel d’offre, la DILA qui édite notamment service-public.fr, vie-publique.fr, ladocumentationfrancaise.fr, boamp.fr et bodacc.fr a confié à Adverline la gestion des espaces publicitaires de ses sites. Un communiqué du 6 mai dernier annonçait la signature d’un contrat exclusif de 4 ans entre la DILA et Adverline, l’une des principales régies publicitaires du Net français. Les sites de la DILA disposent d’une audience dédupliquée de 4,3 millions de visiteurs uniques et de 27,8 millions de pages vues.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Conception et réalisation du portail ETALAB.
http://boamp.fr/index.php?action=avis&num_parution=B20110050&num_annonce=214&total=1&_s=0&indice=0#
Référence du BOAMP : 11-53178
Annonce publiée le 11 mars 2011- BOAMP n° 50B,Annonce n° 214
Référence de TED : 2011/S 48-079096 - Annonce diffusée le 10 mars 2011
Animation, éditorialisation et promotion des outils d'etalab
Référence du BOAMP : 11-69680Annonce publiée le 29 mars 2011 - BOAMP n° 62B, Annonce n° 365
Conception et réalisation d'applications mobiles et développements web
http://ted.europa.eu/udl?uri=TED:NOTICE:87157-2011:TEXT:FR:HTML&src=0
Référence de TED : 2011/S 61-099095 Annonce diffusée le 29 mars 2011
Annonce publiée le 18 mars 2011 – BOAMP n° 55B, Annonce n° 166
Source : Information publiée sur le Spot Données Publiques du réseau AMICO
Depuis quelques jours, les partisans américains de la transparence administrative et du libre accès aux données publiques mènent campagne (cf. le site www.federalnewsradio.com) pour sauver ce qui peut l'être du programme fédéral de mise en place de sites internet d' « e-transparence » voulus par l'administration Obama. Site emblématique de cette volonté de transparence, le portail www.data.gov pourrait être contraint de fermer le 30 mai prochain. Sont également concernés l'ensemble des sites (paymentaccuracy.gov, USASpending.gov, FedSpace, FEDRamp cloud computing) relevant du programme e-gouvernement. Pour ce dernier l'administration Obama avait réclamé pour l'exercice budgétaire 2010-2011 des crédits de l'ordre de 35 millions de dollars : la chambre des représentants n'en a accordé que 2 millions, dont 1,63 Millions ont déjà été dépensés. Victime lui aussi de l'austérité budgétaire, le US Census Bureau - l'équivalent de l'INSEE outre-Atlantique - a annoncé que la base de données Statistical Abstracts, créée en 1878, qui fournissait la description bibliographique de toutes les séries de données statistiques publiques américaines ne serait plus mise à jour.
Source : Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le Conseil de modernisation des politiques publiques, présidé par le Président de la République, a acté le 30 juin 2010 la création d’un portail unique de réutilisation des informations publiques : « Etalab » (data.gouv.fr). Le Premier ministre François FILLON a confié à Séverin NAUDET la direction d’Etalab. Placé sous l’autorité du Premier ministre, au sein du Secrétariat Général du Gouvernement, Etalab coordonne l’action des administrations de l’Etat et apporte son appui aux établissements publics administratifs pour faciliter la réutilisation la plus large possible de leurs informations publiques. Le portail unique s’inscrit dans la politique de simplification des services publics en ligne.
Faciliter l’accès et l’utilisation des informations publiques dans un souci de transparence, constitue une priorité de la politique de modernisation de l’Etat. Etalab mettra à disposition librement des données brutes dans un format exploitable et développera de nouveaux services en ligne au profit des citoyens, à partir de certaines de ces données. La réutilisation de ces informations offre de larges opportunités à la communauté des développeurs qui pourront les utiliser afin de proposer des services applicatifs innovants.
Source : Information publiée dans AMICO (Réseau social du GFII), Spot Données publiques
Ouverture du site Opendata, "site de la politique Open Data de la Ville de Paris.
Vous trouverez l’ensemble des jeux de données publiés par les services de la Ville sous licence libre. Ce catalogue s’enrichira dans les semaines à venir de nouveaux jeux de données, et de mises à jour des données déjà présentes".
Source : http://opendata.paris.fr/opendata/jsp/site/Portal.jsp
La Commission européenne a publié les statistiques et les réponses à la consultation en ligne sur la Directive PSI, lancée le 9 septembre 2010 et close le 30 novembre 2010. L'analyse complète des réponses sera publiée prochainement dans un rapport.
La réponse des autorités françaises est notamment en ligne
Source : http://ec.europa.eu/information_society/policy/psi/index_en.htm
JUSTIMEMO est la première plateforme de valorisation et de réutilisation du catalogue éditorial du ministère de la Justice et des libertés.
Avec JUSTIMEMO, le ministère s'inscrit comme un comme le premier ''réutilisateur'' de son catalogue éditorial : il ''recycle'' une partie des contenus produits pour l'animation éditoriale quotidienne de ses supports pour lui donner ''une deuxième vie pédagogique''.
L'ensemble des ressources (textes, sons et vidéos) produites en interne sont diffusées sous la licence ''information publique''.
La création d'une plateforme de mise à disposition et leur diffusion de ses données publiques sous cette licence libre permet au ministère de favoriser la réutilisation de son patrimoine immatériel multimédia et audiovisuel.
Pour les autres ressources référencées dans la plateforme, le ministère est cessionnaire de certains droits d'exploitation. Une partie de ces ressources sont diffusées sous une licence ''exception pédagogique''.
Source : http://justimemo.justice.gouv.fr/
Information du site LiberTic relayant une annonce faite aux Rencontres d'Autrans Dans le cadre de la mise en service prochaine du projet Itinisère (PC routes, PC TC, centrale de mobilité) le Conseil Général d’Isère détiendra un référentiel centralisant les informations relatives à l’exploitation du réseau routier et des réseaux de transports en commun du département de l’Isère. Dans cette perspective, le CG38 se pose des questions sur son positionnement stratégique sur la chaîne de la valeur de l’information à l’usager. Le Conseil Général de l’Isère étudie notamment la possibilité de s’engager dans une démarche d’opendata et d’openservice selon la nature de la donnée, qu’elle soit statique ou dynamique.
Source : http://libertic.wordpress.com/2011/01/14/opendata-et-departements-lisere-innove/
L'étude a été menée par une équipe d’économistes du Bureau d’Economie Théorique et Appliquée (BETA) de l’université de Strasbourg.
"Son originalité consiste dans la multiplicité des paramètres qui ont été pris en compte. De nombreuses études (1) considèrent les informations publiques comme des données non traitées et faciles à valoriser, et pour lesquelles le consentement à payer par l’ensemble des réutilisateurs est proche de zéro. Ces études s’affranchissent également du contexte budgétaire. Or, ces hypothèses sont souvent réductrices par rapport au contexte actuel, de dégradation des finances publiques notamment.
L’étude menée par le BETA a au contraire intégré ses différents paramètres. Elle arrive à la conclusion que pour assurer une large diffusion de certaines informations publiques, les producteurs publics peuvent avoir intérêt à investir dans le contenu, les formats et les modalités de mise à disposition pour créer une dynamique de la réutilisation.
Dans un contexte budgétaire contraint, l’étude conclut qu’une tarification raisonnable, permettant de couvrir les dépenses d’enrichissement des données publiques, peut constituer un optimum en cas de réutilisation commerciale. La perception d’une redevance assure dans ce cas un transfert de charge du contribuable finançant la production des données vers le réutilisateur sans diminuer l’efficience économique globale.
Pour les usages non commerciaux, une tarification au coût marginal de mise à disposition est généralement optimale, le consentement à payer des réutilisateurs pour ce type d’usage étant généralement faible. Le rapport ne traite cependant pas du cas particulier où des entités publiques interviennent sur un marché concurrentiel et/ou doivent autofinancer une partie de leur budget de fonctionnement. "
A lire sur le site de la revue Information World Review, un article analysant la décision récente du ministère de la justice britannique d'étendre le champ d'application de la Loi "Freedom of Information Act" (FOI) qui encadre outre-Manche l'accès aux documents et données publiques. Ces mesures élargissent le périmètre des entités soumises au FOI : les documents produits par l'association des cadres de la police, par le médiateur des services financiers, et par l'UCAS (instance d'admission dans l'enseignement supérieur) ainsi que les documents produits par toute entreprise entièrement contrôlée par l'Etat seront désormais assujettis au Freedom of Information Act.
Suite à la saisine de la commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) par le service interministériel des archives de France en juillet dernier, celle-ci a auditionné le 9 novembre différents acteurs et a adopté une délibération dont la Fédération Française de Généalogie publie une synthèse.
Source : http://georezo.net/blog/inspire/2010/10/26/comprendre-lordonnance-de-transposition-inspire/
L'IGN (Institut Géographique National, www.ign.fr) a fêté lors de deux journées portes ouvertes à la mi-octobre son 70ème anniversaire. A la mi-septembre l'Institut avait publié son rapport d'activité 2009 et rendu public le contrat d'objectifs et de moyens 2010-2013 le liant à l'Etat, le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM) étant l'autorité de tutelle. Ce COM était très attendu, le précédent contrat d'objectifs et de moyens étant venu à échéance fin 2006. Innovation majeure : le COM 2010-2013 propose que l'accès aux données géographiques (et en particulier aux données du Référentiel Grande Echelle, le RGE, dont la construction avec ses spécifications actuelles s'est achevée en 2009) se fasse gratuitement pour toutes les entités de statut public (administrations centrales, services déconcentrés de l'Etat, collectivités territoriales). Or le chiffre d'affaires réalisé avec ces entités publiques représente aujourd'hui la très grande majorité des recettes commerciales de l'IGN. Si le COM souligne que « Sur le plan financier, l'IGN est confronté à une situation difficile » (le déficit d'exploitation s'établissant à -6,33 M€ après -17 M€ en 2008) rien ne dit dans cette feuille de route quelles ressources financières seront apportées à l'IGN pour engager cette mutation de son modèle économique.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
A noter la recommandation n° 6 : Regrouper certaines AAI pour optimiser la répartition des compétences et réduire les dépenses de fonctionnement qui mentionne la CADA et la CNIL
Source : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i2925-tI.asp
Réponse
Source : http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ100914989
Depuis le 6 avril, la British Library, la National Library of Scotland, la National Library of Wales (Pays de Galles), la Bodleian Libraries à Oxford, la Cambridge University Library et la Trinity College Library Dublin sont habilitées à mettre en place un dépôt légal de tout contenu numérique quel qu'en soit le support. Cette alliance multipolaire de gestion du dépôt légal numérique pratiquera entre autre le moissonnage des pages web issues de 23 millions de sites Internet caractérisés par l'extension .uk. Le principe d'une extension aux supports numérique du dépôt légal s'appliquant au support imprimé avait été acté dans une loi de 2003, le Legal Deposit Act , mais n'avait eu qu'un impact limité, faute d'un cadre réglementaire adapté. C'est cette loi « technique » qui est entrée en vigueur ce 6 avril 2013. Elle définit un cahier des charges précis pour le moissonnage du Web et établit le rôle spécifique de chaque bibliothèque participant au réseau britannique du dépôt légal. Le texte qui vient d'entrer en vigueur outre-Manche, 10 ans après l'acte qui posait le principe d'un dépôt légal des contenus numériques, donne force de loi aux spécifications élaborées par le Joint Committee on Legal Deposit associant bibliothèques, éditeurs et informaticiens sous l'égide du Department for Culture, Media and Sport, le ministère britannique de la culture et de la communication. La British Library, comme la loi de 2003 l'y autorisait, avait mené des projets pilotes alimentant le site www.webarchive.org.uk. La BL y entrepose le produit du moissonnage de 12 854 sites internet en .uk, dans le cadre d'un plan d'archivage centré, comme le fait la BnF en France, sur des corpus thématiques (par exemple les sites liés aux élections ou à la vie politique). La British Library, pour maîtriser la dimension technique d'une plate-forme de moissonnage étendu, avait passé en 2010 un important accord avec IBM. Si donc un archivage partiel au titre du dépôt légal des contenus du Web était déjà en place au Royaume-Uni, on est depuis le 6 avril dans un changement d'échelle puisque ce sont 23 millions de sites .uk qui seront désormais « syphonnés » à intervalle régulier. Rappelons qu'en France le principe d'un dépôt légal du Web a été posé par la loi DADVSI du 30 juin 2006, et que les décrets d'applications sont parus en 2011.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
C’est une affaire dont on apprend le dénouement (provisoire) en même temps que l’on est informé de son point de départ (septembre 2011). Thomson Reuters faisait l’objet depuis cette date d’une enquête pour abus de position dominante déclenchée par la Direction de la concurrence de la Commission européenne. Au cœur de cette affaire les symboles (souvent une combinaison de lettres), les Reuters Instrument Codes (RICs) qui sont les identifiants normalisés des titres financiers de toute nature négociés sur les terminaux de trading des opérateurs de marché. Cet identifiant très largement utilisé est une métadonnée propriétaire : jusqu’ici Thomson Reuters n’en autorisait pas l’utilisation dans le cadre des services d’information financière fournis par ses concurrents. La Commission européenne a sommé Thomson Reuters de mettre fin à une pratique qui voyait les droits de propriété intellectuelle (sur la nomenclature des RICs) de Reuters être un obstacle à une saine compétition.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Depuis le 1er. Juillet, au sein de l’organigramme de la Commission européenne, la Direction générale Infosoc (pour « Société de l’information ») est rebaptisée : le nouveau nom de cette DG est « DG Connect ». Madame Nelly Kroes, Commissaire européen en charge de l’ex-DG Infosoc, qui a par ailleurs rang de vice-Président de la Commission européenne, conserve bien sûr son poste. Les missions de cette « nouvelle » Direction générale sont particulièrement vastes. Cette modification dans la communication de la Commission sur le thème de l’ « Agenda digital » de l’Union européenne traduit une nette montée en puissance de Mme. Kroes. Cette dernière sera responsable (au grand dam de Mme. Màire Geoghequan-Quinn, responsable de la DG Recherche et Innovation) des budgets de R&D dans le secteur des TIC. Or la Commission a annoncé le 9 juillet le lancement du dernier volet de son septième programme?cadre (7e PC) de recherche doté de 8,1 milliards d’euros de crédits, la plus grosse enveloppe dégagée jusqu’ici dans le cadre du 7ème PCRD. Les technologies de l’information à elles seules seront dotées de 1,5 milliards d’euros de fonds européens.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Bloomberg, le grand fournisseur de données et d’actualité financière, vient de voir sa position confortée par un jugement définitif de la part d’un juge américain (U.S. District Judge Alvin Hellerstein) dans un conflit qui l’opposait au groupe suisse Swatch. Ce dernier contestait à Bloomberg le droit de mettre en ligne le compte-rendu de ses « earning calls » au cours desquels les dirigeants des sociétés cotées font le point avec les investisseurs sur leurs performances financières. Swatch prétendait, bien que ces contenus (sous forme de podcast) soient présents en libre accès sur son site, que ces éléments étaient protégés par un copyright, n’autorisant pas la libre réutilisation. Cette décision et la problématique qui la sous-tend posent la question du régime de la propriété intellectuelle applicable aux informations dont la publication est pour les entreprises une obligation légale, sans que le législateur ait prévu une réexploitation commerciale (ou autre) de ces informations.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Nelly Kroes, Commissaire européen en charge de la société de l’information a le 2 mai dernier publié sur son blog un très inhabituel billet. On le sait, l’Hadopi a (re)lancé une consultation en ligne sur l'exercice effectif des exceptions au droit d'auteur, consultation pilotée par Jacques Toubon, membre du Collège de la Haute Autorité. Le terme de cette consultation a été prorogé au 15 juillet prochain. Au travers de ce billet encourageant les français à répondre en nombre à la consultation Hadopi, Mme. Kroes prend position pour des mesures « non coercitives » pour faire respecter le droit d’auteur. Les chantiers législatifs nationaux de refonte du droit d’auteur – Grande-Bretagne, Canada et bientôt France - mettent les exceptions au droit d’auteur au cœur de la réflexion sur la refonte du cadre juridique de la propriété littéraire et artistique. Partout les tensions sont très fortes entre les ayants-droits (en particulier les associations professionnelles nationales d’éditeurs) et ceux qui veulent faire bouger le droit existant en privilégiant le développement des usages numériques. Le nouveau gouvernement devra assez rapidement engager un débat sur cette question.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L'information : définitivement adoptée par l’Assemblée Nationale le 29 février, mais soumise pour avis le 5 mars au Conseil constitutionnel par des députés et sénateurs de gauche, la loi relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives est un texte composite qui touche plusieurs domaines du droit : droit des sociétés, droit du travail, droit des transports, droit du tourisme, etc. Les articles 99 à 102 modifient à la marge le droit des médias : ces modifications concernent aussi l’industrie de l’information professionnelle. La saisine du Conseil constitutionnel, portant sur des articles modifiant le droit du travail, ne devrait pas remettre en cause le contenu de ces articles 99 à 102. Trois dispositions retiennent l’attention : la suppression du dépôt légal auprès du ministère de l’intérieur des périodiques, auxquels se substitue un dépôt auprès du ministère de la communication limité aux périodiques d’information politique et générale à diffusion nationale (article 99) ; une modification mineure du texte régissant les agences de presse qui réaffirme l’interdiction faite à ces agences de se financer par de la publicité (article 100) enfin l’institution pour la diffusion de la publicité légale des entreprise d’un guichet unique national numérique, en complément de la publication dans la presse locale (article 101).
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Les députés ont définitivement adopté le mardi 6 mars, la proposition de loi relative à la protection de l'identité. Le texte crée une nouvelle carte d'identité électronique et surtout un fichier central réunissant les données biométriques de l'ensemble des détenteurs de la future carte. Ce fichier central vise à prévenir les fraudes à l’identité qui se sont multipliées avec le développement des services en ligne. Si la France choisit la voie d’un fichier national en ligne pour prévenir les fraudes, dans les pays anglo-saxons les bases de données mobilisées pour le même but sont développées par des acteurs privés et sont un segment en croissance de l’industrie de l’information. Experian et Thomson Reuters viennent de faire des annonces dans ce secteur.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’éditeur John Wiley & Sons (www.wiley.com) et une société savante, l’American Institute of Physics (www.iop.org) viennent la semaine dernière d’entamer deux procédures juridiques contre des cabinets de conseillers en propriété industrielle américains, spécialisés dans la rédaction de brevets. Une procédure analogue avait déjà été lancée par The Nature Publishing Group en décembre dernier. Ce qui avait conduit l’USPTO, l’Office américain des brevets a publier le 19 janvier dernier un très inhabituel mémo indiquant que les déposants de brevets qui incluent dans leurs dossiers des références et des articles scientifiques sous copyright pour décrire « l’état de l’art » dans lequel s’inscrit l’innovation à breveter, ne doivent pas donner lieu à paiement de redevances aux éditeurs, ce type d’usage relevant de la notion de « fair use ».
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La loi relative à l’exploitation des livres indisponibles du XXème. siècle a été définitivement adoptée, à l’unanimité (majorité et opposition votant le texte), au Sénat le 13 février et par l’Assemblée nationale le 22 février (www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0865.asp). Cette loi vise à satisfaire à trois objectifs d’inégale portée. Le premier objectif est de rendre disponible sous forme numérique des pans entiers de la création littéraire du siècle dernier qui ne sont plus exploités, mais ne sont pas libres de droits. Le second objectif est de donner aux éditeurs qui disposaient des droits pour l’édition de l’œuvre imprimée un droit d’exploitation prioritaire exclusif de dix ans de l’œuvre numérique, sans que les autres ayant-droits (et en particulier les auteurs) puissent véritablement s’y opposer. Enfin elle donnera aux bibliothèques une sécurité juridique s’agissant de la numérisation en masse de leurs fonds, en leur permettant sous certaines conditions de numériser gratuitement les œuvres indisponibles.
Ce nouveau cadre juridique transfère à une nouvelle société de gestion collective des droits le pouvoir d’autoriser l’exploitation des œuvres indisponibles dans un délai de dix ans après leur première publication. La BnF est chargée de créer une base de données de ces œuvres indisponibles. En réintroduisant en commission mixte paritaire (CMP) un article au bénéfice des bibliothèques (qui se verraient à leur demande accorder une autorisation gratuite de numérisation par la société de gestion collective des droits sur les œuvres indisponibles) les parlementaires ont fait le lien entre numérisation des œuvres indisponibles et mission de mise à disposition du patrimoine de l’écrit par les bibliothèques.
Cet objectif d’intérêt général, qui explique l’unanimité dont a bénéficié ce texte, n’efface pas les nombreux points d’interrogation que suscite cette « nationalisation » (au travers de la société de gestion collective) de droits d’auteur. La première interrogation porte sur la dépossession des auteurs au bénéfice des éditeurs des droits d’exploitation de l’œuvre indisponible numérisée lorsque cette exploitation numérique par l’éditeur n’avait pas été (ce qui est généralement le cas pour les œuvres du XXème siècle) prévue par contrat. Cette loi doit aussi être lu en tenant compte de son contexte : un accord signé en février entre le ministère de la Culture et de la Communication, le SNE (Syndicat national de l’édition) et la BnF prévoit que cette dernière, grâce a des crédits tirés du grand emprunt (donc des crédits publics), conduira cette numérisation des œuvres indisponibles. Selon des chiffres donnés par le ministère le nombre d’œuvres indisponibles con cernés serait de l’ordre de 500 000 titres. Si l’univers de référence de cette mise à disposition des livres indisponibles est à l’évidence celui de la création littéraire du XXème. Siècle, ce nouveau droit s’applique ipso-facto à l’édition de livres en général : les sciences humaines, le droit, etc. sont concernés.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La Commission européenne a publié le 22 décembre son rapport annuel 2011 sur les avancées du programme Digital Agenda", s'étendant de 2010 à 2020. Ce Digital agenda repose sur 6 "piliers" :
Pillar 1 - A vibrant digital single market
Pillar 2 - Interoperability and standard
Pillar 3 – trust and security
Pillar 4 – Fast and ultra fast internet access
Pillar 5 – Research and Innovation
Pillar 6 – Digital literacy, skills and inclusion
La Commission indique que les progrès enregistrés en 2011 sont inégaux. Sur les 21 actions engagées dans le cadre du Digital agenda, 8 sont achevées, 5 sont différées, et 8 sont en phase avec les prévisions.Le Digital agenda offre une interessante grille de lecture de l'ensemble des problématiques affrontées par les politiques pour stimuler le développement de l'économie numérique.
http://ec.europa.eu/information_society/digital-agenda/documents/dae_annual_report_2011.pdf
Source : Information publiée sur le Spot Modèles économiques sur AMICO - Le réseau social du GFII
Les sénateurs américains Herb Kohl and Mike Lee ont adressé une lettre à la Federal Trade Commission (FTC) lui demandant d’enquêter sur le fait que Google pourrait avantager ses propres produits et contenus dans les réponses à une requête quelconque adressée au moteur de recherche. Si les sénateurs (tous deux membres de la Commission anti-trust du sénat) n’affirment pas positivement le fait que Google aurait ce type de comportement anticoncurrentielle les sénateurs écrivent : “Given Google’s dominant market share in Internet search, any such bias would raise serious questions as to whether the company is seeking to leverage its search dominance into adjacent markets, in a manner potentially contrary to antirust law, it has been noted ». La démarche des deux sénateurs obligent la FTC à ouvrir une enquête. Il y a deux mois le Sénat américain avait déjà procédé à des auditions sur d'éventuelles pratiques anticoncurrentielles de Google, auditions qui avaient donné lieu à de nombreuses mises en cause du moteur de recherche.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Commandité en novembre 2010 par le gouvernement britannique et remis le 18 mai 2011, le rapport Hargreaves (1) visait à faire des recommandations sur les évolutions nécessaires du droit de la propriété intellectuelle outre-Manche. Le gouvernement Cameron(2) a accueilli positivement les évolutions suggérées par le rapport Hargreaves et a ouvert une série de chantiers législatifs pour concrétiser ses recommandations. L’une de ces recommandations concerne l’introduction d’une nouvelle exception au droit d’auteur en faveur des institutions de recherche visant à leur permettre d’effectuer des traitements de text-mining et de data-mining sans autorisation préalable des détenteurs de droits sur les documents inclus dans les corpus ainsi exploités. Hostile à toute extension du champ des exceptions au droit d’auteur, la Professionnal Publishers Association (www.ppa.co.uk) diffuse actuellement un argumentaire pour tenter d’empêcher la transposition législative de cette disposition.
(1) Digital Opportunity - A Review of Intellectual Property and Growth, http://www.ipo.gov.uk/ipreview.htm
(2) La position du gouvernement britannique est explicitée dans le document The Government Response to the Hargreaves Review of Intellectual Property and Growth http://www.bis.gov.uk/assets/biscore/innovation/docs/g/11-1199-government-response-to-hargreaves-review
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’information :
La Commission européenne a publié le 28 octobre une recommandation invitant les États membres à intensifier leurs efforts, à mettre en commun leurs ressources et à faire appel au secteur privé pour mener à bien la numérisation du matériel culturel. Cette recommandation entre dans le cadre de l’action « bibliothèques numériques » conduite par la DG Société de l’information au sein de la Commission européenne. Dans cette recommandation, la Commission engage les États membres à élaborer des programmes fiables et à nouer des partenariats en vue de rassembler sur Europeana 30 millions d'objets d'ici 2015 (contre19 millions à l'heure actuelle), à mettre en ligne davantage d'œuvres protégées par des droits d'auteur mais qui ne sont plus disponibles dans le commerce, et à adapter les législations et stratégies nationales afin de garantir la conservation à long terme du matériel numérique. En annexe, la recommandation définit les conditions que devraient selon la Commission respecter les partenariats public-privé mis en œuvre pour partager les coûts et les bénéfices de la numérisation des fonds culturels. A quelle hauteur les partenariats publics-privés pourraient-ils contribuer à l’atteinte de l’objectif de 30 millions d’objets sur Europeana en 2015 ? Rien ne permet à ce jour de l’estimer. Dans le contexte français l’appel à projets de numérisation dans le cadre de PPP (partenariats public-privé) lancé en juillet dernier par la BnF s’est clôt le 15 octobre dernier. Les réponses (et l’identité des partenaires privés ayant soumissionné) formulées dans le cadre de cet appel à projets) donneront une idée de l’appétit des acteurs privés pour la numérisation du patrimoine culturel.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La British Library (www.bl.uk) vient de publier une étude quantifiant le phénomène des œuvres orphelines dans ses collections. Cette étude est menée dans le cadre du projet ARROW (Accessible Registries of Rights Information and Orphan Works towards Europeana) qui vise à mettre en place un registre électronique européen des droits attachés aux œuvres. L’intérêt de l’étude britannique est qu’elle quantifie pour la première fois l’importance des œuvres orphelines dans les collections de la BL
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Michel Barnier, Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, a présidé hier à la signature d'un protocole d'accord (1) entre des bibliothèques, des éditeurs, des auteurs et leurs sociétés de gestion collective. Cet accord pose trois grands principes qui permettront aux bibliothèques européennes de numériser et mettre en ligne les ouvrages et les revues spécialisées de leurs collections qui ne sont plus commercialisés. Le communiqué officiel de la Commission stipule « Le protocole d'accord est l'aboutissement d'un dialogue de huit mois engagé entre les parties prenantes sous les auspices de la Commission. Des auteurs, éditeurs, bibliothèques et sociétés de gestion collective européens collaborant depuis novembre 2010 se sont mis d'accord sur une solution qui tient compte des intérêts non seulement des auteurs et du secteur de l'édition mais aussi des bibliothèques et des projets de numérisation de masse ».
Ce protocole d’accord a été signé par les éditeurs (FEP : Federation of European Publishers), les associations de bibliothèques (Conference of European National Librarians, CENL), les éditeurs scientifiques (via l’International Association of Scientific, Technical & Medical Publishers, STM) et les associations d’auteurs, de journalistes, de créateurs graphiques. Ce protocole réaffirme l’intérêt d’une numérisation massive des fonds de bibliothèques. Il formule trois principes généraux : 1) la numérisation des œuvres hors-commerce ne pourra se faire que sur la base d’une procédure de vérification (« due diligence ») conforme aux usages de la profession dans le pays d’origine de publication de l’œuvre. Les accords entre les diverses parties-prenantes (auteurs, éditeurs, bibliothèques) décriront précisément la procédure à mettre en œuvre pour vérifier si l’œuvre est hors commerce ; 2) La mise en œuvre d’accords cadre entre les ayants-droits et portant sur la numérisation d’œuvres hors commerce sera confiée à des sociétés de gestion collective ; 3) l’accès aux œuvres numérisées peut se faire dans une logique transfrontière : sous réserve d’un accord explicite des sociétés de gestion collective en charge des droits sur les œuvres hors commerce et sous réserve de l’application de procédures spécifiques à cette diffusion transfrontière, les accords de numérisation passés dans un Etat-membre seront valables dans les autres Etats-membres.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La Commission européenne a rendu publics le 24 mai deux textes proposant deux horizons distincts pour une évolution globale du cadre européen en matière de propriété littéraire et artistique. Le premier texte est une proposition de directive relative aux œuvres orphelines (1). Soucieuse de lever rapidement les obstacles à la numérisation des fonds patrimoniaux par les institutions publiques culturelles (bibliothèques, cinémathèques, archives…) en Europe, la proposition de directive est plus attentive à la facilitation de la numérisation des œuvres qu’aux exigences des ayant-droits – en particulier des éditeurs. Il est de ce point de vue éclairant de comparer cette proposition de directive aux conclusions des travaux d’une commission paritaire spécialisée, validées en France en 2008 par le Conseil Supérieur de la propriété intellectuelle et artistique (3). Le second texte est une Communication de la Commission « Vers un marché unique des droits de propriété intellectuelle ». Cette communication dresse un large panorama des enjeux et des avancées nécessaires à la concrétisation de la notion de marché unique des droits de propriété intellectuelle (DPI). Y sont évoqués des thèmes aussi variés que l’avènement d’un brevet unique européen, une refonte du droit des marques, la lutte contre la contrefaçon ou l’harmonisation des droits nationaux au sein d’un Code européen de la propriété littéraire et artistique. Nous analysons dans la présente Dépêche la proposition de directive « œuvres orphelines ». La Dépêche de demain reviendra sur les perspectives tracées par la Commission pour la mise en place d’un marché unique des DPI.
(1) Proposition de Directive du Parlement européen et du Conseil sur certaines utilisations autorisées des œuvres orphelines ;http://ec.europa.eu/internal_market/copyright/docs/orphan-works/proposal_fr.pdf
(2) Communication de la Commission au Parlement européen, au conseil, au comité économique et social européen et au comité des régions « Vers un marché unique des droits de propriété intellectuelle » ; http://ec.europa.eu/internal_market/copyright/docs/ipr_strategy/COM_2011_287_fr.pdf
(3) Cf. Rapport d’activité 2006-2008 du CSLPA, http://www.cspla.culture.gouv.fr/CONTENU/rapportactivit%E920062008.pdf
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Dans un jugement rendu jeudi, la Cour d’appel de Bruxelles a confirmé dans ses grandes lignes un jugement de février 2007 qui condamnait la reproduction par Google News de titres et de courts extraits (« snippets ») de la presse francophone belge.
A l’époque (2007) Copiepresse, le consortium de syndication des droits de reproduction de matériaux de presse publiés par les éditeurs belges francophones et germanophones avait assigné Google devant les tribunaux pour l’utilisation par Google News de contenus protégés. Dans ce premier jugement, le tribunal avait déjà donné raison à Copiepresse. Google avait alors cessé de référencer les contenus en ligne édités par les adhérents de Copiepresse, comme par exemple Sudpresse, La Libre Belgique ou encore L'Echo. Sur la base de cette première décision de justice qui lui était déjà défavorable, Google avait tenté de négocier un accord amiable prévoyant une compensation pour les éditeurs. Mais Copiepresse avait jugé insuffisante l’offre faite par Google. « C’est une victoire pour les éditeurs et, de manière plus générale, pour les créateurs de contenu, a indiqué Margaret Boribon, la secrétaire générale de Copiepresse. J’espère qu’à présent Google va revenir nous voir pour que l’on ait une vraie négociation et que l’on puisse sortir de ce litige. ».
Deux autres actions des éditeurs francophones belges sont toujours en cours. L’une concerne quatre millions d’euros d’astreintes réclamées à Google et l’autre des dommages et intérêts, pour un montant allant de 60 à 100 millions d’euros. Google qui pourrait introduire un recours en cassation s’en tient à sa position : « Le référencement avec des titres brefs et des liens directs vers les sources est non seulement légal, mais encourage aussi les utilisateurs à lire les journaux en ligne, a indiqué vendredi un porte-parole de Google. Il s’agit d’une pratique courante des moteurs de recherche». La firme californienne a cependant entrouvert une porte, ajoutant qu’elle s’engageait « à collaborer avec les éditeurs afin de leur permettre de tirer des revenus de la diffusion en ligne de leurs informations ».
Mais Google doit considérer avec prudence cette perspective d’indemnité compensatoire dans la mesure où elle constituerait un précédent dont pourrait se prévaloir d’autres éditeurs de presse.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La Cour suprême américaine a auditionné la semaine dernière les parties prenantes d’un contentieux juridique qui porte sur la légalité d’une loi locale visant à interdire l’utilisation à des fins commerciales des données issues des prescriptions médicales traitées par les pharmacies de détail. L’affaire IMS vs. Sorrell oppose la société IMS Health, un fournisseur de données sur les marchés des médicaments, à l’Etat du Vermont (M. Sorrell étant le nom du procureur public agissant pour le compte de cet Etat). Le Vermont a il y a deux ans adopté une loi locale qui interdit aux sociétés commerciales telles qu’IMS Health d’exploiter les données issues de prescriptions médicales pour aider les firmes pharmaceutiques à cibler leur effort commercial en dressant le profil des médecins prescripteurs. Le Maine et le New-Hampshire ont adopté des législations similaires, qui dans les faits interdiraient la collecte de données sur laquelle repose toute l’activité de IMS Health Au-delà du profil spécifique de cette affaire, lié à la nature médicale des données collectées, c’est toute la question du data-ming à partir de données nominatives qui est posée par l’affaire IMS Health. Il semble très probable que la Cour Suprême, au nom de l’amendement N°1 de la constitution américaine (consacrant le « Free Speech », la liberté d’expression) rendra d’ici l’été un jugement donnant raison à IMS Health.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L'accord passé en 2008 entre Google et les syndicats d'auteurs et d'éditeurs à la suite d'une plainte en nom collectif déposée en 2005 a été invalidé hier par un juge new-yorkais. Celui-ci estime que le compromis est beaucoup trop favorable à Google. Cette décision est importante du point de vue du droit car l'accord de 2008, amendé en 2009, en élargissant la notion de « fair use », faisait bouger les lignes en matière de droit de la propriété littéraire et artistique outre-Atlantique. Même si l'accord amendé avait précisé que le compromis n'était valable que pour les éditeurs américains et britanniques, les dispositions relatives au « Opt out », à la gestion collective des œuvres orphelines, à la rémunération des ayants-droits ne pouvaient qu'influencer le débat global sur ces questions. Mais ce nouveau revers juridique est sommes toute mineur pour Google. Dans les deux dernières années le programme Google Books est monté en puissance et Google est devenu un partenaire majeur de milliers d'éditeurs, y compris de ceux qui l'avaient naguère traîné en justice.
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réalisé à la demande du premier ministre britannique, un rapport sur l'évolution souhaitable du droit d'auteur britannique pour stimuler l'économie numérique sera remis le mois prochain. Présidée par une personnalité reconnue, Ian Hargreaves, spécialiste de l'économie numérique, professeur à l'Université de Cardiff (et ancien rédacteur en chef du quotidien de centre-droit The Independent), la commission « Intellectual Property and growth » a clos ses consultations le 5 mars. Au centre du débat, l'éventuelle introduction dans le droit d'auteur britannique d'une large exception de « Fair Use » rendant plus facile l'utilisation sans autorisation préalable de
contenus sous droits. Les éditeurs, les associations d'ayants droits, la Copyright Licencing Agency (CLA, équivalent britannique du CFC) sont vent debout contre l'introduction de cette nouvelle exception au droit d'auteur inspiré de la notion de « Fair Use » en vigueur aux Etats-Unis. Les milieux de la recherche, les associations de bibliothécaires mais aussi Google UK soutiennent par contre l'introduction du Fair Use dans le droit britannique. Si le cadre législatif britannique était modifié sur ce point, il est peu probable que les législations d'Europe
continentale évoluent dans le même sens. Mais le cas britannique est un indicateur des fortes pressions qui s'exercent sur le cadre juridique du droit d'auteur. Sur un tout autre sujet, la Cour suprême américaine vient d'indiquer qu'elle se saisirait de l'affaire Golan v. Holder qui pose outre-Atlantique la question du périmètre exact du domaine public.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Au terme de la mission que lui a confiée Éric BESSON le 20 janvier 2011 Pierre KOSCUISKO-MORIZET a remis aujourd'jui son rapport et ses conclusions sur la création du conseil national du numérique.
Ce que le Conseil national du numérique ne doit pas faire : la médiation des litiges entre les acteurs, l’élaboration et le contrôle des chartes de bonne conduite entre les acteurs du numérique ;
Ce que le Conseil national du numérique doit faire :
Rôle prospectif en adressant des propositions au Gouvernement sur la politique à mener ;
Rôle consultatif auprès du Gouvernement, et aussi du Parlement, des fédérations professionnelles, des Autorités administratives indépendantes.
Le Conseil national du numérique n’a pas à être un régulateur du numérique. Il doit, avant tout, être un interlocuteur. Un interlocuteur pour l’Etat et un interlocuteur pour les acteurs du numérique. Il doit porter l’interdisciplinarité et la complexité du secteur. Il doit orienter les politiques publiques vers l’excellence.
Seule l’élection permet d’assurer une vraie représentativité ;
Le Conseil national du numérique a pour vocation d’être, non pas un régulateur, mais un lieu d’expertises où les pouvoirs publics peuvent entendre la voix des acteurs du numérique ;
Le Conseil national du numérique doit comprendre des acteurs provenant de toute la chaîne construisant le numérique : utilisateur, opérateur, équipementier, intermédiaire, fournisseur de contenus, acteurs du commerce électronique ;
Le Conseil national du numérique doit avoir, à ce stade, une dimension économique forte ;
Le Conseil national du numérique doit également avoir une dimension internationale ;
Le Conseil national du numérique doit comprendre des membres du Parlement.
Les premiers membres seraient nommés pour un mandat de 2 ans, renouvelable une seule fois ;
Le secrétariat permanent serait assuré par 3 ou 4 personnes rattachées, financièrement, au budget des services du Premier ministre.
Source : http://www.economie.gouv.fr/actus/11/Conseil-national-du-numerique-le-rapport.html
Frédéric Lefebvre, Alex Türk et Nathalie Homobono ont signé, jeudi 6 janvier, un protocole de coopération afin de mieux protéger les données personnelles des consommateurs sur internet.
Dans le cadre de ce protocole, la Cnil et la DGCCRF s'engagent à échanger leurs informations afin de renforcer leurs actions de contrôle. Sur le terrain, les agents de la DGCCRF, et en particulier ceux du Service national des enquêtes (SNE), "relèveront, au cours de leurs missions, les manquements à la loi informatique et libertés. Et ils les signaleront à la Cnil pour qu'elle puisse prendre les sanctions appropriées", précise le secrétaire d'Etat.
Les manquements à la loi "informatique et libertés" revêtent différentes formes :
La Cnil et la DGCCRF veilleront plus particulièrement à ce que la protection des données et de la vie privée soit garantie lors des achats en ligne.
A la veille de l'inauguration aujourd'hui par François Hollande du trente-troisième Salon du Livre qui se tient à la porte de Versailles, le ministère de la Culture et de la Communication et la BnF on présenté hier la base ReLIRE créée et gérée par la Bibilothèque Nationale de France. ReLIRE a vocation à devenir la base-registre des livres indisponibles français, estimés à environ 500 000 ouvrages. A ce stade une première liste de 60 000 livres indisponibles du XXe siècle a été mise en ligne : des livres sous droits d'auteur, publiés en France avant le 1er janvier 2001, et qui ne sont plus commercialisés. Si les titulaires de droits ne s'y opposent pas, ces livres entreront en gestion collective en septembre 2013. Ils pourront alors être remis en vente sous forme numérique. La base ReLIRE s'inscrit dans le cadre de la loi n°2012-287 du 1er mars 2012 qui rend possible la numérisation et la diffusion des livres indisponibles en évitant le réexamen de chaque contrat d’édition au cas par cas. La loi prévoit que l'exercice des droits numériques sur les livres indisponibles soit transféré à une société de gestion collective si l'auteur, son ayant droit, ou l'éditeur du livre ne s'y oppose pas dans un délai de six mois. Hier a donc aussi été officialisé l'agrément donné à la Sofia (www.la-sofia.org, Société Française des Intérêts des Auteurs de l’écrit), une société civile de perception et de répartition de droits, qui jusqu'ici assurait la gestion collective du droit de prêt en bibliothèque qui assurera également la gestion collective des droits associés aux œuvres indisponibles numérisées par la BnF. La Sofia, trait d'union entre tous les acteurs de l'économie du livre concernés par l'exploitation des œuvres indisponibles était tout à fait légitime pour exercer cette nouvelle mission. C'est encore hier qu'a eu lieu au ministère de la Culture et de la Communication la signature par la ministre Aurélie Filipetti et Vincent Montagne, Président du Syndicat National de l'Edition (www.sne.fr) un accord sur l’ensemble des dispositions du Code de la propriété intellectuelle qui régiront désormais le contrat d’édition et sur un code des usages qui viendra les préciser. Dans l'après-midi du 25 mars aura lieu dans le cadre du Salon du Livre une présentation du projet ReLIRE, associant toutes les parties prenantes à ce dossier.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe ProQuest a annoncé le 23 janvier le rachat au groupe australien Ebooks Corp de ses activités «Ebooks Library » (EBL). Le montant de cette acquisition n’a pas été communiqué. EBL apporte à ebrary (la plate-forme spécifique à ProQuest de distribution d’e-books aux bibliothèques) un catalogue de 300 000 titres et des accords de distribution avec 500 éditeurs. Le rapprochement ebrary/EBL élargit le catalogue d’e-books que ProQuest propose aux bibliothèques et le nombre d’éditeurs avec lesquels il a un accord de distribution sur cette cible spécifique. La conséquence la plus évidente de cette acquisition sera d’accroître la part de marché de ProQuest, en particulier en Europe et en Australie. Les plates-formes technologiques des deux firmes, mettant toutes deux en œuvre des processus couverts par des brevets, seront fusionnées. Cette acquisition intervient exactement un an après le rachat en janvier 2012 d’ebrary, N°2 (derrière Ingram) de la distribution d’e-books (avec un accent sur les ouvrages scientifiques et professionnels) sur le marché américain. La firme australienne Ebooks Corp (fondée de façon très précoce en 1997) conservera ses activités non orientées vers le marché B-to-C (librairie en ligne ebooks.com et pôle de services aux éditeurs). Le rapprochement d’ebrary et d’EBL illustre la maturité croissante du marché de la fourniture d’e-books aux bibliothèques et le fait que l’innovation en termes de modèles économiques est la clé de ce nouveau marché.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII.
Lors du récent American Library Association Midwinter Meeting, Springer Verlag, N°2 mondial de l’information financière, filiale de Springer Science+Business Media a annoncé le lancement du service Springer Book Archives (SBA) qui propose en ligne 37 000 livres numérisés ayant jalonné le développement de la science depuis 170 ans. SBA sera accessible en exclusivité sur la plate-forme SpringerLink. Springer poursuivra la numérisation rétrospective de ce patrimoine scientifique : SBA devrait à terme offrir 100 000 titres d’ouvrages anciens numérisés. Même si à ce stade cet effort de numérisation rétrospective ne concerne que les ouvrages du catalogue historique de Springer, ce dernier sera à l’avenir très bien placé pour offrir sur une plate-forme numérique un corpus d’ouvrages scientifiques historiques tombés dans le domaine public ou indisponibles. L’initiative de Springer illustre une tendance qui s’affirme au sein de l’industrie de l’information depuis quelques années : celle de la constitution de corpus historiques, commercialisés en tant que tels sur les marchés académiques
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Kobo, la firme canadienne contrôlée par le groupe japonais Rakuten a annoncé hier à la foire du livre de Francfort le rachat de la firme française Aquafadas (www.aquafadas.com), basée à Montpellier. Cette start-up qui compte une cinquantaine d’employés a développé une suite logicielle permettant de créer facilement des livres interactifs incluant du « Rich Media » (vidéo, musique etc.) en particulier dans le champ des livres pour enfants. Selon le communiqué officiel, l’objectif affiché de ce rachat est « d’accélérer grandement le service d’auto-édition de Kobo, et, grâce au Système de Publication Numérique d’Aquafadas, d’offrir les outils nécessaires aux éditeurs pour produire facilement des contenus riches. » En retour, les clients d’Aquafadas « vont bénéficier d’un accès facile et rapide à un nouveau canal de distribution - la plateforme de Kobo et ses 10 millions d’utilisateurs - qui s’ajoute aux autres canaux ». Ce rachat ne signe donc pas l’arrêt du développement des logiciels d’Aquafadas, mais au contraire, il permet à la société de « disposer de moyens significatifs pour poursuivre nos développements actuels et pour créer de nouveaux outils innovants inédits » selon Claudia Zimmer, la présidente d’Aquafadas.
Source : Information extraite du GFII360, le fil d'actualités économiques sur le secteur alimenté par Michel Vajou. Le reste de l'analyse est disponible sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres.
L'International Digital Publishing Forum (IDPF, www.idpf.org), l'organisation à but non lucratif soutenue par les éditeurs et en charge de développer le standard ouvert et non propriétaire Epub pour le livre numérique, a fait approuver le 11octobre par ses membres, dans le cadre de la Foire internationale du livre de Francfort, la version 3.0 de ce standard. Basé sur HTML5, Epub3, par rapport à la version précédente (version 2.0.1), développe les fonctionnalités d’interactivité, permet de traiter au-delà du texte des composantes de « Rich Media » (audio et vidéo) et supporte une plus grande diversité de langues (en particulier celles à alphabet non latin). Si la définition de standards ouverts est un enjeu de première grandeur, ce sont les formats propriétaires qui dominent la phase actuelle de décollage commercial des e-books.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
A la foire internationale du livre de Francfort de 2007, époque à laquelle la problématique e-book commençait à s’affirmer dans le champ de l’édition scientifique, Springer avait choisi de frapper les esprits avec un chiffre : la mise en ligne immédiate de 35 000 ouvrages numérisés. Cette année Springer a mis en avant la numérisation intégrale de son fonds de livres jusqu’en 1840, soit 65 000 titres. Le projet Springer Book Archive (SBA) s’achèvera fin 2012. L’initiative permettra d’accéder en ligne sur la plate-forme SpringLink à un catalogue qui parmi ses auteurs phares comptera Albert Einstein, Niels Bohr, Rudolf Diesel ou Werner Siemens. Détail intéressant : 70% de ces ouvrages anciens sont en anglais (le reste essentiellement en allemand). A l’issue du projet SBA, SpringerLink proposera une bibliothèque numérique de plus de 100 000 ouvrages. Les éditeurs scientifiques ont de longue date procédé à la numérisation rétrospective de leurs fonds de périodiques. Mais la numérisation de fonds de livres anciens présente un moindre intérêt commercial. L’initiative de Springer ( et des autres éditeurs qui le suivraient) est rendue économiquement possible par les gains de productivité permis par les nouveaux automates de numérisation.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Springer vient d’annoncer la signature d’un accord avec la compagnie japonaise Dai Nippon Printing (DNP), le plus grand imprimeur japonais. Ce dernier imprimera à la demande les ouvrages inscrits au catalogue de Springer, et assurera leur distribution physique. Pour l’instant l’accord avec DNP ne concerne que le marché japonais mais les deux partenaires indiquent que « une possible extension de cet accord à l’ensemble du marché asiatique sera envisagée ultérieurement ». Springer avait en octobre dernier annoncé un accord du même type avec Ingram pour l’impression à la demande et la distribution de ses ouvrages sur le marché nord-américain.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
A la suite de France 2025 lancé par le gouvernement et réalisé par le Conseil d’analyse stratégique, le ministère de la Culture et de la Communication a voulu décliner cette démarche prospective. Une étude inédite conduite par le Département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture et de la Communication, identifie scénarios d’avenir et enjeux majeurs des politiques culturelles.
Culture & Médias 2030, Prospective de politiques culturelles est le fruit d’un travail collectif de réflexions et d’expertises mené depuis 2009 avec plusieurs groupes de travail. Vous pouvez retrouver le rapport public interactif en ligne à l'adresse suivante : www.culturemedias2030.culture.gouv.fr
Quels facteurs détermineront l'évolution de la politique culturelle de l'État d'ici 2030 ? Quelles conséquences le changement climatique, la mobilité, l'allongement de la durée de vie ou l'évolution des revenus auront-ils sur la conservation du patrimoine, les visites de musées, le goût pour les concerts, la préférence pour les cultures numériques ou l'imprimé ? Quelles positions les industries culturelles et médiatiques nationales occuperont-elles sur les marchés du tout numérique ? Quels rôles l'Europe, les collectivités territoriales et l'État joueront-ils dans le domaine culturel ? Quelles pratiques seront dites culturelles dans deux décennies ? Quel sera notre devenir culturel ? Culture & Médias 2030 est un exercice inédit de prospectives culturelles. Il explore les facteurs, les tendances et les ruptures possibles des politiques culturelles. Quatre scénarios, futurs possibles, sý déploient : " l'exception continuée ", " le marché culturel ", " l'impératif créatif ", " culture d'identités ".
Source : Information publiée sur le Spot e-book du réseau du GFII sur AMICO - Le réseau social du GFII
L’étude EbookZ 1 (octobre 2009) a été la première en France à analyser spécifiquement l’offre illégale des livres sur Internet, et à répondre notamment aux questions suivantes :
- Quelle est la nature de cette offre ?
- Quels sont les livres et les éditeurs les plus concernés ?
- Par quels circuits et comment sont piratés ces ouvrages ?
- De quelles quantités parle-t-on ?
Dans ce cadre, l’étude publiée aujourd’hui est la mise à jour, 18 mois après, d’EbookZ 1, et selon une méthodologie strictement identique. Avec le lancement de l’iPad en France et la démultiplication rapide de plates-formes de distribution, il semblait en effet pertinent d’étudier dans quelle mesure l’offre pirate a évolué et conservé ou non les caractéristiques cernées dans EbookZ 1.
Tout se passe comme si la période de transition se prolongeait concomitamment au décollage du marché du livre numérique en France. Le piratage n’est pas encore massif mais il s’accélère, et le délai de piratage des nouveautés semble plus court.
Toutefois, si l’offre se développe, c’est au profit du téléchargement direct qui devient la pratique dominante en matière de piratage de livres au détriment du peer to peer.
La littérature, et surtout le fantastique et la science fiction, arrive en tête des livres les plus piratés.
Le meilleur moyen d’enrayer le développement du piratage est la mise en place d’une offre légale attractive et de qualité. Reste à déterminer précisément ce que constitue l’attractivité de cette offre et dans quelle mesure le marché rencontre les usages (et réciproquement), car il existe un risque d’accroissement du piratage avec le développement du légal numérique, tant que la qualité du légal ne l’emporte pas sur la qualité des fichiers pirates.
Source : http://www.lemotif.fr/fichier/motif_fichier/241/fichier_fichier_ebookz.2.pdf
Borders, seconde chaîne américaine de librairies par la taille vient de se placer sous la protection du « chapitre 11» du droit commercial américain, l'équivalent d'une mise en redressement judiciaire. Fondée il y quarante ans, Borders est à l'évidence la première victime « brick and mortar » (en l'occurrence gestionnaire de librairies physiques, non virtuelles) de la nouvelle économie du livre. Le 22 février Borders avait annoncé des résultats pour le quatrième trimestre 2010 décevants : les revenus sur l'ensemble de l'année dernière ont décliné de 18%, passant de 2,79 milliards de dollars en 2009 (2 Md. €) à 2,3 milliards de dollars (1,67 Md. €). Dans sa déclaration au titre du chapitre 11, Borders affiche un passif de 1,29 Md. $. La chaîne qui gère 600 librairies aux Etats-Unis va en fermer ou en revendre un tiers. Barnes & Noble, le grand concurrent de Borders outre-Atlantique pourrait être intéressé par certains de ces magasins. Comptant 19 500 employés, Borders va en licencier 6000. Les créances de Borders à l'égard des grandes maisons d'édition américaines s'étagent de 11 à 33 millions de dollars.
Source : Information issue de GFII 360 (Michel Vajou). Plus d'information sur AMICO, le réseau social du GFII.
Après les bibliothèques, les musées. En partenariat avec 17 musées du monde entier, Google a lancé aujourd'hui Google Art Project (http://www.googleartproject.com) une galerie d'art virtuelle regroupant plus d'un millier d'œuvres numérisées en haute résolution. La National Gallery et le Tate Britain de Londres, le Met de New-York, le Van Gogh Museum d'Amsterdam ou encore la galerie du château de Versailles comptent parmi les 17 lieux ayant confié la numérisation de certaines de leurs œuvres à Google (1). De cette collaboration ressort aujourd'hui Google Art Project, un nouveau site qui combine des captures numériques de 1061 œuvres de 486 artistes différents avec des visites des galeries via le module Street View. Le site permet donc à la fois une visite virtuelle des musées grâce à la numérisation en 3D des espaces intérieurs des galeries d'exposition, et la consultation d'oeuvres nmérisées en haute définition. Google a également intégré à son projet la possibilité pour l'utilisateur de composer sa propre galerie personnelle, pour retrouver rapidement ses œuvres préférées et les partager avec son entourage. L'ensemble des œuvres est visible sur Google Art Project, et des vidéos making of sont également disponibles sur Youtube. Pour 17 tableaux, soit un par musée-partenaire, Google précise avoir utilisé « un appareil photo produisant des images d'une résolution de plusieurs milliards de pixels » offrant un rendu qui permet de découvrir certains détails difficiles, voire impossibles a percevoir à l'œil nu dans une vingtaine d'œuvres. Les autres reproductions bien que ne bénéficiant pas de cette technologie unique s'affichent cependant en haute définition.
Source : Information issue du Spot Bibliothèques numériques, rédigée par Michel Vajou. Plus d'information sur AMICO, le réseau social du GFII.
Amazon a publié hier ses résultats pour le quatrième trimestre 2010 et pour l'ensemble de l'année dernière. Dans sa communication sur ces résultats exceptionnels, Amazon insiste sur le fait que sa croissance est désormais tirée par les e-books, les ventes de ces derniers excédant au dernier trimestre 2010 les ventes d'ouvrages imprimés, brochés ou en édition de poche. Sur l'ensemble de l'année 2010 Amazon a vendu 115 e-books pour 100 livres imprimés au format poche et a vendu 3 fois plus de livres sur Kindle que de livres brochés. Le basculement de l'édition de livre dans l'économie numérique n'est plus une perspective : c'est une réalité pesant très lourd sur le plan économique. La librairie en ligne indique que la version 3 de son Kindle est pour elle le produit qui s'est vendu le mieux depuis sa création il a 16 ans. L'agence Bloomberg a confirmé qu'Amazon devrait atteindre sa prévision de 10 millions de Kindle vendus en 2010. Ce qui montre que le succès de l'iPad n'a pas pénalisé les ventes de Kindle.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Par une délibération anticipée en décembre dans ses contenus et formalisée le 12 janvier, la Commission copie privée a arrêté les barèmes applicables au différents type de supports électroniques permettant la duplication à des fins personnelles d’œuvres légalement acquises. La redevance est appliquée aux mémoires Flash, aux supports optiques CD et DVD, aux clés USB, aux disques durs externes et multimédias, aux smartphones et aux baladeurs numériques. Elles touchent aussi désormais les tablettes de lecture, qui mécaniquement verront leur prix augmenter du montant de la redevance. Concernant les tablettes tactiles multimédias « avec fonction baladeur, munies d'un système d'exploitation pour terminaux mobiles ou d'un système d'exploitation propre », le système de gradation est similaire. Par exemple dans le cas d'un iPad 64 Go, la taxe s'élève à 12 euros supplémentaires à ajouter sur la facture.
La commission a fait le choix d'introduire une taxation fine, au Giga octet, en ce qui concerne les clés USB, les cartes mémoires mais aussi pour la dernière catégorie visant les supports de stockage externes « utilisables directement avec un micro-ordinateur personnel, c'est-à-dire sans qu'il soit nécessaire de leur adjoindre un équipement complémentaire hormis les câbles de connexion et d'alimentation ».
Source : AMICO, GFII 360 (Michel Vajou). L’analyse de cette information est sur AMICO, le réseau social du GFII.
Le Comité des Sages, groupe de réflexion de haut niveau sur la numérisation du patrimoine culturel européen, a rendu son rapport aujourd'hui à Mme Neelie Kroes, commissaire chargée de la stratégie numérique et vice-présidente de la Commission européenne, et à Mme Androulla Vassiliou, commissaire chargée de l'éducation et de la culture. Il y recommande que les États membres de l'UE redoublent d'efforts pour mettre en ligne les collections de leurs bibliothèques, archives et musées. Le rapport met en évidence les intérêts d'un accès plus facile à la culture et aux connaissances européennes. Il indique également les avantages économiques potentiels de la numérisation, notamment au moyen de partenariats entre le secteur public et le secteur privé, pour la création de nouveaux services dans des secteurs comme le tourisme, la recherche et l'éducation. Dans ce rapport, le Comité soutient l'objectif de consolidation de la bibliothèque numérique européenne Europeana, inscrit dans la stratégie numérique, et propose des solutions pour rendre accessibles en ligne des œuvres protégées par les droits d'auteur. Le Comité des Sages sur la numérisation est composé de Maurice Lévy, Elisabeth Niggemann et Jacques de Decker (voir IP/10/456). Les recommandations formulées dans le rapport étofferont la stratégie plus large de la Commission, dans le cadre de la stratégie numérique pour l'Europe, visant à accompagner les institutions culturelles dans leur transition vers l'ère numérique.
Les recommandations du Comité des Sages peuvent être consultées à l'adresse:
http://ec.europa.eu/information_society/activities/digital_libraries/index_fr.htm
ProQuest (www.proquest.com) a annoncé le 6 janvier le rachat de la plate-forme d'agrégation de livres électroniques ebrary (www.ebrary.com). Fondée en 1999 et basée à Palo-Alto (Californie) ebrary donne accès à 170 000 ouvrages scientifiques, éducatifs et professionnels au format e-book. Ce rapprochement est une annonce majeure. ProQuest dans sa configuration actuelle est né du rachat en décembre 2006, pour 222 millions de dollars, de l'enseigne ProQuest par le groupe Cambridge Scientifique Abstract (CSA).
Source : AMICO, GFII 360 (Michel Vajou). L’analyse de cette information est sur AMICO, le réseau social du GFII.
Source : http://www.itrmanager.com/articles/111505/bataille-tablettes.html?key=6c5953c398da38e8
C'est une petite égratignure à la "success story" du groupe britannique Pearson, N°1 mondial des contenus et services éducatifs. Le groupe a annoncé hier la fermeture de Pearson in Practice, son activité de fournisseur de services de formation d'appui à l'apprentissage en alternance au Royaume-Uni. (...) La cause de cet échec est à chercher dans les restrictions budgétaires britanniques : en 2012/2013 l'état versera 49 M£ (60 M€) à Pearson in Practice qui accompagne environ 170 000 « apprenants » en alternance. Le gouvernement de sa majesté a estimé que les résultats de cette aide à l'alternance, qui devait aider des collégiens en rupture scolaire d'accéder à l'emploi grâce à des formations ad hoc, ne tient pas ses promesses et lui coûte cher. Ce dernier point attire l'attention sur ce qui est l'un des problèmes majeurs du marché des contenus et services éducatifs : leur dépendance plus ou moins grande des crédits publics.
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Le groupe Pearson, N°1 mondial du secteur de l'édition et plus particulièrement de secteur des contenus éducatifs a annoncé le 28 décembre avoir pris une participation de 5% (qui pourra ultérieurement être portée à 10%) dans Nook Media, une société créée en octobre dernier par la chaîne de librairie américaine Barnes & Noble. Nook Media regroupe l'activité de fabrication de la tablette Nook proposée exclusivement par Barnes & Noble, mais aussi l'activité e-book du libraire américain, et enfin, « must have » stratégique pour Pearson, une chaîne de 674 magasins aux USA spécialisés dans la vente de livres scolaires pour le premier cycle de l'enseignement supérieur. Pearson paiera 89,5 M$ (67,7 M€) pour ces 5%, ce qui valorise Nook Media à 1,79 Md. $ (1,35 Md. €). Microsoft avait déjà à sa création pris une participation de 16,8% dans Nook Media pour 300 M$. Même modeste, cette entrée de Pearson au capital de Nook Media dessine un réseau d'alliances stratégiques visant à contrer la toute puissance d'Amazon (et dans un moindre mesure d'Apple) sur le segment des tablettes à destination des milieux éducatifs. En filigrane, cette initiative de Pearson pose la question de savoir si l'alliance avec un fournisseur de tablette est un atout indispensable pour un producteur de contenus éducatifs comme Pearson.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’éditeur américain John Wiley & Sons, qui cherche à renforcer ses positions dans les contenus éducatifs en ligne, a annoncé à la mi-novembre un accord avec l’organisation américaine à but non lucratif TED (www.ted.com) qui produit dans un format vidéo de 18 mn accessible sur le Web, les « TED Talks », des interventions didactiques sur les sujets les plus divers. Wiley formatera et diffusera sur sa plate-forme d’e-learning une série de 21 groupes de TED Studies, regroupant par ensembles thématiques des TED Talks à finalité éducative. Ces podcasts TED Studies seront enrichis de nouveaux contenus éducatifs fournis par Wiley. Cette actualité attire l’attention sur la « success story » de TED, mais aussi sur les stratégies « freemium » suivies par les grands acteurs anglo-saxons du e-learning.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Les annonces se multiplient sur le front du e-learning. Le 5 novembre dernier, Pearson, N°1 mondial des contenus éducatifs lançait en collaboration avec le moteur de recherche spécialisé Gooru (www.goorulearning.org), sa plateforme «Blue Sky » de recherche d’ «Open Courseware » (contenus et services éducatifs en libre accès). Lancé le 12 avril dernier, le MOOC (Massive Online Open Courses) (1) Coursera, qui agrège les cours en ligne de 33 universités (dont de prestigieux établissements : Stanford, Penn Univertity, Princeton, University of Michigan, …), devrait dans les prochains jours passer le cap des 2 millions d’utilisateurs. L’American Council for Education (www.acenet.edu), association des établissements d’enseignement supérieur américains, qui offre des services nationaux de validation des cursus, vient pour la première fois d’attribuer son label à deux unités de formation proposées par Coursera, et lance un programme ambitieux d’évaluation des contenus d’une dizaine de MOOC. Le New York Times rendait compte de ce foisonnement le 2 novembre dernier dans un article intitulé « The Year of The MOOC». Centré sur des contenus éducatifs en libre accès, le développement des MOOC pose la question du modèle économique qui sous-tend ces développements.
(1) MOOC (Massive Online Open Course). Ces plateformes en ligne massivement multi-apprenants sont des dispositifs mutualisés pour la diffusion gratuite de flux de formations en ligne de grandes universités à destination du plus grand nombre.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Finalement la scission annoncée du groupe McGraw-Hill en deux entités distinctes et sans liens capitalistiques ne donnera pas lieu à la cotation en bourse de deux sociétés. C’est le Financial Times qui a révélé que McGraw-Hill Education sera probablement cédé au fonds d’investissement Appolo pour un montant de l’ordre de 2,5 Md. $ (1,95 Md. €). McGraw-Hill est le N°2 mondial des contenus éducatifs et a enregistré l’an dernier un chiffre d’affaires de 2,3 Md. $ (1,75 Md. €) en baisse de 6%. La baisse du chiffre d’affaires s’est poursuivie tout au long de l’année 2012. Sur les 9 premiers mois de l’année 2012 McGraw Hill Education a encore enregistré une baisse de 10% de ses revenus par rapport à la même période de l’an dernier. Le résultat opérationnel sur 9 mois est lui en baisse de 13% à 245 M$ (191,4 M€). Le taux de marge opérationnelle est de 15,2% sur CA. Sur les 9 premiers mois de 2012, le marché américain des contenus éducatifs pour l’enseignement primaire et secondaire s’est contracté de 7%.
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Le groupe Pearson, N° mondial de l’édition et N°1 des contenus éducatifs, a annoncé hier le rachat pour 650 M$ en cash de la firme américaine EmbanetCompass, un fournisseur et partenaire d’institutions d’enseignement supérieur). Fondé en 1995, comptant actuellement 550 salariés, EmbanetCompass est un « pure player » des services en ligne éducatifs. Au-delà du développement avec les universités clientes de programmes de formation en ligne, EmbanetCompass propose des services logiciels aidant les universités à recruter leurs étudiants (l’éducation supérieure aux Etats-Unis est une activité de marché qui voit les universités se concurrencer pour attirer les étudiants), à les accompagner par des services de « tutoring », à fournir de statistiques d’usages sur les pratiques en ligne des étudiants, à la rétention de ces derniers. (...) Pearson paye un montant relativement élevé (650 M$) une entreprise qui devrait réaliser en 2012 130 M$ de revenus (soit un multiplicateur de 5). Mais EmbanetCompass est une entreprise en forte croissance et le marché sur lequel elle opère dispose d’un fort potentiel. EmbanetCompass est pour Pearson un « perfect fit ».
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Houghton Mifflin Harcourt Publishers Inc. l’un des plus grands éditeurs américains de contenus éducatifs (N°14 dans le classement des éditeurs par CA avec des revenus de l’ordre de 1 Md. d’euros) s’est placé hier sous la protection judiciaire du « Chapter 11 » qui est l’équivalent d’un placement en redressement judiciaire. Hougthon Mifflin Harcourt est né il y a 8 ans du rapprochement de Hougthon Mifflin (qui a été un temps filiale de Vivendi Publishing) et de Harcourt Learning, revendu par Reed Elsevier et Thomson Reuters lors du dépeçage du groupe Harcourt. La mise en place du redressement judiciaire s’accompagne d’un effacement de 3,1 Md. $ de dettes, en échange d’une prise de contrôle à hauteur de 100% du groupe par ses créanciers. L’an dernier le groupe a enregistré une perte record de 2,4 Md. $ en raison de dépréciations d’actifs et a vu son CA reculer de 14% à 1,3 Md. $ (1,02 Md. €) Houghton Mifflin, qui a une part de marché aux USA de 41% dans l’édition pour l’éducation secondaire est très affecté par les coupes budgétaires des Etats américains (en premier lieu la Californie) affectant le marché des livres scolaires.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Pearson obtient le Codie Award 2012 pour sa plateforme d'e-learning "CourseConnect". Les Codie Awards sont des distinctions très prisées décernées annuellement par la SIIA (Software and Information Industry Association), une très grande association professionnelle américaine. Pearson est le N°1 mondial de l'édition avec 7 437 M€ de revenus, en 2011, en croissance de 5% sur 2010. Naguère présent sur divers segments de l'industrie de l'information, Pearson, prenant l'exact contrepied de Thomson Reuters, Reed Elsevier et Wolters Kluwer qui se sont tous trois retirés du marché des contenus de formation, a depuis au moins 5 ans recentré son portefeuille d'activités sur les contenus éducatifs, avec des présences globalisées. Les contenus éducatifs ont représenté en 2011 75% des revenus consolidés de Pearson. Dans les dernières années Pearson a, dans les contenus éducatifs, obtenu systématiquement de meilleurs résultats économiques que ses principaux concurrents (McGraw-Hill Education, Cengage Learning). Le taux de marge opérationnelle a été en 2011 de 21% sur CA. Se fondant sur ses marques et positions de marché très fortes, Pearson a d'énormes ambitions sur le marché du e-learning : à terme l'économie du numérique, plus favorable que celle des supports imprimés, devrait permettre à Pearson d'accroître sa rentabilité. Pearson affiche une capitalisation boursière à la date d'aujourd'hui de 9,39 Md. £ (11,76 Md. €) et a doublé celle-ci en trois ans. Pearson reste la maison-mère de l'éditeur généraliste Penguin et du groupe Financial Times (que l'on dit à vendre).
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) a annoncé le lancement d'une plateforme baptisée MITx rassemblant ses "coursewares" (supports de cours) numériques. L'initiative est importante en raison du prestige du MIT et du fait que celui-ci a été pionnier dans le développement de contenus éducatifs en ligne accessibles en libre accès.
Source : Information issue du Spot e-learning, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L'éditeur américain McGraw-Hill a présenté hier aux investisseurs un point sur son projet de donner naissance à deux sociétés cotées en bourse séparément : McGraw-Hill Education et McGraw-Hill Financial. Avec en 2010 6,2 Md. $ (4,62 Md. €) de revenus McGraw-Hill est le 8ème. éditeur mondial.
McGraw-Hill Education concentre tous les soucis stratégiques de McGraw-Hill : son chiffre d'affaires (qui représente 30% des revenus consolidés du groupe) a baissé entre le premier semestre 2010 et le premier semestre 2011 de 4,9%. Cette division Education a par ailleurs généré une perte sur les six premiers mois de l'année de 33,3 M$ (24,8 M€). Les décisions annoncées hier prévoient le licenciement de 10% de l'effectif de McGraw-Hill Education et de 20% de ses cadres sur un effectif global de 5500 employés. Cette contraction des coûts devrait générer 50 M$ d'économies supplémentaires en sus d'un plan déjà annoncé de 100 M$ de "cost cutting".
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’information : Le groupe d’édition scientifique Nature (filiale du groupe d’édition britannique Macmillan, lui-même faisant parti du groupe de médias allemand Holzbrinck) a annoncé récemment le lancement d’un premier manuel universitaire, développé en partenariat avec The California State University. Ce premier ouvrage (Principles of Biology) d’une collection que Nature entend développer est proposé par défaut uniquement comme un service en ligne (même si ses acquéreurs pourront l’imprimer). Il sera commercialisé 49$ et pour ce prix ses usagers auront un accès pérenne, leur vie durant, à une version sans cesse actualisée du manuel de biologie. Dans le même temps, McGraw-Hill l’un des principaux éditeurs de contenus éducatifs outre-Atlantique, lançait sa plate-forme McGraw-Hill eBook Library qui propose un catalogue de mille titres de manuels numériques universitaires ou professionnels, qui sont eux aussi commercialisés dans le cadre d’une licence d’usage pluriannuelle. Ces deux annonces indiquent que le marché des contenus éducatifs, s’apprête, grâce à de nouvelles offres de services en ligne, à renouveler profondément ses modèles économiques.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le 28 mars 2013, le consortium Quaero organisait la Journée de l’Innovation Collaborative (www.techday.quaero.org) pour présenter ses derniers résultats et faire le bilan de 5 ans de recherche industrielle, à quelques mois de la fin en décembre 2013 de ce programme. Celui-ci annoncé par Jacques Chirac en 2005 mais lancé officiellement en 2008, après accord de la Commission européenne qui voulait s'assurer que les financements publics attribués ne pouvaient être assimilés à des subventions déguisées, a bénéficié à ce jour de 198 M€, dont la moitié apportée par Oséo, l'entité publique en charge du financement de l'innovation. Une quarantaine de millions d'euros injectés par Oséo a concerné la partie aval, le développement expérimental (le solde a porté sur des subventions à la recherche industrielle) et a vocation à être remboursée en cas de succès commercial des projets. Le programme a donné naissance à 35 prototypes, de premiers déploiements industriels et commerciaux ont démarré. A l'heure du bilan le projet Quaero présente des résultats mitigés et surtout très dispersés, dont il est difficile de cerner la cohérence globale.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Du 18 au 20 mars dernier s'est tenu à Göteborg (Suède) la première conférence plénière marquant le lancement opérationnel de la Research Data Alliance ( http://rd-alliance.org) une initiative voyant converger les efforts européens, américains et australiens pour la création d'un cadre commun permettant d'accélérer et de faciliter le partage et la réutilisation des données issues de la recherche scientifique financée sur fonds publics. A ce stade la Research Data Alliance qui s'est dotée d'un conseil scientifique et d'un secrétariat reste un mécanisme de coopération très ouvert : environ 14 groupes de travail ont à ce jour étés retenus comme « candidate working groups ». Sont listés des thèmes transversaux (métadonnées, e-infrastructure de conservation de données) comme des thèmes « verticaux » (« Marine Data Harmonization »). Mme Nelly Kroes, vice-Présidente de la Commission européenne en charge du « Digital Agenda » a ouvert cette conférence inaugurale en réaffirmant très nettement l'engagement de la Commission en faveur du libre accès tant aux niveaux des publications scientifiques que de l'accès aux jeux de données (« Datasets ») produits dans le cadre de recherches financées sur fonds publics.
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Lors d'un « Road Show » qui a successivement conduit ses équipes à New-York, Berlin, Paris (le 13 février dernier, réunissant 150 personnes) et à Londres, Temis a présenté à ses clients, à la presse spécialisée, aux sociétés de service en informatique, sa plate-forme Luxid Community. Luxid Community n'est pas un nouveau produit de la suite Luxid, produit phare de Temis, mais une plate-forme collaborative qui a vocation à devenir un « écosystème » au service des utilisateurs des technologies Temis. Cette dimension de collaboration via Luxid Community peut prendre diverses formes : échanges entre clients Luxid pour un partage d'expérience, recherche d'expertise, plate-forme de discussion, outils de téléchargement de documents. Luxid Community a aussi vocation à être l'outil au travers duquel Temis accompagne ses clients dans la conduite de projets souvent complexes. Luxid Community met aussi en avant une « marketplace » où les clients Luxid peuvent acheter, échanger ou commercialiser des « briques » issus de développements basés sur la technologie Luxid. Visant à surmonter la fragmentation du marché des technologies sémantiques, le lancement de Luxid Community intervient à un moment-clé du développement de Temis.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Temis vient de se voir décerner le Codie Award 2013 dans la catégorie « Best Semantic Technology Solution ». Décernés par la SIIA (Software & Information Industry Association) depuis 27 ans, les Codie Awards sont des trophées recherchés. Il n'est pas si fréquent que des acteurs européens soient honorés, et encore moins deux fois à 3 ans d'intervalle : Temis avait en 2010 remporté un premier Codie Award dans la catégorie "Best Business Intelligence or Knowledge Management Solution.", ce qui était déjà une reconnaissance importante. Temis affiche une liste de références clients outre-Atlantique fournie : American Association for the Advancement of Science (AAAS), Gannett Corporation, HCPro, Highwire Press, McGraw-Hill Companies, National Agricultural Library,, Simon & Schuster, Thomson Reuters, John Wiley & Sons, Inc,, Philip Morris International Inc., avec des présences fortes dans le secteur de l'édition professionnelle.
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Yahoo! Annonce aujourd'hui le rachat de la start-up Snip.it. Cette acquisition a pour but de renforcer sa présence dans la sphère des contenus, essentiellement textuels (mais les contenus image et vidéo sont aussi présents sur Snip.it). Snip est un outil d'annotation (« curation ») de contenus . Il est un concurrent direct de Pinterest.com qui est l'autre grand acteur sur le marché de la curation des contenus (annotation, affichage de sélections de contenus sur un tableau virtuel, etc.) Snip.it a été fondée par Ramy Adeeb, ancien dirigeant du fonds d'investissement californien Khosla Ventures. Khosla Ventures, est d'ailleurs actionnaire de Snip aux côtés de deux autres fonds de capital-risque, Charles River Ventures et Angel SV. Le profil de Ramy Adeeb, fondateur de Snip, est atypique : égyptien vivant à San Francisco il a construit ses premiers outils de bookmarking avec en arrière plan la Révolution égyptienne qui a stimulé le développement d'outils de partage de l'information
Yahoo débourserait une quinzaine de millions de dollars pour racheter Snip.it. Annonçant son rachat, Snip, a indiqué que ses utilisateurs auront jusqu'au 23 février pour télécharger leurs dossiers Snip dans l'environnement Yahoo !
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Google a annoncé hier l’extension linguistique de sa fonctionnalité Knowledge Graph désormais disponible sur son site francophone. Cette fonctionnalité de l’algorithme de recherche avait été lancée sur Google.com en mai dernier. Si Knowledge Graph n’incarne qu’imparfaitement les concepts du Web sémantique, ce n’en est pas moins une avancée décisive dans cette direction – ne serait-ce que parce que la puissance et l’audience mondiale de Google donnent à cette innovation une visibilité maximale. (...) Si pour Google la « simple » fonction moteur de recherche reste centrale (puisque c’est grâce à celle-ci que Google génère son chiffre d’affaires publicitaire), la firme pourra aussi demain proposer un gigantesque catalogue (ou plutôt toute une bibliothèque de catalogues spécialisés) d’objets, de produits, d’œuvres. Comme dans tout catalogue, les notices Knowledge Graph seront un point d’entrée possible pour une fonctionnalité d’e-commerce. S’il est peu probable que Google, à l’instar d’Amazon, devienne un opérateur d’e-commerce pour des produits physiques, Google pourra très bien monétiser cette fonction catalogue en valorisant les leads (contacts de clients potentiels) généré par ces accès Knowledge Graph.
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L'information n’est pas toute fraîche : c’est le 25 avril dernier qu’IBM a annoncé le rachat pour un montant non spécifié de l’éditeur de logiciels de recherche fédérée Vivisimo, l’un des rares acteurs du secteur des « search technologies » resté indépendant. IBM motive ce rachat en indiquant que la complémentarité entre ses propres outils d’analyse de données (« data mining ») et les capacités de recherche fédérée sur sites ouverts proposées par Vivismo lui permettra de satisfaire ses clients cherchant à se mesurer au phénomène du « Big Data ». Vivismo avait acquis une certaine notoriété quand il y a environ 8 ans sa technologie avait été retenue par le gouvernement américain pour supporter le site USA.gov, fédérant l’ensemble des sites Internet du gouvernement américain (40 millions de documents). Le rachat de Vivismo par IBM alimente un débat sur la notion de « Big Data » vu par certain comme un pur « buzzword » sous-tendant des stratégies marketing différenciées.
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L’administration fédérale américaine (1) a lancé le 29 mars dernier la « Big Data initiative » qui alloue 200 millions de dollars (152,6 M€) pour la R&D sur la mobilisation des « Big Data » (gisements de données dont la taille est telle que les outils actuels de gestion de bases de données sont insuffisants pour les exploiter). En France, le Commissariat Général à l’Investissement, qui gère les crédits issus de l’emprunt « investissements d’avenir », a lancé le 22 mars dernier un appel à projets de R&D (2) portant lui aussi sur les technologies du Big Data, doté de 25 millions d’euros, qui se clôturera en le 22 juillet. Ces initiatives s’inscrivent dans une tendance de montée en puissance des technologies de data mining et de text mining. L’industrie de l’information est concernée par le phénomène de « big data » qui devrait faire émerger de nouveaux produits d’information analytiques.
(1) www.whitehouse.gov/sites/default/files/microsites/ostp/big_data_press_release_final_2.pdf
(2) http://investissement-avenir.gouvernement.fr/content/big-data
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Temis, fournisseur français d’outils d’analyse sémantique, a annoncé le 20 décembre un nouveau contrat dans le secteur de l’édition médicale avec S. Karger AG, un éditeur suisse (basé à Bâle) prestigieux. Karger a été fondé il y a 120 ans. Il publie plus de 80 journaux scientifiques et près de 60 nouveaux titres d’ouvrages par an. Temis fournira à Karger ses outils d’enrichissement sémantique (suite Luxid) et son Medical Entity Relationships Skill Cartridge, une solution sémantique spécialement conçue pour analyser et enrichir le contenu médical.
Temis multiplie les succès commerciaux auprès des éditeurs professionnels. Fin novembre l’éditeur américain Sage (www.sagepub.com) avait signé un contrat de licence pluriannuel avec TEMIS. En octobre c’est HighWire Press (
http://highwire.stanford.edu/) une émanation de Stanford University qui signait avec Luxid. HighWire Press est à la fois un grand agrégateur de contenus (1642 périodiques scientifiques accessibles en ligne) et offre une plate-forme d’édition électronique à de nombreux éditeurs tiers. Sur un autre registre, Temis a annoncé le 15 décembre avoir inscrit dans ses références clients la société américaine HCPro, Inc. (www.hcpro.com) prestataire de services d’information, d’analyse, de formation et de conseil destinés aux professionnels de santé. HCpro est aussi un fournisseur d’outils de « compliance » (vérification de la conformité des actions – par exemple l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché pour un médicament - aux procédures légales en vigueur). Les outils de mise en conformité sont un secteur en fort développement au sein de l’industrie de l’information.
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Temis, éditeurs de logiciels d’enrichissement sémantique des contenus vient de signer deux références prestigieuses de l’autre côté de l’Atlantique. La première est celle de Sage Publishing, un éditeur scientifique de taille moyenne (600 revues et 800 livres /an à son catalogue), qui a signé le 21 novembre avec Temis un contrat pluriannuel pour enrichir ses contenus textuels de métadonnées sémantiques, avec le logiciel Luxid, produit phare de Temis. Le second contrat signé fin octobre l’a été avec Highwire Press. Emanation de l’Université de Standford, HighWire Press est un agrégateur de contenus pour les communautés universitaires. Sa plate forme http://highwire.stanford.edu distribue plus de 1600 revues scientifiques. HighWire Press gère le plus grand gisement d’articles scientifiques libre de droits. Il est également l’un des nœuds américain du projet LOCKSS (Lots of Copies Keeps Stuff Safe) de préservation à long terme des contenus de périodiques scientifiques. HighWire Press, entité à but non lucratif, est aussi largement reconnu outre-Atlantique comme un pôle d’excellence technologique en matière de gestion des corpus numériques.
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Pour Temis, la foire internationale du livre de Francfort (sur laquelle Temis était présent) coïncidait avec une actualité chargée. Le 11 octobre Temis annonçait que ses solutions avaient été retenues par le grand éditeur professionnel allemand Thieme (N°1 de l’édition médicale outre-Rhin). Le 13 octobre Temis lançait la version 6 de sa technologie Luxid. Présentée un peu plus d’un mois après un accord Luxid-Alfresco (ce dernier étant l’une des étoiles montantes des « Enterprise Content Management Systems ») cette version de Luxid qui multiplie les passerelles vers les systèmes d’ECM s’inscrit dans une perspective, revendiquée par Temis, de large convergence entre outil sémantique et systèmes d’information en entreprise. Un pari risqué, mais qui sur le papier démultiplie le potentiel de technologies jusqu’ alors cantonnées à des applications pointues (dont la gestion de contenus par les éditeurs professionnels).
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Questel (www.questel.fr) a annoncé le 5 septembre le rachat de Research Disclosure, filiale de la société anglaise Kenneth Mason Publication et acteur historique de la «publication défensive». La publication défensive reflète un élément fondamental du droit des brevets : une innovation ne peut plus être brevetée, y compris par son inventeur, si elle a fait l’objet d’une publication (quelle que soit la forme de cette « publication » : communication à un colloque, article scientifique…) antérieure au dépôt de la demande de brevet.
«La publication défensive consiste à publier librement une invention que l’on ne souhaite pas breveter, afin d’empêcher quiconque de le faire en créant une antériorité», explique Piers Mason CEO de KMP, «La publication défensive est une alternative simple et économique au dépôt de brevet» confie Charles Besson, Directeur Général de Questel, «et notamment dans les secteurs où les technologies évoluent rapidement, il peut s’avérer plus rentable de choisir cette voie». Par ailleurs, les 50 années de publications défensives de Research Disclosure constituent une base exclusive d’information pertinente pour la recherche d’antériorité et viendront enrichir Fampat, la base de brevets agrégée par Questel
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L’information : Lors de la présentation hier de ses résultats pour le premier semestre 2011, la firme Hewlett Packard, N°1 par la taille du secteur de l’informatique, a annoncé son désengagement (via la création d’une société « spin-off » qui sera introduite en bourse) de ses activités historiques de production de PC, ainsi que l’abandon d’un projet de développement de tablette qui aurait du concurrencer l’iPad. Souhaitant rééquilibrer son portefeuille d’activités en développant son rôle d’éditeur de logiciels (qui ne représente aujourd’hui que 2% de ses 126 milliards de dollars de revenus), HP a aussi annoncé son intention de racheter pour 11 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année la firme britannique Autonomy, N°1 mondial des technologies de recherche (« search technologies »).
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Annoncé à la foire internationale du livre de Francfort en octobre 2006, le standard ACAP (V2.0) est désormais pleinement opérationnel. Voulu par tous les éditeurs de contenus écrits avec une ambition mondiale (les associations internationales de la presse et de l’édition avaient lancé et financé le projet), ACAP (Automated Content Access Protocol) vise à standardiser les métadonnées attachées aux documents définissant le statut de ces derniers en regard des droits de propriété intellectuelle.
Source : Extrait de l'article publié par Michel Vajou sur GFII 360 : le fil d'actualité sur les acteurs du marché de l'information et la connaissance, disponible en intégralité sur AMICO pour les membres du GFII.
Annoncé à la foire internationale du livre de Francfort en octobre 2006, le standard ACAP (V2.0) est désormais pleinement opérationnel. Voulu par tous les éditeurs de contenus écrits avec une ambition mondiale (les associations internationales de la presse et de l’édition avaient lancé et financé le projet), ACAP (Automated Content Access Protocol) vise à standardiser les métadonnées attachées aux documents définissant le statut de ces derniers en regard des droits de propriété intellectuelle. L’objectif initial était (et reste) de faire pièce à Google News et autres moteurs de recherche à la fois en empêchant les « crawlers» (robot d’indexation automatique) de référencer sans autorisation préalable les contenus des éditeurs et de faciliter l’obtention d’autorisation de rediffusion des contenus « ouverts » via la souscription en ligne de licences de rediffusion. Le consortium mis en place début 2007 vient de transférer à l’IPTC (International Press and Telecommunications Council) le rôle de maintien et de développement du protocole ACAP. L’IPTC est un consortium international réunissant les agences de presse et les éditeurs de presse d’information générale. C’est l’IPTC qui entre autres missions définit les formats de données permettant aux différents producteurs et éditeurs de « news » d’échanger en ligne des contenus sur une base légale et en respectant des normes d’interopérabilité. Le transfert à l’IPTC montre que c’est la presse et les agences de presse qui ressentent de la façon la plus vive la nécessité de développer des métadonnées relatives aux droits de propriété intellectuelle sur leurs contenus dans le contexte de leur référencement automatique par les moteurs de recherche. Présente dans le projet initial, l’International Publishers Association, qui rassemble les éditeurs de livres, semble désormais en retrait même si ACAP étant un standard ouvert, les éditeurs peuvent l’adopter pour leurs contenus numériques. ACAP 2.0 n’est pas réservé aux seuls contenus écrits : les agences de presse pourront s’en servir pour « marquer » les photos ou les vidéos qu’elles produisent.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Lancé il y a deux mois l’ « app store » d’Elsevier compte déjà 34 applications. Le modèle d’innovation est ici clairement repris de l’ «App store» d’Apple. L’ « univers » que mobilisent ces applications est celui de SciVerse, la plate-forme intégrant l’ensemble de services en ligne d’Elsevier. Parmi les deux applications présentées récemment, Ask Extractor a été développé par la firme Molecular Connections, une start-up développant des outils de traitement de l’information dans le champ biomédical. C’est un outil de text mining permettant d’améliorer les requêtes adressées aux fonds d’information Elsevier (en premier lieu ScienceDirect, la bibliothèque d’articles scientifiques en ligne) en suggérant des mots-clés pouvant enrichir la question formulée par l’utilisateur, de façon à améliorer la « productivité » de la recherche documentaire. Face à l’inflation des volumes de connaissances scientifiques publiées, tout ce qui permet de mieux cibler la requête de l’utilisateur ou qui simplifie l’exploitation des résultats de cette requête, améliore le travail du chercheur. La seconde application, dénommée « Journal Trends » permet d’identifier, par rapport à une recherche d’information, les revues scientifiques qui apparaissent leader sur un thème donné. « SciVerse Applications et le Developpers Network (NDLR : le réseau qui rassemble les développeurs potentiels d’applications sur SciVerse) offrent aux chercheurs et aux bibliothécaires l’opportunité de travailler avec des développeurs pour créer et promouvoir de nouvelles applications qui améliorent le « workflow » de la recherche. Le « Developpers Network » rassemble un nombre croissant de développeurs d’applications qui peuvent ensuite tirer les bénéfices de leur travail par la notoriété, le prestige, ou même les revenus tirés de leurs contributions à SciVerse » indique le communiqué Elsevier.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’actualité rapproche différentes annonces émanant des éditeurs scientifiques, Le dénominateur commun de ces annonces est la notion d’innovation. Elsevier a présenté le 9 juin des « prototypes de l’article scientifique du futur ». Ces prototypes illustrent pour 8 disciplines un nouveau format d’édition qui voit le texte intégral de l’article s’intégrer, dans une composition en triptyque, entre deux autres volets renvoyant à des informations complémentaires du texte. Le même Elsevier a annoncé le 16 juin le lancement, sur le magasin d’applications de sa plate-forme SciVerse, de deux nouvelles « apps » visant à améliorer la qualité de la veille conduite à partir des revues dans certains domaines. L’OSTI (Office of Scientific and Technical Information), un service du Department of Energy (DOE) américain, vient d’annoncer le lancement d’un nouveau moteur de recherche permettant de lancer une seule requête sur des fonds de documents écrits, mais aussi sur le script de présentations vidéo, indexées sur la base d’une application de reconnaissance de la parole. Enfin le Publishers Research Consortium (PRC, www.prc.org), une émanation de l’association internationale des éditeurs scientifiques (www.stm-asso.org) vient de publier une étude sur les attitudes des éditeurs et des utilisateurs face au développement du text mining et du data-mining à partir de fonds de périodiques scientifiques.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Paris, 1er juin 2011 – La Caisse des Dépôts organise une matinée de rencontres avec les entreprises et les porteurs de projets dans le numérique pour présenter les modalités d’investissement du Fonds national pour la Société Numérique (FSN).
Dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), l’Etat a décidé la création du FSN et mandaté la Caisse des Dépôts pour gérer ce fonds doté de 4,25 milliards d’euros destinés à soutenir le développement de l’économie numérique tant au niveau des réseaux à très haut débit que des services tirant profit de ces réseaux.
1,4 milliards d’euros de ce fonds est destiné à accompagner en investissement les acteurs développant de nouveaux usages, services et contenus numériques innovants en finançant des projets rentables sur les 8 thématiques suivants :
- informatique en nuage (« cloud computing »),
- valorisation et numérisation des contenus scientifiques, éducatifs et culturels,
- technologies de base du numérique,
- e-santé,
- sécurité et résilience des réseaux,
- systèmes de transport intelligents,
- ville numérique,
- e-éducation.
L’objectif du FSN est d’avoir un véritable impact sur le développement de l’économie numérique.
En France, « 4 entreprises sur 10 de l’économie numérique recherchent des financements pour se développer. Bien que le secteur bénéficie d’une forte croissance, 81 % de ces dirigeants déclarent avoir des difficultés à trouver des investissements ».
C’est pourquoi la Caisse des Dépôts s’engage aux côtés de l’Etat pour apporter des solutions de financement en fonds propres ou quasi-fonds propres, aux entreprises souhaitant se développer dans ce secteur porteur d’emplois et d’innovation sociale.
Pour ce premier rendez-vous des projets numériques organisé le 1er juin 2011 de 10h à 12h, les porteurs de projets et les entreprises pourront rencontrer les experts de la Caisse des Dépôts et échanger avec eux autour de leurs projets.
Rendez vous de 10h à 12h, le 1 juin 2011, à la Caisse des Dépôts, 72 avenue Pierre Mendes France, 75013 Paris
Inscription obligatoire par mél : fsn@caissedesdepots.fr
Source : Information publiée sur le Spot Actu du réseau du GFII sur AMICO - Le réseau social du GFII
Thomson Reuters vient d’annoncer l’intégration dans sa plate-forme de “quantitative trading” lancée il y a trois mois (dénommée Enterprise Platform for Velocity Analytics), un module de visualisation graphique des données de marché développé par la firme Panopticon (www.panopticon.com).
Le « Quantitative Trading », dont la plate-forme lancée en début d’année par Thomson Reuters est emblématique, se fonde sur des outils de passage d'ordre automatique. Ceux-ci sont basés sur des algorithmes qui opèrent désormais avec des temps de réponse inférieurs à la microseconde. Face à la masse de données « temps réel » brassée par ces outils se pose la question de leur contrôle par les opérateurs de marché qui les utilisent : le pilotage de ces outils ne saurait être entièrement automatique, l’esprit humain étant seul à même de détecter des variations de marchés indicatives d’anomalies. C’est là que les outils de Panopticon interviennent : ils donnent eux aussi en temps réel (c'est-à-dire avec des temps de latence inférieur à la microseconde) une représentation graphique des données absorbées ou générées par les plates-formes de passage d’ordres. Le recours à des outils graphiques mise sur le fait que l’esprit humain capte beaucoup plus rapidement des données présentées sous forme visuelle (1).
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Cette actualité britannique met en évidence plusieurs tendances qui dépassent le cas de ce seul service : il illustre le fait qu'après la constitution de collections de périodiques électroniques, puis de e-books, la constitution de vastes corpus de données et d'archives est la nouvelle frontière de la numérisation des ressources documentaires. Sur ce point la Grande-Bretagne a clairement une longueur d'avance, même par rapport aux Etats-Unis. La valeur ajoutée des concepteurs de Connected Histories est dans le programme éditorial qui met cet ensemble de fonds documentaire sous l'ombrelle d'une même interface d'interrogation, grâce à une indexation systématique des « entités nommées ». Le Communiqué du JISC annonçant le 4 avril le lancement de connectedhistories.org a pour titre : « Connected Histories Transforms Historical Research ». Ce qui est un peu hyperbolique mais pointe un fait incontestable : la mise à disposition de vastes corpus documentaires numérisés et indexés de façon normalisée aura un impact sur la façon dont est conduite la recherche historique. Un autre aspect original du projet Connected Histories est que si son développement a été largement financé par le JISC et les Universités qui ont porté ce projet, il devra être désormais financièrement autonome. Parmi les sources de revenus envisagés par les responsables de Connected Histories figurent des contributions individuelles de l'ordre de 10£ et ...de la publicité. Dans ce mouvement de constitution de corpus en ligne, l'initiative privée avance aussi ses pions. Proquest vient ainsi de lancer son service « History Vault » qui a vocation à servir de marque ombrelle à ce type de services d'appui à la recherche historique. Dans un premier temps Proquest a rendu accessible dans History Vault des fonds d'archives américains sur le mouvement pour l'émancipation des populations de couleur aux USA et un autre corpus couvrant l'histoire diplomatique de la guerre du Vietnam. En rachetant il y a quelques mois la firme University Publications of America, Proquest a acquis d'importants ensembles d'archives historiques thématiques. Le JISC (Joint Information Systems Committe, www.jisc.ac.uk) vient d'annoncer le lancement du site Connected Histories (www.connectedhistories.org) dont il a financé le développement. Trois universités, the University of Hertfordshire, the University of London (Institute of Historical Research), et theUniversity of Sheffield avaient la responsabilité opérationnelle du projet. Le but de Connected Histories est de mettre à disposition de la recherché historique un ensemble de corpus de documents interrogeables au travers d'une interface unique. La collection de documents rassemble entre autres les fonds de presse britannique du XIXème. siècle, des archives judiciaires, les archives parlementaires ainsi qu'une dizaine d'autres sources. Certains de ces fonds sont en libre accès, d'autres sont accessibles sur abonnement. En septembre prochain la British Library rendra disponible sur le site Connected History 65 000 livres numérisés tandis que JSTOR donnera accès à un important fonds de brochures et prospectus du 19ème siècle. L'originalité du projet tient au fait que ce corpus reste virtuel : les fonds d'archives numérisés résident sur les différents sites des institutions participant à l'opération. Mais l'application offre un accès intégré : l'ensemble des fonds documentaires accessibles sur Connected History a été indexé grâce à des outils d'analyse sémantique pour constituer une indexation unique des lieux, des personnes citées et des dates. Il est ainsi possible de retrouver dans ce corpus virtuel en une seule recherche toutes les informations sur un personnage historique ou une institution. Le texte intégral des documents peut aussi être exploité par mot clé au sein d'une recherche fédérée.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Pour les acteurs du marché de l'information et de la connaissances, il sera intéressant de se reporter dans le chapitre consacré aux Technologies de l’information et de la communication, les fiches : 14. Technologies réseaux sans fil 16. Objets communicants 17. Technologies 3D 18. Interfaces homme-machine 24. Technologies de numérisation de contenus 26. Virtualisation et informatique en nuages 28. Valorisation et intelligence des données 29. Portail, collaboration et communications unifiées
Source : http://www.industrie.gouv.fr/tc2015/
Largement reprise par la presse nationale et internationale, à l'origine d'un « buzz »
très dense dans les derniers jours de février, l'annonce par Google de la plus
importante modification de son algorithme depuis son lancement a pour objectif
de faire en sorte que les résultats de première page affichés à l'issue d'une
recherche ne renvoient pas à des contenus de mauvaise qualité. Pour l'instant
cette modification ne concerne que les algorithmes qui sont au cœur du site www.google.com, et non ceux sur lesquels s'appuie Google.fr. Cette modification impacterait de façon substantielle les pages de résultats pour 12% des requêtes. Non formulé explicitement, le but de Google est de limiter l'impact sur les résultats de recherches des « fermes de contenus » (Content Farms) qui produisent à la demande des matériaux textuels ou vidéo de faible qualité.
Cette actualité renvoie à deux problématiques essentielles (y compris dans un contexte professionnel) : dans quelle mesure et sur quels critères le moteur de recherche distingue-t-il « bons » et « mauvais » contenus ? Les Content Farm peuvent-elles prospérer dans le champ de l'information professionnelle ?
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Autonomy, la firme britannique basée à Cambridge, qui est le leader mondial des outils de recherche (search technologies) et d'analyse sémantique a publié hier des résultats excellents pour 2010. La bourse (Autonomy est coté à Londres) qui boudait le titre Autonomy a salué ces résultats par une hausse de 6,8% de l'action. Autonomy a enregistré l'an dernier un chiffre d'affaires de 870 millions de dollars (632,8 M€) en hausse de 18% sur 2009, avec une forte croissance endogène (+17%). La marge opérationnelle est de 43% sur CA et est orientée à la hausse (45% au dernier trimestre 2010). Le résultat net avant impôt est de 379 M$ (275 M€).
Le communiqué Autonomy livre aussi quelques indications intéressantes : la valeur du contrat moyen par client est de 790 000 $ (575 000 €), 94 contrats signés en 2010 dépassent le cap du million de dollars. La firme a augmenté de 16% son budget de R&D. Elle détient dans ses caisses 1,061 milliards de dollars de cash et n'a aucune dette ! Ce qui intrigue les analystes financiers suivant le titre...
Source : Information issue de GFII 360 (Michel Vajou). Plus d'information sur AMICO, le réseau social du GFII.
Le programme des Investissements d’avenir accorde une large place aux technologies de l’information et de la communication (TIC) autour de deux priorités : le développement des réseaux à très haut débit et le soutien aux usages, contenus et services numériques innovants. Il représente une formidable opportunité de renforcer l’industrie française des TIC dans plusieurs secteurs stratégiques, en particulier la nanoélectronique, le logiciel embarqué, l’informatique en nuage (« cloud computing ») et la télésanté. Ce programme est coordonné par le Commissariat général à l’investissement sous l’autorité du Premier ministre.
Détail des consultations sur : http://www.achatpublic.com/accueil/caissedesdepots/online2fr/index.php#
LexisNexis, filiale du groupe Reed Elsevier a annoncé début avril le rachat au groupe EMC2 (une grande société de services informatiques américaine, 23,5 Md. $ de revenus anticipés pour 2013) de la technologie RSA Security's, un outil de « Knowledge Based Authentification » (KBA). LexisNexis indique que cette technologie lui permettra de « renforcer son leadership sur le marché des services en ligne de détection de fraude et de vérification d'identité ». Au début de cette année, LexisNexis avait pourtant cédé au groupe Symphony, pour une somme estimée à 300 M $ (225 M. €) ses bases de données de « screening » mettant en œuvre des technologies de première génération en matière de gestion des identités. Le rachat de la technologie RSA – KBA par LexisNexis illustre un saut qualitatif dans les outils de gestion des identités. Sur ce marché, la division LexisNexis Risk Solution se retrouve en compétition avec de grands groupe internationaux tels Experian, Equifax, Axciom, qui ne figuraient pas jusque là dans son environnement compétitif.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Deux actualités récentes, de nature différente, illustrent deux facettes des évolutions en cours s'agissant de la diffusion de l'information sur les sociétés cotées. Bloomberg a annoncé le 4 avril que sa plate-forme d'information financière allait intégrer les fils Tweeter des entreprises (des sociétés cotées, mais pas uniquement) qui choisiront de diffuser des informations financières « sensibles » sur ce média. Cette annonce Bloomberg relative à Twitter intervient au lendemain de la publication le 2 avril par la SEC, la Securities and Exchanges Commission, (SEC, www.sec.gov), l'autorité de tutelle des marchés financiers américains, d'un nouveau code de bonnes pratiques de diffusion de l'information « sensible », celle pouvant avoir un impact sur les marchés financiers. Le « Disclosure », c'est à dire la diffusion d'une information – le plus souvent résultant des obligations légales de transparence des sociétés cotées – sur les réseaux sociaux sera valide pourvu que les sociétés concernées aient publiquement affiché (par un communiqué de presse ou une mention sur le site Internet et une déclaration à la SEC) la possibilité que des informations sensibles soient diffusées par ces nouveaux vecteurs de type Tweeter ou Facebook. La deuxième actualité concerne une plainte déposée devant un tribunal de New-York le 4 avril par un ex-employé de Thomson Reuters, licencié après avoir signalé au FBI que son employeur diffusait certaines informations sensibles à ses clients payant un service « premium » deux secondes avant la reprise plus large de ces mêmes informations sur les fils Thomson Reuters. Ce qui constituerait une infraction aux règles en vigueur de Disclosure, qui supposent une égalité parfaite de tous les investisseurs dans l'accès à des information sensibles.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Reed Tech, division de LexisNexis, elle même filiale de Reed Elsevier, a annoncé le 3 janvier le lancement du nouveau service Reed Tech Patent Advisor. Patent Advisor est la marque sous laquelle Reed Tech développe ses services analytiques d'information brevet. Cette nouvelle offre de services d'intelligence économique exploitant les fonds de brevets a été développée en partenariat avec la firme américaine PatentCore, une start-up créée en 2011, qui connaît un fort succès avec ses outils analytiques. A l'évidence Reed Elsevier s'intéresse à PatentCore mais ses fondateurs estiment sans doute qu'un développement autonome, n'excluant pas des accords de partenariat, est susceptible de créer à leur bénéfice plus de valeur. D'autant que le partenariat avec Reed Tech n'est pas exclusif. LexisNexis est depuis l'origine (à la fin des années 70, opérant alors sous le nom de Mead Data Central, MDC) un important fournisseur d'information brevets « primaire ».
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Le CFC, Centre français du droit de copie (www.cfcopies.com) vient d'annoncer le lancement de la plate-forme de distribution Distre-Presse. Il s'agit d'un outil qui sur la base des contenus de presse (en flux, sans archives) chargés sur le nouvelle plate-forme facilite la réalisation de panoramas de presse numériques en permettant la « découpe » et l'accès aux articles numérisés. Le communiqué du CFC indique que « le service est exclusivement dédié aux prestataires de veille média (Type Argus de la Presse ou TNS et Presse Index, filiale du groupe international Kantar ) ». Mais il s'agit néanmoins pour le CFC d'un positionnement stratégique nouveau, puisque d'organisme de perception de droits liés aux usages de reprographie et de copie numérique, le CFC devient avec Distre-Presse un agrégateur virtuel de contenus de presse. Même si l'initiative ne vise pas à ce stade l'utilisateur final, elle risque de mécontenter les agrégateurs « historiques » (EDD, CD-Rom SNI) qui opèrent sur le même créneau. Le CFC, s'agissant de contenus numériques, ne peut agir que dans le cadre d'accords avec les éditeurs de presse. Ce qui signifie que ceux-ci soutiennent, voir ont initié, l'initiative Distre-Presse.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
IHS,Inc. N°1 mondial de l'information technique et des services d'intelligence économique sectoriels ou généralistes, vient d'annoncer deux nouvelles acquisitions de nature très différente qui illustrent l'ampleur de sa palette de métiers. Les montants de ces acquisitions ne sont pas communiqués et IHS indique qu'elles n'auront pas d'impact significatif sur ses résultats financiers, mais que l'une comme l'autre sont considérées comme « stratégiques ». Par ailleurs IHS a publié de très bons résultats financiers pour son exercice 2012 clos le 30 novembre 2012, franchissant le cap des 1500 M$ (1150 M€) de revenus annuels. En développant des services d'intelligence économique sur la base d'un fort ancrage dans l'information technique sectorielle, IHS a construit un modèle économique solide et générateur d'une croissance durable et d'une rentabilité élevée. Son cours de bourse à été multiplié par 2,4 en 4 ans.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Trois actualités très différentes relatives à Thomson Reuters illustrent trois facettes de l’innovation au sein de l’industrie de l’information. La première de ces actualités est relative à Thomson Financial : le service offert par Thomson inclut désormais un module développé par la firme MarketPsych qui, à partir de logiques de text mining, restitue sous forme d’indicateurs les « sentiments du marché ». La seconde concerne Thomson Reuters Science : reprenant les concepts qui ont fait le succès du Journal Citation Reports (JCR), Thomson introduit le Data Citation Index, qui permet de mesurer l’impact en termes de citation et de réutilisation de jeux de données (Data Sets) issus de la recherche. Enfin Thomson Reuters vient d’annoncer le rachat du fournisseur de services d’intelligence économique Zawya, couvrant la région du proche Orient et de l’Afrique du nord.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La firme californienne d’étude et de conseil Outsell, Inc. (www.outsellinc.com), qui compte une soixantaine de consultants et est la principale source d’analyses sur l’industrie de l’information au plan international (même si son focus privilégie le suivi des marchés américains) vient d’annoncer l’ouverture d’un bureau à Londres, confié à Thomas Peyerl, un ancien de Wolters-kluwer et de Springer Business+Media. Cette nouvelle recrue a pour mission explicite de développer les ventes et l’activité d’Outsell en Europe et à l’international.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
IHS le N°1 mondial de l’information technique et des services d’intelligence économique sectoriels vient d’annoncer le rachat pour 28 M$ (21,8 M€) de la firme Xédar. Basé à Arveda (Colorado) Xédar est un producteur de bases de cartographie numérique et de SIG (services d’information géographiques). Xédar utilise des données d’imagerie spatiale et terrestre recueillies sur différents spectres (imagerie infrarouge etc.) pour fournir des cartes numériques et des SIG aux administrations et entreprises américaines. L’offre de Xédar va s’articuler sur les bases de données factuelles d’IHS à couverture mondiale sur les sites d’extraction d’énergies fossiles. Les données cartographiques et géographiques numériques sont des ressources transversales qui peuvent permettre de visualiser (donc d’interpréter) des données géolocalisées de tous types. Depuis le début de l’année 2012, IHS qui a annoncé disposer d’une ligne de crédit de 1 Md. $ pour ses acquisition à finalisé 8 opérations de rachat.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Les brevets portent sur des domaines très variés : logiciel de présentation, serveurs lame, collecte de données, gestion de la montée en charge des serveurs, performance réseau, vidéo conférence, administration des courriers électroniques, messagerie instantanée. Mais il y a surtout une série de brevets ayant trait à la téléphonie mobile qui devraient aider Google à soutenir les fabricants de terminaux Android dans leur bras de fer avec Apple.
Ce n’est pas la première fois que Google acquiert des brevets auprès de Big Blue. Entre juillet et septembre 2011, plus de 2 000 brevets ont été achetés par Google. En octobre 2010, le géant de Mountain View avait également acquis toute une série de brevets liés l’automobile qui ont servi à l’élaboration du prototype de voiture autonome sur lequel Google planche depuis plusieurs années.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’éditeur allemand Springer, plus connu pour être le N°2 de l’édition scientifique mondiale, est aussi un fournisseur de services d’information sectoriels. Dans le nom complet de l’éditeur (Springer Science + Business Media) le vocable « Business Media » recouvre cette activité d’information professionnelle. C’est cette division qui vient de signer un partenariat éditorial avec la firme Asia Briefing qui fournit des services d’intelligence économique (information réglementaire, légale, économique) pour les sociétés occidentales développant des activités en Chine. La pénétration du marché de l’édition chinois est difficile et passe pour les éditeurs occidentaux par des rachats ou des coopérations avec des opérateurs locaux. C’est la logique suivie par Springer en s’alliant avec Asia Briefing. Ce dernier jusqu’ici focalisé sur le suivi de l’économie chinoise devrait étendre son offre en couvrant des économies comme celles du Viet-Nam ou de l’Inde. Springer développera aussi une offre d’e-books et d’impression à la demande sur la base du catalogue d’Asia Briefing
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
5ème numéro de la revue Sécurité & Stratégie publiée par le Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises. Le CDSE vise à fédérer les expériences des professionnels de la sécurité et de la sûreté au sein des plus grandes entreprises de ce pays.
Au sommaire du dossier consacré à l’entreprise face aux fuites de données :
Pour commander la revue sur le site de la Documentation Française, cliquez ici.
Source : Information publiée sur le Spot Intelligence économique du réseau du GFII sur AMICO - Le réseau social du GFII
L'information : l'actualité rapproche deux annonces. Le 7 mars Thomson Reuters a lancé la commercialisation de services de dépêches d'actualité produits par Reuters, sa filiale historique qui, avec l'AFP et Associated Press, est l'une des trois grandes agences de presse internationales. L'innovation tient au fait que ces fils de dépêches seront spécifiquement profilés pour répondre aux besoins des clientèles de juristes, de fiscalistes, de scientifiques qui sont par ailleurs clients de Thomson Reuters Professionnal. De son côté la société américaine IHS, N° mondial de l'information technique, annonçait le 3 mars le lancement d'un nouveau service baptisé IHS Energy Executive Insider destiné aux « décideurs » des secteurs de l'énergie et incluant dans une palette d'outils d'intelligence économique, un fil de dépêches centré sur les questions énergétiques. Ces deux annonces mettent en relief le fait que même si leur marché traditionnel - les médias - se rétrécit, les dépêches d'actualité restent un outil essentiel d'intelligence économique. Mais l'initiative d'IHS souligne aussi le fait que dans le cadre de cette valorisation sectorielle des dépêches d'actualités, les agences traditionnelles comme Reuters feront face à de nouveaux concurrents. L'analyse de la Dépêche : L'annonce de Thomson Reuters (www.thomsonreuters.com) n'est pas une surprise. Alors que le chiffre d'affaires de l'activité d'agence de presse Reuters continue de s'éroder (de 3 à 4% par an sur les trois derniers exercices), le groupe avait annoncé en février dernier la nomination de Stephen Adler, venu du Wall Street Journal, à la tête de l'activité d'agence. La feuille de route de ce dernier était claire : créer des synergies entre cette activité d'agence de presse et les activités d'édition professionnelle regroupées au sein de Thomson Reuters Professionnal. Il s'agit donc de vendre auprès des cibles de clientèles sur lesquelles Thomson Reuters Professionnal à de fortes positions de marché des « news » spécialisées. Les juristes, les fiscalistes, les professions comptables, les scientifiques se verront proposer dans le cadre des plates-formes sectorielles de Thomson Reuters (Westlaw, Checkpoint, Thomson Web of knowledge) des fils de dépêches d'actualité spécifiquement calibrés pour répondre à leurs besoins. Stephen Adler indique : « l'idée est de mettre les dépêches d'actualité au cœur de nos offres (...) Déjà des journalistes de l'agence travaillent étroitement avec les responsables de nos offres professionnelles pour faire converger de façon intelligente les news, les documents de fond et les données spécialisées ».
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Bernard Carayon a dévoilé le 12 janvier une proposition de loi sur le secret des affaires, soutenue par 124 députés. L'intégralité du texte de loi est disponible sur le site du think-tank de Bernard Carayon Prometheus.
L'éditeur scientifique français EDP Sciences a annoncé hier le déploiement d'EDP Open, son nouveau portail « Open Access ». Le site est accessible à l'adresse www.edp-open.org. Le portail donne accès à 9 revues EDP en libre accès, dont la dernière, Manufacturing Review, vient d'être lancée. Le site donne aussi un accès libre à plus de 70 000 articles scientifiques provenant de revues sous abonnement publiées par EDP Sciences, et qui sont, soit libérés des contraintes de l’embargo, soit qui ont déjà été publiés en OA (« Open Access Option »). Enfin, le site procure un accès à des centaines de conférences publiées également en Open Access.
Basé aux Ulis (91) et à Paris, le groupe EDP Sciences est composé notamment de 3 sociétés d’édition : EDP Sciences, EDP Santé et Les Éditions EDK. Le total de son chiffre d’affaires a été de 14M€ en 2012 pour un effectif de 95 personnes en France. Le groupe publie plus de 55 revues scientifiques dans les sciences physiques, la mathématique, les sciences du vivant et de l’environnement, l’énergie, les matériaux et les sciences de l’ingénieur, la santé et les sciences biomédicales. Il publie aussi 20 magazines professionnels, des actes de conférences (www.webofconferences.org) et des livres.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L'évolution sur 2012 des catalogues de revues des grands éditeurs scientifiques illustre une large conversion de ces éditeurs au Gold Open Acess, permettant de créer de nouvelles revues en accès gratuit, le modèle économique reposant sur des droits de publication (Author Fees) facturés aux auteurs ou à leurs institutions de rattachement. 9 des 12 titres lancés par Elsevier depuis juin dernier le sont en Gold OA. 17 des 20 nouvelles revues publiées en 2012 par le groupe Springer (prenant en compte Springer stricto sensu et sa filiale BioMed Central) le sont en Gold OA. Chez Wiley-Blackwell la moitié des 16 titres lancés cette année le sont en suivant la «voie dorée». Cette conversion rapide des grands éditeurs au Gold OA s'explique par leur volonté de capter les importantes réserves de croissance du modèle économique «Author Pays» et d'absorber une masse d'articles scientifiques en forte progression au plan mondial. Ces créations de revues en libre accès reflètent aussi de nouvelles stratégies compétitives entre ces grands éditeurs pour capter ces réserves de croissance. C'est de France qu'est venu la seule critique à cette généralisation du Gold OA. Dans une déclaration du 27 juillet dernier, trois sociétés savantes françaises de mathématiques (Société française de statistique / SFdS, Société de mathématiques appliquées et industrielles / SMAI, Société mathématique de France / SMF) mettaient en garde les pouvoirs publics et la communauté scientifique française sur les effets pervers que pourraient engendrer l’adoption du modèle de lavoie doréecomme solution pour lelibre accès aux résultats scientifiques. Elles demandait aux pouvoirs publics d’engager une réflexion sur les nouveaux modes de diffusion de la science et d’y associer les chercheurs.
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Le registre international d’identifiants de chercheurs ORCID (Open Researcher and Contributor Identifier) a été lancé opérationnellement la semaine dernière. Porté par le consortium ORCID, qui regroupe à ce jour 300 membres issus de 40 pays, ce registre normalisé et ouvert a pour ambition d’attribuer à chaque chercheur – et sous le contrôle de celui-ci – un identifiant unique et non ambigu. Des éditeurs scientifiques (Elsevier, The Nature Publishing Group, Thomson Reuters Science…), des organismes de recherche, des agences de financement ont été les premiers adhérents du consortium ORCID créé en 2010. Se situant à l’intersection de la problématique des métadonnées associées aux produits de la recherche et de la question toujours sensible des données personnelles nominatives, le registre ORCID est un projet majeur et transversal pour toutes les communautés de la recherche et ce au plan international.
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C’est une première qui fait grand bruit dans la communauté scientifique. Elsevier a rendu public en libre accès, le 10 septembre (1), dans la revue Physics Letters B, les deux articles qui relatent la confirmation le 4 juillet dernier par les chercheurs du CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire) de l’existence du Boson de Higgs. Dans le courant de l’été, le consortium SCOAP3 (2) initié par le CERN en 2007, avait annoncé les résultats de son premier appel à propositions auprès des éditeurs pour faire basculer dans un modèle de « Gold Open Access » (gratuité intégrale ou partielle d’une revue) les plus importantes revues en physique des hautes énergies. SCOAP3 a indiqué dans le même communiqué avoir collecté 87% des 10 millions de dollars annuels nécessaire pour pérenniser le modèles économique original de la publication scientifique qu’il propose. Ce lancement opérationnel de SCOAP3 intervient alors que le débat sur l’Open Access reste vif, en particulier autour du modèle « doré » (Gold Open Access) préféré par les éditeurs.
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Springer Science + Business media a publié hier un étonnant et inhabituel communiqué (1) d’excuse indiquant : « Nous souhaitons remercier la communauté de le recherche pour avoir attiré notre attention sur plusieurs défauts dans notre base Springer Images. Bien que nous fassions tout notre possible pour fournir des produits et services de haute qualité au bénéfice des communautés scientifiques, il nous arrive de faire des erreurs, et nous voudrions nous excuser pour celle que nous avons faite dans ce cas précis ». Si le communiqué Springer ne précise pas de quelle erreur il s’agit, une simple recherche sur Internet permet de découvrir que depuis le début juin, de chercheurs ont protesté contre la revendication par Springer d’un copyright sur des images qui avaient initialement été publiées dans des revues BioMed Central (filiale Open Access de Springer), images illustrant des article scientifiques publiés – y compris les figures – sous licence Creative Commons. Lancée par quelques billets de blog (2) cette polémique a pris une ampleur telle que Springer a cru bon de publier le communiqué déjà cité. Cette polémique est dommageable pour Springer, qui s’est toujours voulu un allié des chercheurs dans leur combat pour l’Open Access.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le débat sur l’Open Access, que l’on avait cru apaisé, est entré dans une nouvelle phase active qui ravive les tensions. Trois fronts pour ces nouveaux débats : Etats-Unis, Royaume-Uni, Union Européenne. Aux Etats-Unis, une pétition publique, lancée il y a trois semaines et adressée à la Maison Blanche vient de franchir le cap des 25 000 signatures citoyennes, ce qui va obliger (le droit américain le veut ainsi) l’administration Obama à prendre officiellement position. La pétition demande à la présidence de soutenir le principe d’un mandat de dépôt obligatoire des articles issus de recherches financés sur fonds fédéraux. En Grande-Bretagne, David Willetts, le très conservateur ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a surpris en prenant le 13 mai dernier une position politique très nettement en faveur de l’Open Access (cf. ci-dessous Verbatim 1), même s’il affirme la nécessité de préserver la valeur ajoutée apportée par les éditeurs scientifiques. Au niveau européen, c’est Nelly Kroes, Commissaire en charge de la société de l’information, lors de la journée d’étude du 29 mai à Bruxelles rendant compte de l’étude PEER, qui a prononcé un discours (cf. Verbatim N°2 ci-dessous) remarqué où elle se prononce sans ambigüités en faveur de l’Open Access. Deux documents importants dans le cadre de ce débat, le rapport Finch en Grande-Bretagne et le rapport final de l’étude PEER devaient être rendus publics d’ici à la fin juin. Les éditeurs scientifiques s’inquiètent de ce qui apparaît de plus en plus comme un consensus politique autour de la nécessité de maximiser par l’Open Access l’impact de la recherche financée sur fonds publics et prennent diverses initiatives pour créer des contre-feux.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L'impact de la recherche universitaire a depuis longtemps été mesuré en utilisant les citations, sur la base desquelles est calculé statistiquement le facteur d'impact d’une revue donnée. Les publications individuelles sont alors évaluées, non en tant que telles, mais selon le plus ou moins grand facteur d’impact de la revue qui accueille cette publication. Mais le facteur d'impact est calculé au niveau de la revue - pas au niveau de l'article. L’évaluation d’un article donné, et surtout la mention de celui-ci dans d'autres documents qu'un article "citant", suppose de nouvelles métriques qui aillent au-delà du Science Citation Index (un produit de Thomson Reuters Scientific). Des approches basées sur des algorithmes exploitant automatiquement les corpus d’articles scientifiques semblent offrir des possibilités nouvelles d’évaluer plus précisément l’impact réel d’un article.
Dans ce champ nouveau le service Altmetric.com est considéré comme l'un des plus matures des multiples Web Services qui travaille sur cette notion d'impact scientifique au niveau de l’article - il agrège les mentions d’un article sur Twitter, ses occurrences sur des sites de médias sociaux, sa mobilisation dans les gestionnaires de référence bibliographiques type Zotero, sa présence (de l’article scientifique) sur des sources d'information grand public et des blogs spécialisés. Altmetric effectue ces traitements pour les articles publiés par BioMed Central (un éditeur qui suit exclusivement un modèle économique d’Open Access).
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
“Are publishers waking up from their dream about apps?” (1) c’est le titre d’un billet provoquant paru le 7 mai dernier sur le site gigaom.com (site américain d’actualité et d’analyse spécialisé sur l’économie des contenus numériques). Ce billet rend compte d’un autre article, plus long, titré « Why publishers don’t like Apps » (2), et sous-titré “The future of media on mobile devices isn't with applications but with the Web”, signé du rédacteur en chef de la prestigieuse revue « MIT Technology Review » (une revue de vulgarisation technologique haut de gamme publiée par le non moins prestigieux Massachussetts Institute of Technology). Dans cet article Jason Pontin (c’est son nom) explique pourquoi après avoir été parmi les premiers titres disponibles sur l’App store Apple, la MIT Technology Review a décidé de mettre fin à son application iPad et de diffuser (gratuitement) ses contenus sous forme d’un fil RSS, les contenus étant formatés en HTML5. Seul parmi les grands éditeurs de presse, le Financial Times avait fait le même choix de contourner la coûteuse médiation de l’« App store » en déclinant ses contenus (payants) au format HTML 5. La prise de position du dirigeant de la MIT Technology Review est-elle un phénomène isolé ou un signe avant coureur d’une désaffection des éditeurs pour la diffusion iPad ? Les arguments de Jason Pontin semblent forts et pourraient convaincre d’autres éditeurs.
(1) http://gigaom.com/2012/05/07/are-publishers-waking-up-from-their-dream-about-apps/
(2) http://www.technologyreview.com/business/40319/
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII.
A l’automne 2011 l’éditeur scientifique Springer (www.springer.com) et la European Mathematical Society ont annoncé un partenariat pour rendre the Encyclopedia of Mathematics librement accessible sans souscription et pour transformer son processus éditorial en faisant de cette encyclopédie, qui est un « must have » pour la communauté internationale des mathématiciens, un « wiki » pour lequel quiconque pourra soumettre un projet d’article. Comme pour une revue scientifique « peer reviewed » un comité éditorial valide les contributions avant publication. Dans le même temps la version imprimée (la collection complète était vendue un peu plus de 2000 € par Springer) cessait d’être éditée. Un premier bilan des six premiers mois de cette nouvelle offre gratuite en ligne indique que sur cette période 500 000 visites ont été enregistrées sur le site dédié www.encyclopediaofmath.org.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
A l’automne 2011 l’éditeur scientifique Springer et la European Mathematical Society ont annoncé un partenariat pour rendre the Encyclopedia of Mathematics librement accessible sans souscription et pour transformer son processus éditorial en faisant de cette encyclopédie, qui est un « must have » pour la communauté internationale des mathématiciens, un « wiki » pour lequel quiconque pourra soumettre un projet d’article. Comme pour une revue scientifique « peer reviewed » un comité éditorial valide les contributions avant publication. Dans le même temps la version imprimée (la collection complète était vendue un peu plus de 2000 € par Springer) cessait d’être éditée. Un premier bilan des six premiers mois de cette nouvelle offre gratuite en ligne indique que sur cette période 500 000 visites ont été enregistrées sur le site dédié www.encyclopediaofmath.org.
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A l’automne 2011 l’éditeur scientifique Springer et la European Mathematical Society ont annoncé un partenariat pour rendre the Encyclopedia of Mathematics librement accessible sans souscription et pour transformer son processus éditorial en faisant de cette encyclopédie, qui est un « must have » pour la communauté internationale des mathématiciens, un « wiki » pour lequel quiconque pourra soumettre un projet d’article. Comme pour une revue scientifique « peer reviewed » un comité éditorial valide les contributions avant publication. Dans le même temps la version imprimée (la collection complète était vendue un peu plus de 2000 € par Springer) cessait d’être éditée. Un premier bilan des six premiers mois de cette nouvelle offre gratuite en ligne indique que sur cette période 500 000 visites ont été enregistrées sur le site dédié www.encyclopediaofmath.org.
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Dans un discours prononcé à Rome lors d’une conférence le 11 avril dernier, Nelly Kroes, commissaire européen en charge de la société de l’information, se prononce très fermement en faveur d’une politique communautaire de libre accès aux publications scientifiques issues des recherches financées sur fonds publics. Ce discours intervient alors que devraient être publiées dans les prochaines semaines une communication et des recommandations de la Commission sur ce thème. Si cette communication reflète, ce qui est probable, les conclusions de Mme Nelly Kroes, l’institution européenne devrait préconiser des politiques publiques imposant des mandats de dépôt en archives ouvertes. Cette évolution de la Commission interviendrait alors qu’aux Etats-Unis un projet de loi bipartisan a été déposé en février, le Federal Research Public Access Act, qui suscite un vif débat, et qui instituerait une obligation de dépôt en archives ouvertes des articles issus de projet de recherche conduits sur fonds publics.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L'information : STM, l’association internationale des éditeurs scientifiques (www.stm-assoc.org) a publié le 8 mars un communiqué (1) qui affirme la neutralité des éditeurs membres de l’association face au développement de l’édition en open-access Gold (voie dorée, dont le modèle économique repose sur une diffusion gratuite mais l’imputation de frais de publication aux auteurs). Tous les grands éditeurs (Elsevier, Springer, Wolters Kluwer) ou moins grands (le français EDP Sciences) ont signé ce texte. Alors que le thème de l’Open Access a généré de vifs débats, les éditeurs se sont ralliés à l’idée que le « Gold Open Access» était un modèle économique viable et qui recelait pour eux d’importantes réserves de croissance.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’éditeur Cell Press, une filiale d’Elsevier, annonce le lancement d’une nouvelle revue en Open Access intégral baptisée Cell Reports. Cette annonce est importante à plusieurs titres. D’une part, à l’instar de Nature ou de Science, la revue Cell, titre phare de l’éditeur Cell Press qui publie une quinzaine de titres en biologie, est l’une des revues les plus prestigieuses dans son domaine scientifique. Qu’Elsevier choisisse avec Cell Reports de lui donner un « double » suivant intégralement le modèle économique d’Open Access a une réelle portée symbolique. Au sein du groupe Elsevier, Cell Press avait déjà une politique d’accès relativement ouverte puisque tous les articles paraissant dans la revue phare sont librement accessibles après une période d’embargo de 12 mois. 24 000 articles sont ainsi stockés dans une archive ouverte Cell Press. Si Cell Press bénéficie au sein d’Elsevier d’une grande liberté d’action, cette initiative sera à juste titre perçue comme le signe de l’évolution d’Elsevier sur la question de l’édition en Open Access. Tous les éditeurs scientifiques ont compris d’une part que l’Open Access ne menaçait pas le modèle économique de leurs revues sur abonnement, et d’autre part que le lancement de titres en Open Access pourrait permettre de capter de nouvelles réserves de croissance, en mettant à disposition des articles qui en raison de leur nombre croissant ne peuvent trouver place dans les revues sur abonnement. Le débat sur l’Open Access a changé de base puisque la plupart des annonces récentes (celles de Springer, Nature, Wolters-Kluwer, Wiley) relatives à la création de nouvelles revues en libre accès émanent d’éditeurs « for profit ». Elsevier a été jusqu’à une date récente très fortement identifié comme l’un des principaux acteurs de l’opposition à la publication en Open Access (même si le N°1 mondial s’acquitte scrupuleusement des mandats de dépôt en archive ouverte telle Pubmed). L’initiative de Cell Press a pour Elsevier tout d’un ballon d’essai.
Source : Information issue du Spot Libre Accès et édition, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Versita est une enseigne peu connue : pourtant, fondé en 2002, cet éditeur scientifique basé à Londres affiche un catalogue de plus de 200 revues scientifiques en Open Access. L’éditeur allemand De Gruyter (www.degruyter.com) vient d’annoncer le rachat de Versita pour un montant non publié. Le communiqué de De Gruyter indique que ce rachat en fera le N°3 mondial de l’édition de revues scientifiques « peer-reviewed » suivant un modèle économique « authors pay ». De Gruyter est une maison d’édition savante fondée en 1749, basée à Berlin. C’est une enseigne prestigieuse mais discrète : aucune donnée sur le chiffre d’affaires de cet éditeur de taille moyenne n’est disponible. Son catalogue de 265 revues « peer reviewed » couvrent des champs aussi variés que la théologie, la philosophie, la biologie, la chimie, la linguistique, les mathématiques, l’histoire, l’archéologie, le droit, la médecine. Walter De Gruyter est aussi présent sur le marché de l’édition savante au travers de ses filiales Mouton (éditions académiques, N°1 mondial dans les publications en linguistique) et K.G. Saur (usuels de référence – biographies et bibliographies - pour les bibliothèques).
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Un projet de loi, le Research Works Act, présenté par les sénateurs Darrell Issa and Carolyn Maloney au Congrès vise à interdire explicitement aux agences de recherches fédérales de conditionner leur financement de projets de recherche à la publication en libre accès des résultats de ces recherches. S’il n’est pas nommé le NIH (National Institutes of Health), l’organisme fédéral finançant la recherche biomédicale sur fonds publics, est dans le collimateur. Le NIH a très tôt plaidé pour une diffusion en Open Access des articles dérivant des recherches qu’il finance. Le Congrès américain a dans un législation antérieure approuvé la politique du NIH sous réserve du respect d’un embargo de six mois à compter de la première publication dans une revue scientifique « peer reviewed ». Aussi tôt connu le dépôt auprès de la commission de la réforme de l’Etat de la Chambre des représentants du Research Works Act, les partisans de l’Open Accces ont mobilisé leurs troupes pour sensibiliser les législateurs américains au pas en arrière que ce texte de loi ferait faire à la communication scientifique. The Association of American Publishers (AAP) et sa division “Professional and Scholarly Publishing” Division ont soutenu le Research Works Act. Alors que l’on croyait le débat sur l’Open Access apaisé, de plus en plus d’éditeurs “for profit” se ralliant à ce modèle, la proposition de loi américaine montre que le feu couvre encore sous la cendre.
Source : Information publiée sur le Spot Libre accès et édition sur AMICO - Le réseau social du GFII
S’il fallait un signe que les éditeurs scientifiques se tournent à la fois vers le modèle économique d’Open Access et vers les pays émergents, l’annonce faite hier par Wolters Kluwer est un « signal de veille » fort. Wolters Kluwer a annoncé le rachat pour un montant non précisé de l’éditeur indien basé à Bombay, Medknow PVT Ltd. Fondé en 1977, cet éditeur a un portefeuille de 155 revues dans le secteur biomédical, pur la plupart diffusées en ligne et accessibles en Open Access. Medknow PVT Ltd détient une forte part de marché dans l’édition médicale en Inde et en Asie du sud-est. Il est un partenaire important des sociétés savantes et des associations professionnelles locales pour la publication de revues. Il gère une archive ouverte de 70 000 articles. Le communiqué WK indique : « Cette acquisition accroit la présence de Wolters Kluwer dans l’édition axée sur la recherche médicale dans les pays en développement ; elle renforce une stratégie qui vise à accroître notre rôle dans la production de contenus locaux et à développer l’Open Access dans notre modèle économique ». (…) Les revues Medknow rejoindront un portefeuille de 300 revues destinées aux praticiens, publiées sous les marques Lippincott & Williams & Wilkins et d’autres revues fondées sur des partenariats avec des sociétés savantes. Ce rachat sera aussi, pour Wolters Kluwer Health, une opportunité de renforcer sa plate-forme de services en lignes Ovid destinée aux universités, aux bibliothèques et aux compagnies pharmaceutiques ».
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La Commission européenne a annoncé son intention de publier fin 2011 une Communication et une Recommandation sur l’accès et la préservation de l’information scientifique numérique. En préalable à la publication de cette recommandation, la Commission a lancé le 15 juillet une consultation en ligne (1) qui sera close ce vendredi 9 septembre. Par ses demandes très orientées, le questionnaire semble préfigurer une recommandation européenne officielle en faveur du libre accès (Open Access). L’ALPSP (Association of Learned and Professionnal Society Publishing, www.alpsp.org) invite ses membres à répondre à cette consultation en contrant l’idée que le libre accès à des articles ou des données serait la contrepartie du financement public de la recherche.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L'actualité rapproche deux informations apparemment de signe opposé. Elsevier a fermé le 15 avril sa plate-forme collaborative 2collab (www.2collab.com). 2collab, lancée à l'automne 2007, avait été l'une des toutes premières plates-formes collaboratives dans le domaine scientifique.
A la mi-mars un groupe de chercheurs de l'université d'Oxford a annoncé le lancement de Colwiz (www.colwiz.com) une plate-forme qui offre en libre accès une suite logicielle qui revendique la prise en charge de l'ensemble du flux de tâches de la recherche, y compris sa dimension collaborative. Le lancement de Colwiz pose lui la question de la place des logiciels libres dans la panoplie d'outils des scientifiques.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Ce rapport étudie comment les chercheurs au Royaume-Uni utilisent les revues électroniques, l'apport qu'elles représentent pour les universités et les institutions de recherche et leur contribution pour la productivité, la qualité et la valorisation des résultats de la recherche.
Source : http://www.rin.ac.uk/news/e-journals-their-use-value-and-impact-final-report
The Nature Publishing Group (NPG), qui publie la revue Nature et une cinquantaine d'autres revues scientifiques à très forte notoriété, vient d'annoncer le lancement d'une nouvelle revue électronique (sans équivalent imprimé) suivant un modèle économique « Open Access » entièrement financé par les frais de publication facturés aux auteurs des articles. Dans le même temps NPG publiait une déclaration « NPG position statement on open access access publishing and subscription business model » qui constitue une très franche réflexion sur l'articulation entre modèle économique basé sur l'abonnement et modèle économique « auteur-payeur ». Cette déclaration de principe illustre le fait que pour les éditeurs, le model d'Open Access recèle d'importantes réserves de croissance. Dans le même temps NPG est l'un des éditeurs dont les revues sont les plus chères et qui a dans ces dernières années augmenté (de 7% l'an) le plus ses tarifs. Au point qu'un bras de fer est engagé depuis juin dernier entre NPG et les bibliothèques rattachées à l'University of California (UC). Ces dernières contestent une augmentation importante du tarif proposé par NPG dans le cadre de la renégociation d'une licence globale. Les négociations n'ont pas abouti à ce jour et l'University of California depuis le 1er janvier s'est désabonnée de tous les titres NPG et appelle les chercheurs auteurs à boycotter les revues du groupe Nature.
Source : AMICO, La Dépêche du GFII (Michel Vajou). Une analyse détaillée de cette information est proposée sur AMICO, le réseau social du GFII.
Dans le magazine spécialisé britannique Resarch Information, la nouvelle responsable de Faculty of Thousands (un service de BioMed Central (filiale de Springer) et reponsable éditoriale de la revue The Scientist, fait le point sur la montée en puissance du post-publication reviewing et de ses liens avec les questions d'Open Access.
Source : http://www.researchinformation.info/features/feature.php?feature_id=301
Thomson Reuters Financial a annoncé le lancement d'une batterie d'indices visant à mesurer les performances sociales, environnementales et en matière de gouvernance des grandes sociétés cotées. La mesure de la performance en matière d'ESG (Environmental, social and corporate governance) est pour les entreprises cotées un enjeu croissant dans la mesure où les indices de performances dans ces domaines sont l'un des critères essentiels pour les fonds d' « investissement responsable » (Socially Responsible Investment). L'affichage de ces performances fait désormais partie intégrante de la communication des sociétés cotées. Ainsi le 22 avril le groupe Wolters-Kluwer a annoncé avoir été retenu pour la sixième année consécutive dans le « Top 100 » du Dow-Jones Sustainability Index qui distingue les grandes entreprises affichant les meilleures performances en terme de développement durable.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Dans une rare interview accordée à David Barroux, rédacteur en chef du quotidien économique Les Echos, entretien publié le 25 avril, Dan Doctoroff, CEO du groupe Bloomberg, livre les chiffres-clé sur le groupe qu'il dirige. Bloomberg étant une société américaine non cotée, elle échappe à l'obligation de publier ses comptes et ses rapports annuels. Les données publiées par Les Echos sont donc précieuses. Comme le relève l'article des Echos : « Alors que ses clients bancaires ont soit fait faillite, soit taillé dans leurs effectifs, la firme créée au début des années 1980 par Michael Bloomberg snobe la crise ». Quelques chiffres illustrent cette progression insolente de Bloomberg : entre 2007 et 2012, le chiffre d'affaires est passé de 5,6 Md. $ (4,3 Md. €) à 7,9 Md. $ (6 M€) soit une croissance moyenne annuelle proche de 7%. Pour 2013, Dan Doctoroff anticipe une croissance de l'ordre de 4%. Rappelons qu'en 2012 le grand rival de Bloomberg, Thomson Reuters Financial & Risk a enregistré un chiffre d'affaires de 7,2 Md. € (5,52 Md. €) en baisse de 1%. Bloomberg, longtemps N°2 mondial du secteur de l'information financière, fait donc désormais nettement la course en tête. Le parc de terminaux desservis par Bloomberg au plan mondial est passé de 268.000 en 2007 à 315.000 en 2012, soit une croissance moyenne annuelle de l'ordre de 3%. Le chiffre d'affaires progresse donc plus que le nombre d'usagers. Ce qui signifie que Bloomberg réussit à faire progresser d'année en année la dépense moyenne par client. (...) Malgré la crise, Bloomberg a continué à investir, passant de 10.600 salariés fin 2008 à 14.250 début 2013 (dont 2.400 journalistes répartis dans 146 bureaux). Et l'effectif d'ingénieurs et de développeurs de logiciels a bondi de 40 % en cinq ans pour atteindre les 3.000. Car, entreprise de contenus, Bloomberg est aussi une entreprise technologique. Ses services sont accessibles sur des terminaux dédiés. Le développement de Bloomberg passe aussi par un élargissement de la palette de contenus. En 2010, Bloomberg a lancé une offre d'information juridique, Bloomberg Law. En 2011 Bloomberg a racheté pour 990 M$ l'éditeur américain BNA (Bureau of National Affairs). Plus récemment il a racheté le magazine économique Business Week. Cette stratégie d'investissement est possible parce que non cotée en bourse, Bloomberg ne donne pas la priorité à la maximisation du résultat net (...).
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Hier a été lancée la Digital Public Library of America (DPLA, http://dp.la/ ), une initiative regroupant une douzaine de bibliothèques et entités américaines participantes. Parmi les plus importantes on signalera la Harvard Library, la New York City Library, le Smithsonian Institution, the National Archives and Records Administration. La DPLA, construite sur le schéma d'Europeana, est un « hub » qui permet d'accéder aux collections numérisées des entités participantes. Une « passerelle » permanente lie Europeana et la DPLA. Une des originalités de la DPLA est d'offrir un App Store, de façon à faciliter la réutilisation des contenus numériques présents sur le site DPLA.
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Le groupe Nature (qui publie la revue scientifique du même nom), vient d'annoncer le lancement au printemps 2014 d'un nouveau service simplement dénommé « Scientific Data », une plate-forme en ligne qui dans le cadre d'un modèle de « Gold Open Access » (exigeant des frais de publication de la part des auteurs) proposera un accès à des descriptions textuelles et enrichies de métadonnées de « Data Sets » (jeux de données). Dans un premier temps cette nouvelle plate-forme prendra sera limitée à certaines disciplines : sciences de la vie, sciences de l'environnement, recherche biomédicale.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Quelques jours avant l'annonce du rachat de Mendeley par Elsevier pour 53 M€ (cf. billet GFII360 du 9 avril dernier), l'ACS (American Chemical Society, www.acs.org) vient de lancer sa propre plate-forme collaborative baptisée ChemWorx. Cette dernière offre des fonctionnalités comparables à celles des plates-formes collaboratives telles Mendeley et Papers (cette dernière ayant été rachetée en novembre dernier par Springer). Ces outils permettent aux chercheurs de gérer leurs documentation scientifique, d'échanger des documents avec d'autres chercheurs, de faciliter le travail de rédaction d'articles scientifiques, y compris dans une perspective multi-auteurs. ChemWorx intègre aussi des solutions documentaires et rédactionnelles spécifiques au secteur de la chimie (comme la désignation des structures chimiques). La plate-forme permet aussi d'inclure des citations d'articles parus dans les revues de l'ACS. Le lancement de ChemWorx souligne l'importance nouvelle des plates-formes collaboratives dans l'offre de services aux chercheurs proposée par les grands éditeurs scientifiques. ChemWorx, qui sera accessible gratuitement aux 163 000 membres de l'ACS est aussi l'une des premières plates-formes collaboratives « verticale», dédiée à une discipline unique, ici la chimie (...).
Dans un communiqué distinct Chemical Abstract Services (www.cas.org) la division « services d'information » de l'ACS a annoncé un important accord avec l'éditeur scientifique Springer. Au terme de cet accord, CAS intégrera dans ses bases de données la description des protocoles expérimentaux et processus chimiques issus des articles parus dans les 165 revues en chimie publiées par Springer et ce depuis 1985.
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
L'Association of Business Media (ABMhttp://www.abmassociation.com), une association américaine créée en 1906, sera absorbée dans les mois qui viennent par la SIIA (Software and Information Industry Association, www.siia.net). L'ABM compte 250 membres représentant des entreprises du secteur de la presse professionnelle magazine, du secteur des salons professionnels, et des sites internet B-to-B thématiques. ABM estimait ne plus être financièrement viable. Les très graves difficultés de la presse professionnelle magazine outre-Atlantique (constat que l'on peut faire également en Europe) ont conduit à la fermeture de nombreux titres, à la disparition de certains éditeurs, à une plus grande concentration. La base d'adhérents d'ABM se contractait comme peau de chagrin. Ce rapprochement, qui devra être validée par une majorité des deux tiers lors d'une assemblée générale de l'ABM à la fin de ce mois, renforce le poids de la SIIA(elle même née il y a dix ans du rapprochement de l'IIA- Information Industry Association – et de la SIA – Software Industry Association). En janvier dernier la SIIA avait déjà annoncé l'absorption de la SIPA (Specialized Information Publishers Association) qui comptait 250 membres (éditeurs de newsletters payantes et de publications spécialisées) contre environ 500 pour la SIIA.
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Le Financial Times de ce matin annonce que le groupe Reed-Elsevier a acquis la firme Mendeley, qui offre aux chercheurs un outil de gestion de leurs propres bases documentaire, un outil d'aide à la gestion de la bibliographie de leurs articles et enfin un outil de « réseau social » qui permet aux scientifiques d'échanger entre eux des informations. Fondée en 2009 à Cologne, puis ayant migré à Londres à l'occasion d'une levée de fonds, Mendeley est l'une des plus éclatantes « success story » récentes dans le champ de l'information scientifique. Sa plate-forme réunit dans un outil collaboratif 2,5 millions d'utilisateurs. Depuis sa création, 385 millions de documents ont été échangés via Mandeley. Les 45 M£ (53 M€) payés par Reed Elsevier valorisent selon le FT chaque utilisateur de Mendeley à 23,5 € ; à titre de comparaison la capitalisation de Facebook correspond à une valorisation de chaque utilisateur à 41,2 €.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Scope eKnowledge Center (Scope, www.scopeknowledge.com), filiale du groupe Quattro, l'un des plus importants prestataires de BPO (Business Process Outsourcing ; externalisation de tâches) du sous-continent indien a annoncé avoir été retenu par John Wiley & Sons, l'éditeur américain, pour la production de résumés et d'indexation au niveau de chaque chapitre de ses collections d'ouvrages numérisés. Si de nombreux éditeurs professionnels externalisent une partie des tâches éditoriales auprès de partenaires à faible coûts de main d’œuvre, particulièrement en Inde pour les éditeurs professionnels anglophones, la quantification de ce phénomène reste difficile. Mais il est certain que comme Scope, les prestataires sur lesquels s'appuient les logiques d'outsourcing éditorial, deviendront demain des fournisseur de solutions logicielles spécialisées.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Selon le site d'information financière Bloomberg.com, Nielsen Holdings BV, la holding de droit néerlandais qui contrôle le groupe Nielsen (bases de données sur la grande consommation, mesure d'audience) a retenu la banque Crédit Suisse pour conduire la vente de sa division Nielsen Expositions, qui organise des salons et conférences professionnels. La mise en vente de ce portefeuille de salons était attendue dans la mesure où représentant seulement 3% du chiffre d'affaires de Nielsen, Nielsen Expositions n'avait plus sa place dans la stratégie du groupe, qui cherche à étendre aux nouveaux médias son leadership international dans la mesure d'audience. Nielsen Expositions a généré en 2011 (dernières données publiées) un chiffre d'affaires de 182 M$ (140 M€). Le marché des salons professionnels pèse (1) au plan mondial 25 milliards de dollars (19,4 M€) mais est très atomisé : le chiffre d'affaires cumulé des 10 premiers opérateurs de salons ne représente que 14% du marché mondial. En 2012 Reed Exhibitions est resté, avec 1051 M€ de revenus le N°1 mondial de ce secteur. Son suivant est le britannique Informa (621,8 M€ pour Informa Events). La Messe Frankfurt (qui entre autres organise la Foire Internationale du Livre de Francfort) serait N°3 avec 538 M€ de revenus. Enfin un autre britannique, UBM prend la quatrième place avec l'an dernier 507,9 M€ de revenus dans cette activité salons.
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La firme américaine IMS Health, leader mondial des bases de données marketing pour l’industrie du médicament avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 2,3 Md. $ (1,75 Md. €) , a annoncé le 12 mars le rachat de la firme Appature, Inc. Celle-ci fondée en 2007 et basée à Seattle est devenue un fournisseur important de services marketing pour les laboratoires pharmaceutiques basés sur les technologies du Cloud et le modèle économique de SaaS (Software as a Service). Alors que les logiques marketing de l'industrie du médicament sont en profonde évolution, Appature aide à analyser les données marketing internes et externes des laboratoires pour mieux profiler leurs investissements marketing et en diversifier les canaux. Cette acquisition, dont le montant n'a pas été publié, voit la convergence d'un acteur majeur du « Big Data » sur les données de consommations de médicaments (IMS Health, fondée en 1956 et opérant dans 145 pays) et un « nouvel entrant » misant sur les technologies du Cloud. Appature a depuis sa création en 2007 levé 9,6 M$ de fonds en deux opérations.
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La firme britannique Experian vient d'annoncer la création d'un nouveau service de Credit Bureau (fournisseur d'information de solvabilité sur les particuliers) en Australie. Cette création fait suite au vote en novembre 2012 du Privacy Amendment (Enhancing Privacy Protection) Bill qui a autorisé la création de « fichiers positifs » a parti de Mars 2013. Cette création se fera en partenariat avec 6 banques et institutions financières australiennes qui seront actionnaires minoritaires de la filiale locale d'Experian. Le marché de l'information de solvabilité sur les particuliers dans un pays donné est très dépendant de la législation locale. Jusqu'ici certains pays, comme la France, n'autorisent que la création de fichiers «négatifs» recensant les défauts de paiement avérés des particuliers. Dans d'autres pays (Grande-Bretagne, Etats-Unis, Allemagne, entre autres) la loi autorise ces «tiers de confiance» que sont les Credit Bureaus à constituer à leur frais des fichiers «positifs» renseignant tous les encours de crédit des particuliers, mais aussi parfois d'autres informations sur les revenus, le patrimoine, la structure des dépenses, la composition des ménages, etc. Ces Credit Bureaus fournissent une «note» de solvabilité, sur laquelle se fondent les organismes octroyant des crédits aux particuliers pour évaluer leur risque. En France la création du fichier positif devrait figurer dans un projet de loi consacré au crédit à la consommation, qui doit être présenté courant avril. Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon a lancé du 18 au 27 février dernier une consultation publique sur ce sujet. Un tour d'horizon global de ce marché souligne la place particulière d'Experian, qui avec 19 Credit Bureaus de par le monde est désormais de très loin le N°1 mondial de l'information de solvabilité sur les particuliers. Mais en confiant à la Banque de France la responsabilité de la création et de la gestion du fichier positif français, les pouvoirs publics ont clairement afficher leur opposition au modèle des « Credit Bureaus ».
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’American Chemical Society (ACS, www.acs.org) vient de publier ses comptes pour l’année 2012. Ces résultats sont toujours très attendus dans la mesure où l’ACS est la plus riche des sociétés savantes au plan mondial, et qu'elle a un rôle international unique dans la production et la diffusion de l'information en chimie.
l’ACS dénombrait à fin 2012 163 000 membres (la société savante est une association de professionnels – c'est à dire de personnes physiques individuellement associées - et non une association professionnelle. L'ACS a enregistré 497,25 M$ (381,6 M€) de revenus en 2012, en légère baisse (- 2 M$ par rapport à 2011). Mais cette baisse ne reflète pas une tendance significative, puisqu'elle est entièrement liées au moindre rendement (8,6 M$ en 2012 contre 10 M$ en 2011) des investissements de l'ACS en produits financiers.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Reed Elsevier a publié aujourd'hui ses résultats 2012. Le chiffre d'affaires s'élève à 7 523 M€, en croissance sous-jacente de 4%. Le taux de marge brute opérationnelle (2 107 M€ en valeur absolue, progressant de 6% en termes réels) est à 28% sur CA, un niveau élevé, et gagne près d'un point par rapport à 2011. Les cinq divisions du groupe contribuent à la croissance tant du chiffre d'affaires que du résultat. En quatre exercices, Reed Elsevier, qui en 2009 affichait des résultats préoccupants (-6% en termes de croissance organique des revenus, -9% en terme de marge opérationnelle) réussit a redresser la barre. Ces deux paramètres s'affichent aujourd'hui à +4% et à +6%, après une progression lente mais régulière entre 2009 et 2012. 80% des revenus sont aujourd'hui liés aux services en ligne ou aux métiers du face-to-face (salons et conférences). En 2012 Reed Elsevier a réduit sa dette de 6,6%. Elle s'élève aujourd'hui à 3 846 M€, soit un ratio de 51,1% du CA, au même niveau que les ratios constatés chez Thomson Reuters et Wolters Kluwer. Après avoir conduit au deuxième semestre 2012 un programme de rachat d'actions de 350 M£ (404,6 M€), Reed Elsevier a annoncé un nouveau programme de 300 M£ (348,6 M€). Les investisseurs (Reed Elsevier est coté à Londres et à Amsterdam) ont salué ces résultats : l'action a grimpé aujourd'hui de 1,5% à Londres et le titre a gagné 36,8% sur 2012, globalement en phase avec le FT100, l'indice de référence du marché londonien. Reed Elsevier affiche aujourd'hui une capitalisation boursière de 17,93 Md. €, comparable à celle de Thomson Reuters (18,41 M€). En France (données 2011, derniers résultats publiés) le groupe Reed Elsevier, avec un chiffre d’affaires de 357 M€ arrive en tête des groupes globaux opérant sur le marché français de l'information professionnelle, et talonne le groupe Lefebvre-Sarrut.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
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Pearson a enregistré en 2012 des revenus de 6,1 Md. £ (7 Md. €) en croissance de 5% hors effets de change (mais de -1% en termes de croissance organique). Le N°1 mondial de l'édition affiche un résultat net opérationnel de 936 M £ (1 086 M€) en baisse de 2% en termes sous-jacents, soit un ratio de résultat net de 15,3% sur CA. Il y a deux semaines Pearson avait publié un avertissement (non chiffré) sur la difficulté conjoncturelle du marché des contenus éducatifs, en particulier aux États-Unis. L'action Pearson a chuté depuis lundi de 6%, ramenant la capitalisation boursière du groupe à 9,43 Md. £ (10,94 Md. €, à comparer par exemple aux 19 Md. € de la capitalisation de Thomson Reuters). Toutefois le titre Pearson a depuis le début 2009 vu sa valeur doubler et reste une valeur de croissance. Lors de la présentation de ces résultats, John Fallon, nouveau CEO de Pearson, a annoncé un programme de restructuration à hauteur de 200 M £ (232 M€), sans en préciser l'impact en termes de réduction des effectifs.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII.
Le groupe américain McGraw-Hill (www.mcgraw-hill.com) a présenté hier ses résultats 2012. Anticipant la vente dans les prochaines semaines de sa division McGraw-Hill Education au fonds d'investissement Appolo, McGraw-Hill présente pour la première fois des résultats qui ne reflètent que la performance de la seule division McGraw-Hill Financial. Dans ce périmètre restreint, le groupe enregistre un CA 2012 de 4450 M$ (3316,7 M€) en croissance de 13%. Ces revenus font de Mcgraw-Hill le 3ème fournisseur au plan mondial d'information financière (derrière Bloomberg et Thomson Reuters). Dans ce pôle « Financial information», l'agence de notation financière Standard & Poor's enregistre des performances exceptionnelles, avec 2034 M$ (1516 M€) de recettes en 2012, en progression de 15%. Or depuis le 5 février, Standard & Poor's est sous le coup d'une procédure juridique lancée par le Department of Justice, qui réclame à la filiale de McGraw-Hill 5 milliards de dollars (3,72 Md. €) d'amende pour insincérité des notations des titres de type « subprimes » dont la valeur s'est effondrée à partir de juillet 2007. Les trois principales agences de notation (au delà de S&P, Moody's et Fitch, filiale du groupe français Fimalac) sont accusées d'avoir décerné des note maximales (AAA) aux titres subprimes.
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Seat-Pagine Gialle, l'éditeur italien d'annuaires Pages Jaunes et Pages Blanches a annoncé le 5 février qu'il ne serait pas en mesure de payer les remboursements (intérêt et principal) de sa dette en 2013, qui devaient s'élever à 200 M€. En conséquence l'éditeur a demandé l'ouverture d'une « procedura di concordato » qui est en Italie l'équivalent du « chapter 11 » aux Etats-Unis et permet à une société de se mettre a l'abri de ses créditeurs sans être déclarée en redressement judiciaire. Ce défaut de paiement intervient alors que Seat-Pagine Gialle avait en septembre 2012 restructuré en profondeur sa dette : 1,3 milliards d'euros de celle-ci étant convertis en actions et 686 M€ faisaient l'objet d'un rééchelonnement des remboursements. En principe cette restructuration de sa dette devait permettre à Seat Pagine Gialle d'affronter l'avenir sans être écrasé par le poids des frais financiers. 5 mois plus tard, Seat-Pagine Gialle est de nouveau aux abois. Le communiqué de la firme indique que ce défaut est dû à une « brutale contraction des revenus publicitaires » qui constituent 99% de son CA.
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Rachetée il y a cinq ans, la firme française wdm.directinet devient Bisnode France, prenant ainsi le nom du groupe suédois Bisnode qui la contrôle. Ce changement d'enseigne en France s'inscrit dans un mouvement plus large qui voit le groupe Bisnode privilégier cette marque de groupe aux différents intitulés de ses filiales locales. Bisnode est présent dans 17 pays et compte au total 3000 employés. Le groupe suédois a réalisé en 2012 501,5 M€ de chiffres d'affaires (en baisse de 3,2% sur 2010) et 67,1 M€ d'EBITA. La marge brute opérationnelle est de l'ordre de 7,6% sur CA hors éléments exceptionnels. Sur les 9 premiers mois de l'année 2012, Bisnode a réalisé 335,6 M€ de revenus (en baisse de 8,3%) et 44,8 M€ d'EBITA (en légère progression). Bisnode réalise un tiers de son chiffre d'affaires dans l'information de solvabilité sur les entreprises et un autre tiers dans les services marketing (le tiers restant recouvrant des activités vartiées).
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Le groupe britannique UBM a annoncé hier la conclusion d'un protocole de vente, pour 160 M£ (186 M€), de son activité « bases de données sectorielles » dont la mise en vente avait été annoncée en septembre dernier. Le repreneur est le fonds d'investissement Electra Partners. La cession devrait être finalisée rapidement. Ce prix de cession, réglé pour 100 M$ (116,3 M€) seulement en cash, est inférieur aux premières estimations, qui mettaient en avant un chiffre de l'ordre de 250 M£ (315 M€). De plus UBM a du accepter de consentir au repreneur un crédit préférentiel de 40 M£ (46,5 M€). Par ailleurs UBM a déçu les marchés en indiquant un ralentissement (non chiffré) de ses activités de salons professionnels. Le titre UBM a en conséquence reculé de 6% ce matin à la bourse de Londres. En 2012, les activités cédées ont généré selon le communiqué UBM 179 M£ (204,6 M€) de chiffre d'affaires, en baisse de 6% sur 2011, et 27,4 M£ (31,9 M€) de marge opérationnelle. Le prix de cession est donc basé sur des ratios semblant faibles : 0,9 fois les revenus et 5,8 fois le résultat net opérationnel 2012. Les 100 M£ encaissés par UBM seront affectés à la réduction de la dette du groupe. UBM cède des activités de bases de données sectorielles touchant aux TIC, à l'industrie des transports, à l’industrie du papier, au secteur de la santé , mais conserve par exemple ses bases de données (Barbour RBI) pour le secteur du BTP. L’activité « Data » avait en 2011 représenté 19,2% du CA consolidé et 15% de la marge opérationnelle du groupe. Après la cession de cette activité « Data », UBM indique vouloir développer ultérieurement ses positions internationales dans l'activité « salons professionnels ».
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Le groupe ProQuest a annoncé le 23 janvier le rachat au groupe australien Ebooks Corp de ses activités «Ebooks Library » (EBL). Le montant de cette acquisition n’a pas été communiqué. EBL apporte à ebrary (la plate-forme spécifique à ProQuest de distribution d’e-books aux bibliothèques) un catalogue de 300 000 titres et des accords de distribution avec 500 éditeurs. Le rapprochement ebrary/EBL élargit le catalogue d’e-books que ProQuest propose aux bibliothèques et le nombre d’éditeurs avec lesquels il a un accord de distribution sur cette cible spécifique. La conséquence la plus évidente de cette acquisition sera d’accroître la part de marché de ProQuest, en particulier en Europe et en Australie. Les plates-formes technologiques des deux firmes, mettant toutes deux en œuvre des processus couverts par des brevets, seront fusionnées. Cette acquisition intervient exactement un an après le rachat en janvier 2012 d’ebrary, N°2 (derrière Ingram) de la distribution d’e-books (avec un accent sur les ouvrages scientifiques et professionnels) sur le marché américain. La firme australienne Ebooks Corp (fondée de façon très précoce en 1997) conservera ses activités non orientées vers le marché B-to-C (librairie en ligne ebooks.com et pôle de services aux éditeurs). Le rapprochement d’ebrary et d’EBL illustre la maturité croissante du marché de la fourniture d’e-books aux bibliothèques et le fait que l’innovation en termes de modèles économiques est la clé de ce nouveau marché.
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Thomson Reuters a annoncé un partenariat exclusif avec le NOPA (National Oilseed Processors Association) qui lui permettra de distribuer sur son terminal financier Eikon des données mises à jour mensuellement sur le marché des produits dérivés du soja. Thomson Reuters complètera ces données chiffrées par des notes d’analyse. Thomson Reuters distribuera ces données sur ses propres terminaux, mais aura aussi un droit exclusif pour les commercialiser auprès d’autres rediffuseurs. Si cette actualité a une portée limitée, elle attire cependant l’attention sur le fait que Thomson Reuters, au sein de sa division d’information financière, est un train de construire brique par brique un pôle de services de suivi des marchés de matières premières agricoles. En 2011 Thomson Reuters a racheté la firme américaine Lanworth, qui publie des données prévisionnelles sur les denrées agricoles (volume, qualité) et les produits forestiers. Thomson se veut « le leader de la diffusion d’information pour les marchés des produits agricoles ».
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Lors du récent American Library Association Midwinter Meeting, Springer Verlag, N°2 mondial de l’information financière, filiale de Springer Science+Business Media a annoncé le lancement du service Springer Book Archives (SBA) qui propose en ligne 37 000 livres numérisés ayant jalonné le développement de la science depuis 170 ans. SBA sera accessible en exclusivité sur la plate-forme SpringerLink. Springer poursuivra la numérisation rétrospective de ce patrimoine scientifique : SBA devrait à terme offrir 100 000 titres d’ouvrages anciens numérisés.
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Outre la disparition pure et simple de titres (Frankfurter Rundschau, édition papier de Newsweek) les groupes de presse multiplient les plans de licenciement pour réduire leurs coûts (le quotidien de référence espagnol El Pais a ainsi licencié un tiers de ses effectifs). Selon le Guardian (www.guardian.co.uk) le Rédacteur en chef du Financial Times, Lionel Barber tente de réconcilier la logique des « charrettes » avec une stratégie de développement dans un courriel envoyé hier à ses équipes. Il y annonce l'ouverture d'un plan de départs volontaires, dans le but d'économiser 1,6 millions de livres (1,9 M€) par an. Dans le même temps 10 nouveaux recrutements permettront d'étoffer la « rédaction numérique ». «L'intention est de réduire le coût de production du journal et de nous donner la souplesse nécessaire pour investir davantage sur les contenus en ligne,» écrit Lionel Barber. Environ 35 personnes devraient bénéficier du guichet des départs volontaires.
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L’éditeur américain John Wiley and Sons, Inc. a annoncé hier (voir le communiqué de presse sur le site du GFII) avoir racheté les actifs de FIZ Chemie, une entité publique établie a Berlin et employant 30 personnes. Le producteur et serveur d’information en chimie FIZ Chemie avait été mis en vente en février 2012 par ses actionnaires publics, l’Etat fédéral allemand et le Land de Berlin (ville où est basé FIZ Chemie). Cette acquisition marque la disparition de l’un des derniers témoins du dispositif thématique de production et de diffusion de l’IST mis en place par les pouvoirs publics allemands au début des années 80. Par ailleurs cette acquisition en Europe sur un segment de marché très pointu illustre la forte détermination de Wiley (récemment réaffirmée avec la vente des activités d’édition B-to-C), à devenir un acteur important de l’information scientifique et de la formation professionnelle.
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HIS, N°1 mondial de l’information technique et de l’intelligence économique sectorielle vient de présenter ses résultats financiers sur les 3 et 12 derniers mois de son activité. IHS a un exercice décalé se terminant au 30 novembre ce qui l’amène à être le tout premier acteur global (et coté) de l’industrie de l’information à être radiographié durant la séquence 2013 de présentation des résultats 2012 des fournisseurs d’information professionnelle. Le chiffre d’affaires sur douze mois est de 1 530 M$ (1 151 M€) en croissance de 15% sur douze mois. IHS reste, pour une société de cette taille qui n’a rien d’une start-up, le « ruban bleu » de la croissance au sein de l’industrie de l’information tous secteurs confondus (on se lasse de devoir le rappeler à chaque présentation de résultats d’IHS). Cette croissance s’appuie à la fois sur une bonne croissance organique (+ 4%) et une politique ambitieuse de croissance externe. Point positif : la croissance organique des services sur abonnement (dont les revenus sont plus stables dans le temps) est de 8% sur l’ensemble de l’exercice.
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Selon le site BtoBonline.com, 2012 a été, dans le contexte américain, l'une des meilleures années de l'histoire récente pour les opérations de fusions-acquisitions dans le secteur des foires et salons spécialisés. Une étude réalisée par la firme The Corporate Solutions Group (http://www.thecsg.com) 2012 fut une année très active pour les acquisitions de salons professionnels nationaux américains, avec 25 opérations de M&A (Mergers & Acquisitions). Ce qui est plus que le double du volume des 10 opérations enregistrées en 2011. 2012 a donné lieu à un mix de petites, moyennes opérations et d’acquisitions de plus grande taille. Le quatrième trimestre de 2012 s'est avéré être particulièrement fructueux, enregistrant 10 des 25 transactions réalisées au cours de cette période.
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Lors d'une interview au Financial Times datée du 10 janvier mais qui a été peu commentée, Joaquin Almunia, commissaire européen à la Concurrence indique que non seulement la Commission Européenne ne s'alignera pas sur la récente absolution de Google par la Federal Trade Commission (FTC), mais il affiche de plus une remarquable position de fermeté à l'égard de Google. Cet entretien jette également un éclairage nouveau sur les deux années d'enquête de la Commission sur les pratiques anticoncurrentielles de la firme de Mountain View. La position de la CE, si elle se traduit comme c'est probable par un règlement contraignant comporte un enjeu décisif puisque c'est « l'avantage concurrentiel » que donne à Google la maîtrise de son algorithme pour privilégier ses propres services en ligne qui est visé par La Commission. Si l'enjeu est majeur pour l'économie numérique en général, cet éventuel règlement européen aurait bien sûr des répercutions sur l'industrie de l'information, puisque Google est de très loin le principal outil de recherche d'information dans un cadre professionnel.
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Elsevier, la filiale d'information scientifique et technique du groupe Reed Elsevier vient d'annoncer le rachat de la firme Aureus Sciences, basée à Paris. Aureus propose un ensemble de bases de données et d'outils analytiques permettant aux laboratoires pharmaceutiques et aux intervenants du secteur des biotechnologies d'optimiser leur effort de R&D (identification de cibles de développement, etc.) et d'améliorer sa productivité. Une problématique en ce moment cruciale pour les firmes pharmaceutiques qui voient leur pipe-line de nouveaux composés s'assécher. (...) L'intégration d'Aureus va permettre à Elsevier d'élargir son offre d'information et d'outils de work-flow pour la R&D des firmes pharmaceutique. (...) Comme le rachat de Knovel annoncé par Elsevier le 7 janvier, l'acquisition d'Aureus indique qu'Elsevier veut remodeler son porte-feuille d'activités pour être moins dépendant dans son modèle économique de l'activité « primaire » d'édition de revues scientifiques.
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Le 7 janvier, Elsevier a annoncé le rachat pour un montant non communiqué de la firme Knovel, un agrégateur de seconde génération (la firme a été fondée en 2000) dont la plate-forme est l'une des plus utilisés au monde parmi les services d’ingénierie corporate (700 clients grands-comptes) et les écoles d'ingénieur (300 entités clientes). Knovel a connu et connaît encore une forte croissance en agrégeant sur sa plate-forme de multiples sources d'information (plus de 4000) ainsi que des bases de données factuelles. Outre le haut niveau d'intégration de ces différentes sources, le succès de Knovel repose sur une approche très « client centric » et la mise à disposition de logiciels de traitement de l'information directement articulés avec les outils de Work Flow des services d'ingénierie. (...) Pour Elsevier l'intégration de Knovel (qui gardera sa propre identité) est à la fois une occasion unique d'enrichir son offre d'information technologique et de capter un moteur de croissance. Le succès d'IHS, N°1 mondial de l'information technique a démontré que l'information technologique, perçue il y a dix ans comme un segment peu porteur, recelait en fait des réserves de croissance importantes. (...)
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Un communiqué de presse cité dans Les Echos de ce Jour : "Après la réservation hôtelière, avec le lancement en octobre dernier d'un service ad hoc, PagesJaunes Groupe accentue sa diversification en se positionnant, cette fois-ci, clairement sur le marché de la restauration commerciale en ligne. Le leader français de la publicité et de l'information locale sur Internet a annoncé hier l'acquisition de Chronoresto, un opérateur Internet spécialisé dans la livraison et la commande de plats. Ce portail intervient auprès de 800 établissements. Chronoresto travaille avec des restaurateurs indépendants mais aussi des chaînes comme Planet Sushi.". On la déjà écrit dans une récente Dépêche du GFII (21/12/2012), le métier d'éditeur d'annuaires "Pages Jaunes/Pages Blanches" est en pleine évolution et son modèle économique est fragilisé. Le Français Pages Jaunes groupe est celui-qui en Europe s'en tire le mieux, ayant pris très tôt le virage de l'Internet après avoir été un acteur majeur de la télématique Télétel. Cette acquisition est limpide quand à sa motivation strétégique : il s'agit de construire une palette de services pour les Internautes en phase "préliminaire" (ici des réservations resto), d'un acte d'achat. (...)
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Le site Journaldunet.com publie aujourd'hui le top 50 des audiences de sites Internet Français. On remarquera que le seul site B-to-B (mais qui touche aussi des internautes non professionnels tels les étudiants ou les simples curieux), qui apparaît dans ce classement est Légifrance, le "service public en ligne d'accès au droit", occupant la 38ème place avec 8,423 millions de visiteurs uniques en novembre 2012, juste derrière les sites SNCF. Ce chiffre inclut toutefois le site grand publicservice-public.fr. On remarquera que les sites média (Le Monde, Roularta/l'Express, le Nouvel Observateur ne se placent qu'en queue de ce classement.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Thomson Reuters a annoncé le 3 janvier le rachat de la firme britannique Pactical Law, un fournisseur de services de veille juridique sectorielle, de droit appliqué et de logiciels pour les cabinets d'avocats. (...) Practical Law est une « success story » puisque ce n'est qu'au début des années 90 que la société a été fondée par deux avocats d'affaires. Cette success strory continue à enregistrer une bonne progression de son CA et dispose d'une réserve de croissance importante dans un développement international que Thomson Reuters a les moyens de financer et d'accompagner. (...) Le succès de Practical Law illustre le fait que les services analytiques du droit, les services de veille juridique sectorielle, et les logiciels de productivité pour les services juridiques sont aujourd'hui le principal moteur de croissance de l'édition juridique, la mise à disposition du droit « primaire » en ligne ayant atteint un plafond de croissance.
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iMind, un fonds de soutien à l'innovation dépendant du gouvernement régional flamand, a financé le projet Media ID, une plate_forme unique de distribution des contenus de presse qui ouvrira en avril prochain. Dans un contexte de tension entre Belgique flamande et wallone, le projet Media ID rassemble tous les grands titres de presse néerlandophone et francophone, ce qui mérite d'être souligné. (...) Media ID se présentera comme un agrégateur virtuel des fonds de presse (mais aussi de transcriptions d'émission radio ou télé). Sa fonctionnalité essentielle sera de gérer un « passeport » associé à un outil de paiement permettant aux internautes d'accéder à l'ensemble des contenus auxquels ils sont abonnés (mais un paiement à l'unité sera également possible). Pour les éditeurs de presse belge, Media ID aura entre autres avantages celui de mieux profiler leurs lecteurs en ligne, en mutualisant les informations personnelles produites par la plate-forme. (...)
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Le groupe Nielsen, N°1 mondial des bases de données marketing, a annoncé le 18 décembre le rachat pour 1,26 M$ (955 M€) de la firme américaine Arbitron. Ce qui sera certainement la plus grosse opération de fusion-acquisition au sein de l'industrie de l'information en 2012. Arbitron apporte à Nielsen ses activités de mesures d'audience radio, dont il est le leader aux USA, et qui ne figuraient pas à ce jour dans la palette d'activités de Nielsen. Mais Arbitron apporte aussi à Nielsen des services innovants comme la mesure d'audience « Cross Media » et «Outdoor ». Le rapprochement des deux firmes créera un groupe pesant, sur la base des chiffres d'affaires 2012, 6 Md. $ (4,55 Md. €) de revenus et affichant une capitalisation boursière de l'ordre de 13 Md. $ (9,85 Md. €). L'acquisition d'Arbitron, et deux autres annonces récentes faites par Nielsen illustrent l'importance, pour les fournisseurs de mesures d'audience, d'inclure l'audience les nouveaux médias dans leur palette d'outils.
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Le groupe Intercontinental Exchange (ICE, https://www.theice.com/) a officialisé le jeudi 20 décembre au soir le rachat de l'opérateur boursier transatlantique NYSE Euronext (www.nyx.com) pour la somme de 8,2 milliards de dollars. Basé à Atlanta, ICE a indiqué avoir l'intention de réintroduire en bourse Euronext, la structure opérant en France, aux Pays-Bas, en Belgique et au Portugal. Ce serait donc un retour à la case départ pour Euronext. Mais au passage ICE aura pris le contrôle du NYSE (New York Stock Exchange, l'emblématique place financière de Wall Street) et surtout du très important marché londonien Liffe de produits financiers dérivés. Indépendamment de l'impact fort de ce rapprochement sur la structuration des places de marché internationales, la fusion transatlantique donnera au nouvel ensemble un poids considérable dans l'information financière « primaire », c'est à dire la fourniture des fils de cotation temps réel que génèrent leurs plates-formes électroniques. La palette de « flux instantanés de marché (FIM) » du nouvel ensemble sera particulièrement large. En 2011 les 5 premières bourses mondiales hors Asie (ICE, NYSE-Euronext, London Stock Exchange, Deutsche Börse et Nasdaq OMX) ont généré 1328 M€ de revenus grâce à la revente des « Market Data ». Ce segment d'activité des places boursières enregistre de très fortes marges, puisque ces FIM sont générés à coût quasi nul par le fonctionnement même des places de marché.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Elle n'est pas récente puisque c'est lors d'une assemblée générale extraordinaire qui s'est tenue à la mi-mai que l'EADP (European Association of Directory Publishers, Association des éditeurs d'annuaires européens, www.easdp.org) a changé de nom pour devenir l'EASDP (European Association of Search and Databases Publishers, Association européenne des éditeurs de moteurs de recherche et de bases de données). Ce changement d'appellation n'est pas cosmétique, mais reflète une mutation profonde des services qui naguère se matérialisaient dans l'édition d'annuaires imprimés. Jusqu'il y a peu dominée par les éditeurs d'annuaires de type « Pages Jaunes », l'EADP compte aussi parmi ses membres la plupart des éditeurs d'annuaires professionnels (B-to-B) européens. Ce changement de nom de l'association reflète l'impact profond du numérique sur le métier des bases de données « annuaires ».
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII.
Messe Frankfurt, la société qui entre autres organise la Foire Internationale du Livre de Francfort (Frankfurter Buchmesse) indique dans un communiqué publié ce matin que son chiffre d'affaires 2012 s'établira à 538 M€, en croissance de 15% sur 2011 et 40 M€ au-dessus des revenus budgétés. Messe Frankfurt organise annuellement 109 foires et salons, attirant au total 77300 exposants et 2,9 millions de visiteurs. Deux faits marquants doivent être retenus. D'une part avec 169 M€ de recettes (31% des revenus) les salons organisés hors d'Allemagne enregistrent une croissance exceptionnelle de 28%. L'autre axe de diversification est l'organisation de conventions et conférences « haut de gamme » : Messe Frankfurt ne communique pas de chiffres sur cette activité, mais indique organiser 76 conventions et conférences attirant cette année 112 000 participants mondialement.
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Le groupe américain Equifax vient d'annoncer coup sur coup deux acquisitions. La plus importante, payée 1 Md.$ (760 M€) est le rachat des activités d'information de solvabilité sur les particuliers détenus par la firme texane Computer Science Corporation (CSC). Les fichiers de ce dernier, présent dans 15 états américains, renseignent les profils de solvabilité de 20% de la population américaine.
La seconde acquisition, dont le montant n'a pas été dévoilé, concerne une société indienne, NettPositive Business Analytics, basée à Bengalore, qui fournit des outils logiciels d'analyse des fichiers de clientèles. Equifax porté par une stratégie « Big Data » est passé d'un chiffre d'affaires de 1650 M$ en 2009 à un CA prévisionnel de 2100 M$ en 2012.
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Thomson Reuters devrait annoncer aujourd'hui la cession pour 350 M$ (265,8 M€) de son pôle de services d'appui à la communication financière des entreprises. Le repreneur est Nasdaq OMX, gestionnaire de la place financière américaine du même nom et des principales bourses des pays scandinaves. Le porte-feuille d'activités revendues était intégré (sans qu'il soit possible d'en connaître les revenus) dans la division Thomson Reuters Financial & Risk (7,3 Md. $ de revenus en 2011). Il s'agit d'activités de services – diffusion de communiqués d'information financière, réalisation de webcasts de présentations de résultats, conception et gestion de rubriques « investors » sur les sites internet des sociétés cotées. Ces activités avaient peu de synergies avec les autres métiers de Thomson Reuters Financial & Risk. Il s'agit de la 2ème opération de cession importante cette année pour Thomson Reuters qui en juin dernier a revendu en bloc pour 1,25 Md. $ (1 Md.€) sa division Thomson Reuters Health.
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On s'était lassé de relayer les communiqués de presse de Temis intégrant dans sa liste de références clients tout ce que l'industrie de l'information compte de grands détenteurs de corpus textuels importants. En septembre Temis avait recruté parmi ses clients l'éditeur allemand De Gruyter, qui édite environ 265 revues scientifiques. Outre-Rhin Temis avait déjà pour clients Springer, Juris (bases de données juridiques) et Thieme (éditeur médical). Mais l'ajout de Bloomberg aux références Temis est à marquer d'une pierre blanche, car le groupe fondé par Michael Bloomberg, outre qu'il est réputé difficile d'approche, est au delà de Bloomberg BNA, un important producteur de contenus. Le groupe Bloomberg a racheté en août 2011 l’éditeur juridique américain BNA pour 990 M$. BNA qui emploie 600 personnes, avait généré en 2010 des revenus de 331 M$ (229,3 M€). BNA est outre-Atlantique une marque à très forte notoriété. Son rachat par Bloomberg illustrait la volonté de ce dernier de développer Bloomberg Law. Son nouveau pôle d'information juridique. BNA (naguère connu comme Bureau of National Affairs) a été fondé dans les années 30. Son atout essentiel est la très forte notoriété de sa marque et la diversité de ses services d’information qui couvrent les différents secteurs du droit, la réglementation fiscale et comptable, la réglementation en hygiène et sécurité, les services d’information pour les DRH. Plus qu’un éditeur juridique de référence directement comparable à Thomson Westlaw ou à LexisNexis Legal, BNA est un producteur de services de veille juridique sectoriels. Mais BNA était aussi une enseigne vieillissante que Bloomberg a entrepris de relancer. L'indexation systématique des contenus BNA par les outils Temis est une facette de cette rénovation. Jusqu'où ira Temis ?
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Le groupe américain McGraw-Hill a annoncé avant-hier la vente au fonds d’investissement Appolo de sa division McGraw-Hill Education. Ce pôle « contenus éducatifs » est cédé pour 2,5 Md. $ et McGraw-Hill (désormais ayant pour raison sociale McGraw-Hill Financial) encaissera une somme nette de 1,9 Md. $ dont le communiqué officiel indique qu’elle sera affectée à un programme de rachat d’actions, au remboursement d’une fraction de la dette mais surtout financeront de nouvelles acquisitions ciblées dans le domaine de l’information financière. McGraw-Hill Financial devrait enregistrer en 2012 un chiffre d’affaires de 4,4 Md. $ (3,4 Md. €) et affichera une marge opérationnelle de l’ordre de 38%.
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Bloomberg, N°1 mondial de l’information financière a annoncé hier le lancement de Bloomberg App Portal destiné à accueillir des applications développées par des tiers. Le modèle économique est celui de l’App Store d’Apple, Bloomberg prélevant au passage 30% des recettes générées par les applications payantes accessibles sur son portail. Les grands éditeurs professionnels, à l’instar de Bloomberg, explorent le modèle de l’App Store avec pour objectif d’identifier et de satelliser les applications les plus innovantes fonctionnant en symbiose avec leurs plates-formes de contenus et de services.
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Springer a annoncé le 5 novembre le rachat des deux sociétés Mekentosj BV et Livfe Ltd, dont le produit phare est le logiciel Papers, un outil de gestion de la documentation scientifique, des bibliographies et des citations pour les chercheurs écrivant des articles scientifiques. Développé depuis 5 ans par une équipe de scientifiques néerlandais, Papers est un logiciel payant, vendu 59 € par poste installé. Sur ce créneau des outils de gestion de bibliographies en appui à la rédaction d’articles, Papers n’est pas le seul outil disponible : le logiciel payant EndNote, proposé par Thomson Reuters Science est leader de ce marché. Mais il doit faire face à la concurrence du logiciel libre Zotero (www.zotero.org). Cette actualité Springer s’inscrit dans le contexte plus large des développements logiciels en appui de la recherche. Le groupe Macmillan Publishing (filiale du groupe familial allemand d’édition Holzbrinck, qui contrôle entre autre les revues Scientific American et The Nature Publishing Group) a dans ce domaine une stratégie très cohérente, misant sur un rôle d’incubateur de ce type de développement.
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Officialisées il y a une semaine, les négociations visant à rapprocher les groupes d’édition Penguin (propriété du groupe britannique Pearson, numéro 1 mondial de l’édition avec 6470 M€ de revenus) et le groupe Random House (N°1 de l’édition grand public aux USA, filiale du groupe Allemand Bertelsmann) ont abouti ce week-end à un accord. Annoncé lundi cet accord prévoit la fusion des deux maisons d’édition au sein du nouveau groupe Penguin Random House, qui éditera (sur la base des chiffres 2011) environ 14 000 titres par an et réalisera 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, délogeant le groupe Hachette Livre (2 Md. € de CA) de sa première place mondiale dans le « trade publishing » (l’édition grand public). Bertelsmann détiendra 53% du nouvel ensemble et Pearson 47%. La fusion des deux groupes d’édition se concrétisera au premier semestre 2013. Le communiqué officiel annonçant hier le « deal » formule clairement la motivation de ce rapprochement : « Nous croyons que l’entité résultant de ce rapprochement disposera d’une position plus forte et des ressources plus élevées pour investir dans le «rich content », les nouveaux modèles d’édition numérique et une présence accrue sur des marchés émergents à forte croissance. Le nouveau groupe engendrera de nouvelles synergies grâce à un partage des ressources dans la gestion physique des dépôts (« warehousing »), dans la distribution, l’impression et dans les fonctions centrales de management ». L’annonce il y a une semaine des discussions entre Pearson et Bertelsmann avait fait sortir le loup du bois. Selon le Sunday Times du 27 octobre, News Corp, le groupe de médias contrôlé par le magnat Rupert Murdoch, était prêt à racheter Penguin en cash pour un montant de l’ordre de 1 Md. £ (1,24 Md. €). Mais Pearson, tout en amorçant une logique de retrait du « trade publishing » (à long terme une participation minoritaire de 43% n’a guère de sens), a préféré au cash de Rupert Murdoch (qui d’ailleurs l’aurait obligé à payer de lourdes taxes sur la plus value réalisée à l’occasion d’une cession) tirer les bénéfices des synergies possibles avec Random House. Penguin Random House disposera d’une part de marché de 25% dans l’édition en langue anglaise.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
le groupe britannique Experian, l’un des leaders mondiaux de l’information de solvabilité et des services d’appui au marketing en ligne a annoncé le 23 octobre avoir acquis pour 1,5 Md. $ (1,16 Md. €) les 30% du groupe brésilien Seresa qu’il ne détenait pas encore. Experian contrôlait déjà Seresa après avoir en 2007 racheté 70% du capital. Seresa occupe au Brésil une position dominante dans l’offre d’information de solvabilité sur les particuliers et les entreprises. Le rachat de la totalité des parts de Seresa par Experian souligne l’importance du marché brésilien pour les acteurs globaux de l’industrie de l’information.
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Le groupe Reed Elsevier a le 11 octobre dernier organisé une présentation à un panel d’investisseurs de sa division LexisNexis Legal & Professionnal, très présente sur le marché global de l’édition juridique. Cette présentation accessible à tous (1) offre une vision très complète tant du marché global de l’édition juridique estimé à 18 milliards de dollars (13,7 Md. €), que des parts de marchés des différents éditeurs. Reed Elsevier se revendique comme le N°2 mondial avec une part de marché de 14%. Cette présentation offre par ailleurs une vision très complète de la stratégie d’évolution des services en ligne de l’information juridique LexisNexis.
(1) http://www.reedelsevier.com/investorcentre/Documents/presentations/investor-seminar-LP.pdf
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Thomson Reuters a dans le cadre de la Foire du Livre de Francfort présenté (1) un nouveau service qui devrait être disponible pour les abonnés au service Web of Knowledge d’ici à la fin 2012. Il s’agit du Data Citation Index (DCI), qui pour les jeux de données issues de la recherche, documentera et mesurera les citations dans la littérature scientifique. La question de la « Discoverablity » (c'est-à-dire la de la capacité à retrouver un jeu de données pertinent dans un univers très vaste) des jeux de données issues de la recherche (et tout particulièrement de la recherche financée sur fonds publics) est un enjeu décisif pour la productivité de la Recherche. L’annonce de Thomson Reuters Scientific est dans l’air du temps : les réflexions sur l’accès aux jeux de données sont en plein développement. La généralisation (encore lointaine) de la mise à disposition des jeux de données (« Data Sets ») pose de multiples questions. Et in fine, au-delà d’une initiative émanant d’un éditeur comme Thomson, le problème qui est posé est celui de la création d’infrastructures nationales et internationales qui permettront l’accès aux jeux de données et leur préservation à long terme.
(1) L’annonce en avait été faite le 22 juin lors de l'American Library Association Conference (ALA)
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
C’est à la foire du livre de Francfort la rumeur qui agite les milieux de l’édition professionnelle rassemblés sur le plateau 4.2 : Springer Science+Business Media, N°2 mondial de l’édition scientifique serait à vendre. En fait cette rumeur est basée sur une dépêche de l’agence de presse Reuters datée du 5 octobre dernier indiquant que les actuels actionnaires de Springer, le fonds d’investissement suédois EQT (qui détient 82% de Springer) et GIC, le fonds souverain de Singapour (qui détient le reste), envisageaient une prise de bénéfice soit sous la forme d’une mise en vente de Springer Science+Business Media, soit au travers d’une « Dividend Recapitalization » qui permettrait de refinancer la dette de Springer et surtout de leur permettre de réaliser, sous forme de dividende exceptionnel, leur plus-value potentielle. En 2011, Springer Science+Business Media a enregistré un chiffre d’affaires de 875,1 M€ (en hause de 2,4% sur 2010), un EBITDA(1) de 313,3 M€ (soit un taux très élevé de 35% sur CA) en croissance de 7%. L’édition scientifique (segment sur lequel Springer est N°2 mondial) a représenté en 2011 68,5% de revenus du groupe et est le vrai moteur de sa croissance et de sa rentabilité.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe Reed Elsevier a annoncé le 9 octobre la vente de son magazine professionnel Variety à la firme californienne Penske Media. Si le montant de la cession n’a pas été officiellement publié, la presse américaine situe à environ 25 M$ (19,5 M€). Cette cession n’est pas une surprise puisque Reed Business information (RBI), la division de Reed Elsevier portant l’activité d’édition de magazines professionnels, avait ouvert il y a plusieurs mois un processus de vente aux enchères pour le groupe Variety. Ce dernier était un titre phare de l’écurie RBI puisque le magazine créé il y a 103 ans était jusqu’il y a une dizaine d’année, « le » magazine de référence pour les industries du cinéma et du divertissement. La notoriété de Variety était internationale, et son audience allait bien au-delà d’Hollywood. Si deux autres acquéreurs potentiels avaient fait des offres, le fait que Penske Media, avec l’aide d’un fonds d’investissement décroche la timbale Variety est très emblématique du rapport de force qui a pu s’installer dans certains secteurs de la presse professionnelle entre « pure players » (développant l’audience de sites Internet de création récente) et acteurs conventionnels tels Variety.
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
John Wiley & Sons, Inc. vient d’annoncer le rachat de la firme Deltak.edu, LLC, basée à Chicago, pour 220 M$ (169,5 M€). Fondé en 1997, Deltak qui est un « pure player » des services d’éducation en ligne pour l’enseignement supérieur. Deltak a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 54 M$. Wiley avait annoncé en mars dernier son intention de devenir un acteur majeur des services d’e-leaning en créant The Wiley Learning Institute, qui se veut un site communautaire pour les acteurs du secteur de la formation des adultes. Wiley avait déjà racheté à la mi-février pour 85 millions de dollars la firme Inscape, qui est le leader américain des formations aux tests DiSC (il s’agit de tests de personnalité souvent pris en compte aux Etats-Unis dans les processus de recrutement) et des formations visant à améliorer les performances à ces tests.
Lien vers le communiqué de presse.
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
La foire du Livre de Francfort, manifestation internationale de référence pour l’ensemble des milieux de l’édition, s’ouvrira demain 10 octobre. A cette occasion, il est intéressant de comparer les périmètres respectifs de l’édition professionnelle (édition juridique, édition scientifique, etc.) et de l’édition généraliste. Selon le classement 2012 publié par le magazine Publishers Weekly (1), le top 50 des grands éditeurs mondiaux reste largement dominé par les éditeurs B-to-B. Si le groupe Pearson – qu’il est difficile de classer dans l’édition B-to-B - consolide sa position de N°1 mondial avec 8411 M$ (6478,5 M€) de chiffre d’affaires en 2011, Reed-Elsevier, Thomson Reuters, Wolters-Kluwer sont respectivement N°2, N°3, N°4 mondiaux. Les éditeurs B-to-B occupent 12 des positions de ce top-50.
(1) Ce classement est publié en coopération avec le magazine professionnel français Livres Hebdo. Il faut en lisant ces chiffres garder présent à l’esprit qu’ils ne correspondent pas forcément au CA total des groupe cités, puisqu’ils sont retraités pour ne refléter que les chiffres de l’édition (print ou numérique) proprement dits à l’exclusion des services logiciels et autres prestations non assimilables à des activités d’édition.
(2) Dans le classement 2011 (construit sur les données 2010) Reed Elsevier affichait 7149 M$ de chiffre d’affaires. La forte « baisse » enregistrée en 2011 est due au fait que la création de la division LexisNexis Risk Solutions a conduit à ne plus prendre en compte les revenus de cette activité. Ceci illustre bien le fait que les chiffres donnés par Publishers Weekly (ou Livres Hebdo) sont de chiffres retraités pour cerner au mieux les seuls revenus de l’édition, e tpeuvent donc varier d’une année sur l’autre en raison de effets de périmètre. Ce qui ne modifie cependant pas les constats faits sur ce classement, en en particulier celui de la large domination des éditeurs professionnels
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Le quotidien économique allemand Handelsblatt titrait ce matin : « les investisseurs coupent les vivres à l’agence de presse DAPD ». Une partie du groupe DAPD (l’activité est ramifiée en plusieurs filiales) a été mise hier en cessation de paiement. La nouvelle est inattendue : encore récemment les actionnaires individuels de DAPD, Peter Loew et Martin Vorderwülbecke, affichaient leur soutien à la stratégie de développement de l’agence. La nouvelle est aussi d’importance dans le contexte français parce que, encore très récemment, en rachetant les activités françaises d’Associated Press, DAPD avait fait un pas de plus dans une stratégie de concurrence très agressive contre l’AFP. A l’été 2011 DAPD avait racheté l’agence photo française Sipa Press. Le rachat du fil francophone d’Associated Press était un noyau autour duquel bâtir une offre « low-cost » en concurrence directe avec l’AFP. DAPD devait d’ici à la fin de l’année lancer commercialement ce fil de dépêches et de photos pour les médias français.
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Selon un article du quotidien britannique The Daily Telegraph, le groupe UBM aurait confié en juillet à la banque Crédit Suisse un mandat de vente de ses activités « bases de données » sectorielles. Au premier semestre 2012 ces activités ont généré environ 18% du CA consolidé du groupe UBM. Cette vente pourrait rapporter à UBM environ 250 M£ (315 M€). Cette somme serait réinvestie dans le développement de l’activité salons dans les pays émergents. Parmi les activités mises en vente figure le répertoire Le Vidal, qui en France fait référence en matière d’information sur le médicament.
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L’information : Elsevier, filiale du groupe Reed Elsevier vient en toute discrétion de pratiquer deux cessions au sein de sa division Elsevier Health. Dans les deux cas il s’agit de céder des magazines professionnels à forte notoriété (même si celle-ci est limitée aux USA) qui présentent du point de vue de la stratégie de Reed Elsevier le défaut d’être dans leur business model trop dépendants des recettes publicitaires. L’opération la plus significative réalisée ces jours derniers est la cession par Elsevier à Quadrant HealthCom Inc. (www.qhc.com) d’une filiale américaine, The International Medical News Group (IMNG, www.imng.com). Cette cession est d’importance puisque ce rachat va permettre à Quadrant Health de doubler de taille. Pour souligner l’importance de l’opération, Quadrant sera rebaptisé et s’appellera désormais Frontline Medical Communications. (...) Le montant de cette cession n’a pas été publié. C’est également le cas pour la cession par Elsevier Health à l’éditeur Pennwell (www.pennwell.com) de l’éditeur – lui aussi américain - Public Safety Group , un éditeur de magazines et un organisateur de salons et conférences dédiés (entre autres) aux métiers de l’urgence et de la sécurité. Les titres phares ainsi cédés sont the Journal of Emergency Medical Services(JEMS), FireRescue (racheté par Elsevier en 2009) et Law Officer.
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La publication au milieu de l’été des résultats trimestriels de Thomson Reuters Financial & Risk et de McGraw Hill Financial a révélé un différentiel de croissance très net entre ces deux acteurs. McGraw Hill Financial enregistre une croissance de l’ordre de 5% quand le CA de Thomson Reuters Financial & Risk s’érode de 2% en tendance annuelle. Certes les deux entreprises ne sont pas frontalement concurrentes, McGraw-Hill Financial n’étant pas ou peu positionné sur les « data feeds », c'est-à-dire la fourniture de fils de données et de dépêches financières en temps réel, qui reste au cœur de l’offre Thomson Reuters. Mais ce dernier fait moins bien que la performance du marché global de l’information financière « temps réel », se voyant ravir au passage la position de N°1 mondial par son grand concurrent, Bloomberg.
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Dun & Bradstreet (D&B) a confié un mandat exploratoire aux banques d’affaires J.P. Morgan Chase & Co. et Crédit Suisse, chargées d’étudier la possible mise en vente de D&B, actuellement cotée au New York Stock Exchange. Créé il y a 171 ans, présent sur tous les continents, Dun & Bradstreet est l’un des grands acteurs internationaux de l’offre d’information sur les entreprises. Ses bases de données rassemblent des informations sur 210 millions d’entreprises. L’annonce de cette possible mise en vente intervient alors que D&B a présenté il y a un mois des résultats médiocres pour le premier semestre 2012.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Wolters Kluwer a annoncé hier le rachat du britannique BSI, un important fournisseur d’information sur l’évolution des réglementations fiscales dans 114 pays. Wolters Kluwer connaissait bien BSI dont il distribuait depuis 2008 certains services en ligne. Fondé en 1992 et basé à Hastings (UK), ayant rapidement fait migrer ses produits sur Internet, BSI est fondamentalement un fournisseur de services de veille de niveau international sur l’évolution des réglementations fiscales. Son modèle économique est celui du « Freemium », un premier niveau de l’offre de services étant gratuit, financé par de la publicité et surtout de grands sponsors ; des services d’analyse et de veille plus pointus sont eux en accès sur abonnement. La Newsletter BSI, gratuite mais sur inscription est diffusée à 90 000 abonnés. Wolters Kluwer intitule le communiqué annonçant le rachat de BSI : « Wolters Kluwer Tax & Accounting continues to invest and expand ». Le N°3 mondial de l’information professionnelle souligne ainsi que l’information pour les professions comptables et fiscales est pour lui stratégique. Deux acteurs disposent de positions globales, Thomson Reuters et Wolters Kluwer, pour qui ce secteur représente une part non négligeable du chiffre d’affaires.
Source : Information extraite du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Trois des groupes internationaux cotés disposant d’une présence globale dans l’industrie de l’information sont impliqués dans des activités d’organisation de salons professionnels : Reed Elsevier (au travers de sa division Reed Exhibitions), UBM (au travers de sa division « Events ») et Informa (au travers de sa division « Events & Training »). Les résultats semestriels (publiés au milieu de l’été) de ces groupes font apparaître que l’activité d’organisation de salons professionnels enregistre des taux de croissance supérieurs à ceux relevés dans leurs autres segments d’activité, que portée par les marchés émergents, cette activité offre d’excellentes perspectives, enfin qu’avec des taux de marge opérationnelle supérieurs à 30%, cette activité « salons » est un moteur de la profitabilité de ces groupes.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Les grands groupes d’édition ont publié entre la fin juillet et le début août leurs résultats pour le premier semestre 2012. L’édition scientifique pèse plus ou moins dans les résultats de ces grands groupes. Mais pour tous elle reste une source de croissance modérée et surtout un moteur de profitabilité.
Reed Elsevier, au travers de sa division Elsevier, reste un solide N°1 mondial de l’information scientifique et médicale. Elsevier a réalisé au premier semestre 1193 M€ de revenus, soit 32% des revenus consolidés du groupe. L’information scientifique et médicale reste pour Reed Elsevier un moteur essentiel de rentabilité : Elsevier génère 41% de la marge opérationnelle du groupe. Le taux de marge opérationnelle d’Elsevier progresse légèrement (passant de 35,6% à 35,6% du chiffre d’affaires). Par rapport au premier semestre 2011, le chiffre d’affaires progresse de 8% en termes comptables, mais de 2% hors effets de change et de 2% en termes de croissance sous-jacente. Même si cette croissance est modérée, elle est satisfaisante dans le cadre d’une activité mature. (...)
On relèvera que Springer N°2 mondial de l’édition scientifique derrière Elsevier, n’étant pas une société cotée, ne publie pas de résultats semestriels. Sur la base des chiffres 2011, on peut estimer que le CA de Springer dans l’édition scientifique est de l’ordre de 400 M€ sur 6 mois. Elsevier pèse donc près de trois fois plus que Springer, son suiveur immédiat. (...)
Face à Elsevier, Thomson Reuters ne fait pas non plus le poids, même si sa division Intellectual Property & Science enregistre de bons résultats. Sur 6 mois elle génère 425 M$ (338,6 M€) de revenus en croissance de 3% et affichant un taux de marge opérationnelle de 26,8% sur CA. (...)
Parmi les autres sociétés cotées impliquées dans l’édition scientifique figurent également le groupe britannique Informa qui opère sur ce créneau au travers de sa filiale Taylor & Francis et l’américain Wiley (au travers de sa marque Wiley-Blackwell). Informa a sur les 6 premiers mois de l’année réalisé 154 M£ (194,2 M€) de revenus, en croissance de 3,7%. Taylor & Francis s’impose de plus en plus tant que grand éditeur de revues de sciences humaines et sociales, dont le facteur d’impact est mesuré. Wiley n’a pas publié de résultats récents, car son exercice annuel se clôt fin avril. Sur les 12 mois de cet exercice, Wiley a réalisé dans l’édition scientifique 1041 M$ (825 M€) de revenus soit 58% de son chiffre d’affaires.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Les acteurs de l’industrie de l’information cotés en bourse (Thomson Reuters, Reed Elsevier, Wolters Kluwer, UBM, Informa, McGraw-Hill, Wiley) ont tous publié entre la dernière semaine de juillet et la première semaine d’août leurs résultats pour le premier semestre 2012. Nous en proposons une lecture transversale, par segment d’activité. Aujourd’hui nous présenterons les activités d’édition juridique. Sur ce créneau, la compétition se joue entre Thomson Reuters, Reed Elsevier et Wolters Kluwer, respectivement N°1, N°2 et N°3 sur les marchés mondiaux de l’information professionnelle. Avec 1595 M$ (1271 M€) de revenus dans l’édition juridique, Thomson Reuters reste le N°1 de l’édition juridique mondiale, devant Reed Elsevier (952 M€ de recettes sur 6 mois), et Wolters Kluwer (724 M€ de revenus au premier semestre). L’édition juridique représente 25% des revenus consolidés de Thomson Reuters, 25,5% chez Reed Elsevier et 42% chez Wolters Kluwer.
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Elsevier rachète le danois Atira
Elsevier a annoncé le 16 août dernier, le rachat, pour un montant non publié, de la firme danoise Atira. Le produit majeur d’Atira est le logiciel “Pure”, qui facilite la saisie, l’analyse et la présentation sous forme de tableaux de bord des données internes des départements de R&D, à des fins d’évaluation et de “gouvernance” de la recherche. L’intérêt du service développé par Atira tient au fait qu’il augmente la productivité des outils de « reporting » des labos de recherche : il permet d’intégrer des données émanant de différents services de l’organisation qui l’utilisent (ressources humaines, direction financière, service de gestion des appels à projet). Atira, société fondée en 2002 a connu une progression constante de ses revenus supérieure à 25% par an et n’a jamais été en perte. Hors personnel administratif l’entreprise compte une trentaine d’ingénieurs. (...)
Wiley cède à Google son activité de guides touristiques Frommer’s pour se renforcer dans l’information professionnelle
L’éditeur américain John Wiley & Sons Inc., a annoncé le 14 août avoir cédé à Google son activité d’édition de guide touristiques Frommer’s, qui est une marque à forte notoriété aux Etats-Unis. Ce n’est pas la première incursion de Google dans les activités d’édition. La firme de Mountain View a déjà racheté il y quelques mois la marque Zagat, une référence dans le monde anglo-saxon sur le créneau des guides gastronomiques. Mais dans une perspective « industrie de l’information professionnelle » l’intérêt de la cession de Frommer’s par Wiley tient au fait que ce dernier a clairement annoncé que le produit de cette vente, de l’ordre de 25 millions de dollars, sera réinvesti dans des activités d’information ou de e-learning professionnel. (...)
Springer rachète une partie du catalogue “livres scientifiques” de l’éditeur Canopus Academic Publishing
Le groupe Springer Science + Business Media, qui contrôle Springer, N°2 mondial de l’édition scientifique, a annoncé début août le rachat d’un ensemble d’ouvrages jusqu’ici publiés par la firme britannique Canopus Academic Publishing (CAP). Cette maison d’édition, fondée en 2008 en tant que filiale de Canopus Publishing Ltd., s’est fait une spécialité de l’édition d’ouvrages, de manuels universitaires et d’usuels spécialisés dans la physique et l’astrophysique. Au total c’est une cinquantaine d’ouvrages qu’acquiert Springer et qui seront ajoutés à son catalogue déjà riche dans le champ de la physique. (...)
McGraw-Hill Education se renforce dans l’e-learning en rachetant la firme Key Curriculum
McGraw-Hill Education, la division du groupe d’édition McGraw-Hill qui sera introduite en bourse au second semestre en se séparant du reste des activités de McGraw-Hill, a annoncé début août le rachat de la firme Key Curriculum qui est aux Etats Unis un des principaux développeurs d’outils d’e-learning dans le champ des mathématiques pour les secteurs de l’éducation secondaire et universitaire. Cette acquisition, si son écho ne dépasse pas les Etats-Unis (les marchés de l’édition éducative étant encore fortement structurés sur base nationale) illustre cependant plus largement que les grands groupes d’édition affichent un net regain d’intérêts pour les outils d’e-learning.
Source : Informations extraites du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
L'information n’est pas toute fraîche (le communiqué de Thomson Reuters et Wolters Kluwer est daté du 17 juillet dernier) mais elle a été peu commentée (y compris par la Dépêche du GFII). Cet accord de partenariat entre Thomson Reuters et Wolters Kluwer qui les verra coopérer dans la mise à disposition et le développement de services de veille juridique outre-Atlantique est pourtant un évènement de première grandeur. Outre qu’il est très rare que deux leaders de l’information professionnelle (Thomson Reuters est N°1 mondial, Wolters-Kluwer N°3) passent des accords de partenariat de cette ampleur, cette coopération éclaire l’évolution du secteur de l’édition juridique américain. Un marché qui est vital pour tous les grands éditeurs juridiques internationalisés.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le 17 juillet dernier la Dépêche du GFII titrait : « fusions-acquisitions dans l’industrie de l’information : un front estival très actif ». Ces opérations se sont poursuivies ces quatre dernières semaines.
Thomson Reuters à la peine pour concrétiser le rachat de FXall.
C’est Thomson Reuters qui réalise les opérations les plus significatives. Le 20 août dernier, Thomson Reuters a annoncé la finalisation de l’acquisition de FXall (FX Alliance, Inc.) pour un montant proche de 625 M$ (501 M€). Annoncé le 9 juillet dernier le rachat de FXall, une société américaine cotée au New-York Stock Exchange (NYSE), va renforcer significativement le leadership mondial de Thomson Reuters sur les marchés des changes. L’intérêt stratégique d’un rapprochement entre FXall et Thomson Reuters est évident : il permettra d’intégrer fils d’information temps réel et outils de trading, en complétant les positions de marché déjà majeures de Reuters par la forte pénétration de FXall auprès des clientèles bancaires pour leurs négociations interbancaires de devises.
Le pôle « propriété intellectuelle » de Thomson Reuters renforcé par le rachat de MarkMonitor
Thomson Reuters, sur un tout autre front, a annoncé le 26 juillet le rachat de la firme MarkMonitor (basée à San Francisco), spécialisée sur la veille défensive en ligne sur les marques, qui protège actuellement plus de la moitié des marques du Fortune 100. MarkMonitor compte plus de 400 employés dans cinq pays, dont la France, marché sur lequel il communique activement. En juillet dernier MarkMonitor annonçait en français la disponibilité gratuite d’une base de données spécialement conçue pour aider les marques à saisir l’impact des nouvelles demandes gTLD (generic Top Level Domain).
Getty Images, N°1 mondial des banques d’images, passe dans le giron du fonds Carlyle.
C’est une pure opération financière, annoncée le 15 août, qui voit le N°1 mondial des banques d’images, Getty Images, passer du giron du fonds d’investissement Hellman & Friedman à celui d’un autre fonds, Carlyle. Hellman & Friedman avait en 2008 racheté Getty Images, alors société cotée, pour 2,4 Md. $ avant de la retirer de la cote, et de recouvrer une partie de son investissement en levant des dividendes exceptionnels (pour un total de 1 Md. $) sur Getty Images. La transaction valorise Getty Images à 3,3 Md.$ significativement moins que les 4 milliards attendus par Hellman & Friedman. Ce dernier fonds avait envisagé en début d’année une réintroduction en bourse de Getty, avant de renoncer face à des conditions de marché difficiles. Carlyle s’est associé à Jonathan Klein et Mark Getty, les fondateurs de Getty Images (en 1996), ainsi qu’à la richissime famille Getty pour racheter 100% du capital , avec pour projet d’accompagner Getty Images dans ses projets de croissance dans l’image vidéo, le rich media et l’illustration sonore
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Bisnode a annoncé la revente au fonds d’investissement néerlandais Avant Invest B.V. de son activité d’édition d’annuaire allemande ABC der Deutschen Wirtschaft (ABC), ABC se présente comme l’éditeur des bases de données les plus larges, avec 46 millions d’entreprises listées. Comme les annuaires Kompass (que Bonnier vient de revendre dans les pays scandinaves) ou l’annuaire Wer Liefert Was ? ABC gère une base d’information dont les index permettent de décrire les produits et services des entreprises listées. Comme pour la plupart de ces annuaires, qui sont des « pages jaunes » professionnelles améliorées (par la plus ou moins grande richesse de leur nomenclature), le modèle économique d’ABC repose sur les recettes publicitaires. Or Bonnier a fait le choix stratégique de se défaire de toutes ses activités dépendantes de la publicité, pour se centrer sur les bases de données et services où l’accès à l’information est payant.
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Le Wall Street Journal (repris par une dépêche Reuters) indique que le groupe McGraw-Hill, qui a annoncé à l’automne dernier sa scission au deuxième semestre 2012 en deux entités cotées séparément, Mcgraw-Hill Education et McGraw-Hill Financial Services, pourrait accélérer cette transformation majeure en vendant la division Education à un pool de fonds d’investissement, conduit par Apollo Global Management. Ce pool pourrait proposer entre 2,8 et 3,8 milliards de dollars, alors que Mcgraw-Hill espérait atteindre un prix de cession de 4 milliards de dollars. Cette éventuelle cession en LBO de McGraw-Hill Education préférée à une introduction en bourse, traduit tout simplement la difficulté qu’ont les grands groupes américains d’édition scolaire et universitaire à susciter l’appétit des investisseurs. Cengage (ex Thomson Learning) qui envisageait une telle entrée en bourse à annoncé la semaine passée devoir différer cette échéance à un horizon incertain. Cengage, racheté à Thomson en 2007 par Apax Partners et un fonds de pension canadien dans le cadre d’un rachat en LBO croule sous près de 6 milliards de dollars de dette. L’agence de notation financière Moody’s vient de dégrader la note de Cengage pour la faire passer dans la catégorie des entreprises présentant un risque majeur de défaut. Quant à Houghton Mifflin, le N°4 mondial (peu internationalisé) a annoncé lundi une restructuration de sa dette lui permettant de sortir de la cessation de paiements intervenue en mai.
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. Le reste de l'analyse est disponible sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Wolters Kluwer a annoncé hier le rachat, pour un montant non précisé, de la société belge FinArch, implantée sur les principales places bancaires mondiales. FinArch (pour Financial Architects) est l’une des entreprises belges flamandes connaissant la plus forte croissance. Fondé il y a 15 ans, FinArch est un fournisseur de solutions ERP (Enterprise Resources Planning) adaptées aux établissements bancaires. Le 12 juillet Wolters-Kluwer avait également annoncé le rachat – là encore pour un montant non précisé – de la société néozélandaise Acclipse qui fournit des applications « software as a services -SaaS» pour les professions comptables et fiscales en Nouvelle-Zélande, Australie et zone Asie-pacifique. Les acquisitions de wolters-Kluwer sont de taille limitée. Le rachat pour 616 millions de dollars de la société new-yorkaise cotée à New-York FXall (FX Alliance, Inc.) apparait comme la plus grosse opération de croissance externe réalisée à ce jour en 2012 au sein de l’industrie de l’information. FXall, une plate-forme interbancaire de négociation de devises, renforce la présence de Thomson Reuters sur les marchés de change, qui est historiquement l’un de ses points forts. Ces acquisitions dans le secteur de l’information financière interviennent quelques semaines après celles faites par McGraw-Hill (1) (cf. La Dépêche du GFII du 5 juillet dernier). Cette activité soutenue de fusions-acquisitions traduit une recomposition en cours du secteur de l’information. Dans un tout autre registre, la firme IHS, Inc. vient d’annoncer le rachat pour 40 millions de dollars de The innovation Machine un moteur de recherche et de text mining sur des fonds d’information brevets ou d’information technique. IHS a aussi finalisé hier le rachat pour 135 M$ de la firme GlobalSpec, Inc. (2) IHS n’a cependant pas épuisé la ligne de crédit de 1 milliard de dollars qu’il réserve à ses acquisitions. Le monde de l’information financière n’est pourtant pas totalement étranger à IHS : la firme a annoncé le lancement d’un service de notation financière sur les dettes souveraines à court terme. Un thème tout à fait d’actualité.
1) McGraw-Hill a racheté en juin la firme française QuantHouse, un fournisseur de solutions de passage d’ordres et de diffusion de données boursière. McGraw-Hill avait déjà racheté en février la firme canadienne R2 Financial technologies, et a racheté la firme londonnienne CMA Datavision début juillet. McGraw-Hill via sa filiale CRISIL, une division de Standard & Poor’s basée en Inde a par ailleurs acquis en juin la firme londonienne Coalition Development Ltd. Ce dernier est un producteur d’analyse financière indépendant.
(2) GlobalSpec, Inc. Fondée en 1996, compte 6 900 000 abonnés (base d’abonnés qui croit actuellement de 80 000 unités par mois) est née en 1996 comme un « pure player » de la distribution en ligne d’information technique et technologique. La cible commerciale, très internationalisée, de GlobalSpec est celle des ingénieurs, des groupes manufacturiers, des services de développement de produits intégrants des composants OEM. GlobalSpec offre plusieurs types de services. Le premier est une base de données propriétaire (SpecSearch) sur 2,3 millions de composants industriels (pour toutes les industries manufacturières suivant des logiques d'OEM), décrivant 190 millions de spécifications techniques de ces « pièces détachées ». Très important aussi dans l’offre de GlobalSpec un moteur de recherche dédié (Engineering Web) indexant plusieurs centaines de millions de pages Web consacrées à des descriptions de composants. SpecSearch et Engineering Web disposent d’une interface commune permettant une recherche fédérée sur ces deux univers complémentaires. GlobalSpec édite aussi 70 newsletters en ligne, dédiées à des secteurs manufacturiers donnés et a développé une offre de « salons virtuels » reflétant cette même approche sectorielle
Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe américain McGraw-Hill a annoncé hier le rachat au CME (Chicago Mercantile Exchange, première place mondiale pour les produits financiers dérivés) de la société CMA (Credit Market Analysis Limited) qui est l’un des principaux fournisseurs de données et de technologies pour les transactions « Over the Counter » (OTC), les transactions hors marché de produits financiers. CMA sera rattaché à S&P Capital IQ, la division de McGraw-Hill qui rassemble les activités d’information financière du groupe. Le rachat de CMA intervient en marge de la mise en place d’une joint-venture entre S&P Capital IQ et le CME, S&P Indices, rapprochant leurs activités de fourniture d’indices boursiers. S&P Indices produira 130 000 indices retraçant l’évolution de 6000 milliards de dollars d’actifs financiers et affichera une position nettement dominante sur le créneau de la production d’indices.
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Bloomberg a annoncé le 26 juin le lancement de Bloomberg Industries (BI) http://www.bloomberg.com/industries/, un service d’analyse financière sectoriel couvrant une centaine de segments d’activité et les grandes zones de risque pays. Pour ce projet en préparation depuis trois ans, Bloomberg a recruté fort cher une centaine d’analystes chevronnés. Les notes d’analyse financière sont en général produites par les banques d’affaires ou les sociétés de courtage et débouchent le plus souvent sur des recommandations d’achat ou de vente de titres. Ce que ne fera pas Bloomberg Industries. Il existe sur le marché des fournisseurs d’analyses financières sectorielles indépendants, supposés échapper aux conflits d’intérêts qui sont légion s’agissant des analyses gratuites fournies par les acteurs de marché. Ces analystes indépendants ont le vent en poupe, mais leurs services sont bien sûr payants. Or Bloomberg Industries sera offert sans supplément de coût aux 310 000 abonnés du service de base Bloomberg. Bloomberg Industries innove en ce que chaque note d’analyse renvoie par hyperliens vers les données qui ont servi à la formation du jugement de l’analyste et que ces données sont constamment mises à jour. Par ailleurs Bloomberg se fait, pour BI, agrégateur de plus de 200 sources d’information pouvant compléter les analyses finalisées signée par les analystes BI par une information contextuelle.
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Le groupe News Corp., le géant des médias dirigé par Rupert Murdoch, a officialisé hier la mise à l’étude d’une scission du groupe en deux entités cotées distinctes, l’une regroupant les actifs dans le secteur de la télévision, l’autre rassemblant les activités de presse et la maison d’édition Harper & Collins. Si cette scission se concrétise, se posera la question du devenir de certaines activités du groupe Dow Jones, telles Dow Jones Newswire ou Factiva. Dow Jones, au travers de la filiale Wall Street Journal, serait le fleuron d’un groupe focalisé sur les activités de presse. Le groupe News Corp. réalise aujourd'hui ses 33 milliards de dollars de chiffre d'affaires dans quelque 800 sociétés, et emploie 45.000 personnes aux quatre coins du monde. Les activités de presse pèsent 6,2 Md. $ (4,96 Md. €) soit 18,8% du CA consolidé de News Corp. et 11,2% de ses profits. L’annonce de cette éventuelle scission intervient alors que Todd Larsen, Pdg du groupe Dow Jones a annoncé sa démission le 19 juin et que Alisa Bowen, jusqu’ici responsable de l’édition électronique du Wall Street Journal vient d’être nommée « responsable produits » pour l’ensemble du groupe Dow Jones.
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Factiva (www. factiva.com), filiale du groupe Dow Jones (www.dowjones.com) faisait à i-Expo 2012 la démonstration de sa dernière nouveauté : l’inclusion de fils Twitter dans son service de veille en temps réel sur l’actualité générale et économique. Les contenus Twitter sont intégrés (sans que l’abonné Factiva ait à payer pour cette option) dans le module Snapshot, encore en béta-test. Snapshot a vocation à rassembler sous une même interface tous les contenus « temps réels » de Factiva. Snapshot rassemble une palette assez large de contenus : dépêches d’agence, vidéos, billet de blogs, etc. Snapshot est structuré en 31 « chaînes thématiques » correspondant à autant de secteurs économiques. L’intégration des contenus Twitter se fait dans ce cadre sectoriel large : à ce stade il n’est pas possible d’affiner par entités nommées (nom d’entreprises, zone géographique, nom de produit) la masse des tweets. Ces derniers ne sont pas archivés et leur durée de présence à l’écran varie d’une source à l’autre et d’un secteur à l’autre. La sélection des fils Twitters pertinents a été faite dans le cadre d’une collaboration entre Factiva et la firme Mass Relevance (www.massrelevance.com), qui a été l’an dernier désignée par Twitter comme son premier « curation partner », disposant d’une licence pour revendre à des tiers les contenus Twitter agrégés. Le travail de sélection des fils Twitters « influents» a été calibré pour que l’usager ne se retrouve pas pris sous un déluge de tweets : la moyenne est actuellement de 37 tweets par jour et par secteur d’activité, avec une variation importante d’une chaîne thématique à l’autre. La quantité de Tweets retenue ne devrait pas dépasser 100 signalements par chaîne thématique et par jour.
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L’actualité d’IHS, leader mondial de l’information technique et d’intelligence économique sectorielle, est dense. Il y a deux jours nous rendions compte du rachat de GlobalSpec, un fournisseur « pure player » de spécifications de composants OEM, et du communiqué qui voyait IHS confirmer pour son exercice en cours ses prévisions de croissance et de rentabilité antérieures. Aujourd’hui, IHS, Inc, dont l’exercice financier décalé se clôt au trente novembre de chaque année publie ses derniers comptes trimestriels et semestriels, arrêtés au 31 mai dernier. Sur six mois IHS enregistre 729,9 M$ de revenus (578 M€) en croissance de 18% dont 6% de croissance organique. Sur trois mois, la performance d’IHS est encore meilleure : 20% de croissance en termes comptables, 7% en termes de croissance organique. La croissance d’IHS décélère donc légèrement (la firme d’Englewood, Colorado, affichait une croissance de 22% sur l’ensemble de son exercices précédent). Mais pour une société qui dépassera en fin d’année le cap des 1,5 Md. $ de revenus, cette croissance est exceptionnelle, d’autant plus qu’IHS, créée en 1959 n’a rien d’une start-up. IHS a jusqu’ici été complètement protégé des aléas macroéconomiques mondiaux ; la question est cependant de savoir jusqu’à quand IHS peut afficher des résultats déconnectés de la croissance économique globale
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IHS, Inc. (www.ihs.com) a annoncé le 12 juin le rachat, pour 135 M$ (107,3 M€) de la firme GlobalSpec, Inc. Fondée en 1996, cette dernière, qui compte 6 900 000 abonnés (base d’abonnés qui croit actuellement de 80 000 unités par mois) est née en 1996 comme un « pure player » de la distribution en ligne d’information technique et technologique. La cible commerciale, très internationalisée, de GlobalSpec est celle des ingénieurs, des groupes manufacturiers, des services de développement de produits intégrants des composants OEM. GlobalSpec offre plusieurs types de services. Le premier est une base de données propriétaire (SpecSearch) sur 2,3 millions de composants industriels (pour toutes les industries manufacturières suivant des logiques d'OEM), décrivant 190 millions de spécifications techniques de ces « pièces détachées ». Très important aussi dans l’offre de GlobalSpec un moteur de recherche dédié (Engineering Web) indexant plusieurs centaines de millions de pages Web consacrées à des descriptions de composants. SpecSearch et Engineering Web disposent d’une interface commune permettant une recherche fédérée sur ces deux univers complémentaires. GlobalSpec édite aussi 70 newsletters en ligne, dédiées à des secteurs manufacturiers donnés et a développé une offre de « salons virtuels » reflétant cette même approche sectorielle. GlobalSpec ne publie pas ses comptes, mais le communiqué d’IHS indique que la firme rachetée affiche une rentabilité à deux chiffres, qui ne diluera pas la rentabilité déjà élevée d’IHS.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Yahoo! et la chaîne de télévision CNBC (concurrente de CNN sur le créneau de l’information économique) ont annoncé aujourd’hui un accord très large de partenariat. CNBC deviendra le principal fournisseur d’information économique (dépêches, reportages, interviews….) de Yahoo! Finance, la rubrique financière la plus consultée aux USA sur Internet et les mobiles. Cette alliance avec Yahoo! permettra à CNBC de toucher 40 millions d’utilisateurs uniques par mois. Réciproquement CNBC diffusera les contenus propriétaires de Yahoo! Finance sur ses écrans, donnant ainsi une audience de 100 millions de téléspectateurs aux contenus du portail Internet. Cet accord de diffusion croisée est valable dès aujourd’hui. A l’automne 2012, les deux partenaires créeront à frais partagés un service de vidéos « co-brandées » qui seront un produit d’information complètement nouveau. Les sujets seront les plus variés : couverture des marchés, interviews d’experts, etc. Les journalistes de Yahoo! Finance produiront par ailleurs des contenus pour CNBC. Les deux nouveaux partenaires estiment que déjà un quart des vidéos d’information économique visionnées aux Etats-Unis le sont sur leurs écrans. Ces contenus seront le support d’une dimension publicitaire , les régies de yahoo ! et CNBC proposant des publicités couplées sur les deux médias. Cet accord n’est cependant pas exclusif, les deux partenaires pouvant se procurer ou fournir des contenus auprès d’autres intervenants. Ce qui n’ôte rien à l’importance de ce partenariat qui est l’une des premières illustrations de la convergence Web/télévision.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Thomson Reuters a finalisé hier la vente de sa division "Healthcare" (information pour les professions de santé) au fonds d'investissement Veritas. Cette cession lui rapporte 1,25 Md. $ (1 Md.€). Thomson Healthcare qui détient un portfeuille de marques de qualité sera rebaptisé Truven Health Analytics, (le communiqué indique : "this name is based on the words 'truth' and 'proven' that speaks to the strength of its offerings, expertise, and people"). Thomson Healthcare générait environ 1 milliard des dollars (800M$) de revenus (sur les 13,8 Md. $ de CA affichés en 2011 par Thomson Reuters). La question est maintenant de savoir ce que Thomson Reuters va faire de ces 1,25 Md. $ de cash). Les opportunités de grosses acquisitions, qui devraient renforcer soit la division "Tax & Accounting" soit la division "Intellectual Proprerty & Science" sont rares. Il est important (lire la Dépêche du GFII d'hier) que Thomson Reuters identifie ce qui serait le "troisième pôle" d'un portefeuille d'activités équilibré (avec l'information financière et l'édition juridique). IHS le N°1 mondial de l'information technique, affichant 1 324 M$ de chiffre d'affaires aurait pu être pour Thomson Reuters un "perfect fit". Mais la capitalisation boursière d'IHS (6,45 Md. $ ; 5,16 Md. €) en fait une cible chère , même si la capitalisation boursière de Thomson Reuters (23,7 Md. $ ; 19 Md. $) rend théoriquement l'opération possible. Mais dopés par leurs brillants résultats, les dirigeants d'IHS devraient repousser toute opération de rachat par un groupe certes plus grand, mais dont les performances sont médiocres.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Thomson Reuters a publié hier un « factbook » (recueil de données chiffrées sur les activités du groupe). Beaucoup plus lisible que le rapport annuel, ce factbook à pour principal intérêt une analyse détaillée des opérations de Thomson Reuters pour chacune des cinq divisions du N°1 mondial de l’information professionnelle (Financial & Risk, Legal, Tax & Accounting, Intellectual Property & Science, Media). Cette publication visiblement destinée aux investisseurs est inhabituelle tant pour Thomson Reuters que pour ses homologues de l’industrie de l’information. Malgré ses bons résultats financiers, Thomson Reuters a vu sa capitalisation boursière baisser de 26,3% sur les 12 derniers mois. Le "factbook" est disponible sous le lien http://media.corporate-ir.net/Media_files/IROL/76/76540/factbook/IR_FactBook2012.pdf
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Die Frankfurter Buchmesse (http://www.buchmesse.de/en/fbf/), la plus grande manifestation mondiale pour le secteur de l'édition de livres vient de tenir pour la première fois à Pékin, dans le cadre d'un salon du livre, une session de sa nouvelle offre baptisée StoryDrive : cette dernière est à la fois une conférence et un marché de droits en ligne. StoryDrive vise à explorer les nouvelles formes de collaboration "transmédia" (par exemple les rapports entre édition et jeu vidéo). A Pékin, 350 participants à la conférence (éditeurs, éditeurs de jeux vidéos, agences de perception de droits, etc. ) ont analysé les tendances les plus récentes de l'industrie des médias, réfléchi sur de nouveaux modèles économiques trans-médias, ou présenté leurs stratégies pour le futur. La Buchmesse Francfort est programmée cette année du 10 au 14 octobre, et StoryDrive se tiendra les 11 et 12 octobre. Le lancement de Storydrive illustre les ambitions de la Buchmesse dans le domaine des conférences professionnelles haut-de-gamme et globalisées (ces conférences sont développées sous la marque Frankfurter Academy). Il s'agit aussi d'attirer vers la Buchmesse des publics autres que ceux de l'édition de livres stricto-sensu. En proposant de plus une "place de marché" en ligne de négociation de droits "trans-média" The Frankfurt Bookfair préempte un nouveau "business" de négociations de droits en ligne.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Le 15 juin prochain sera constituée en Italie par joint-venture une nouvelle société dénommée Experian Cerved Information Services S.p.A. Cette joint-venture concrétise la mise en commun par le groupe international Experian (N°1 mondial de l’information de solvabilité b-to-C) et par Cerved Goup (N°1 italien de l’information sur les entreprises) de leurs moyens pour développer en Italie des services d’information sur la solvabilité des particuliers. Experian est déjà présent en Italie sur ce créneau depuis 1995 et a racheté en 2004 Equifax Italie. La nouvelle entité détiendra entre 15 et 20% du marché italien de l’activité de « credit bureau » (information sur la solvabilité des particuliers) mais affiche, selon le communiqué de presse annonçant ce rapprochement, « des objectifs très ambitieux ». Cerved, qui détiendra une participation minoritaire dans la nouvelle entité apporte à celle-ci l’ensemble de ses activités de « consumer credit rating ». Cerved (dont c’est le point fort) et Experian Italia continueront à être en compétition directe sur le marché de l’information sur les entreprises. Ce rapprochement, même s’il ne vise que le marché italien montre que le scénario compétitif européen de l’information de solvabilité sur les particuliers est encore mouvant. Et qu’Experian très tourné dans les 4 dernières années vers son implantation dans les économies émergentes n’a pas renoncé à ses ambitions européennes.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’allemand Creditreform, N°1 outre-Rhin de l’information de solvabilité sur les entreprises a réalisé en Allemagne2011 un CA de 488 millions d'euros le chiffre d'affaires. Ce qui en fait probablement le N°1 européen de ce marché. Creditreform (fondée en 1879) est internationalisée avec de fortes positions sur les marchés d’Europe de l’est. Elle a pris position en Chine. Le chiffre d’affaires consolidé (incluant les 22 filiales étrangères) a été de 543 M€. En Allemagne, le chiffre d’affaires est légèrement inférieur à celui de 2010 (489 M€) en raison de la fermeture d’une activité de recouvrement de créances (sans que Creditreform sorte cependant de ce marché du recouvrement). L’information sur les entreprises a généré en 2011 des revenus de 263 millions d'euros (2010: 260 millions d '€). Les prestations de recouvrement et d’affacturage ont généré l’an dernier un chiffre d'affaires de 199 millions d'euros (2010: 197 millions d '€). Pour la première fois en 2011 le volume d’opérations d’affacturage a porté sur plus d’un milliard d’euros de factures. Creditreform est aussi présent dans l’information de solvabilité sur les particuliers : la base de données de Creditreform Boniversum GmbH, détient plus de 79 millions de dossiers personnels relatifs à 61 millions de personnes. Les filiales, diversifiées, ont généré en 2011 26 millions de d'euros de revenus (2010: 32 millions d '€). Creditreform ne publie pas les informations relatives à ses bénéfices.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Le groupe britannique UBM a récemment réorganisé ses activités en créant deux nouvelles divisions : UBM Technology et UBM Connect. A propos de ces deux pôles, UBM dans son communiqué (www.ubm.com) parle de « marketing services ». Mais cette dernière notion est assez trompeuse : la réorganisation consiste à regrouper sous une enseigne commune l’ensemble des activités servant un secteur donné. Au sein d’UBM Technology coexisteront des activités de salons professionnels (par exemple la Game Developers Conference), de presse professionnelle magazine (par exemple le titre phare Information Week) ou des services en ligne (par exemple le site InternetEvolution.com www.internetevolution.com). Ce nouveau pôle « Technology » génère (chiffres 2011) 285 M$ (226,7 M€) de CA et emploie 675 personnes. Le deuxième pôle nouvellement créé s’appellera UBM Connect : il s’agit là aussi de différents types d’activités dont le point commun est leur cible commerciale : le secteur de la santé et des professions médicales (avec les marques UBM Medica US, UBM Canon Publishing, Medical Device + Diagnostic Industry, QMed, Cancer Network, Physicians Practice et Psychiatric Times.). Ce pôle pèse en termes de revenus 60 M$ (47,7 M€). En clair alors que jusqu’ici l’activité d’UBM était organisée par type de services (salons et conférences, presse professionnelle magazine, etc.) la création d’UBM Technology et de UBM Connect reflète une réorganisation sur base sectorielle, verticale.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Amazon et le groupe IPG ont annoncé un compromis sur les termes économiques de la diffusion sur Kindle des ouvrages numériques inscrits au catalogue d’IPG (Indipendent Publishers Group, www.ipgbook.com), un grand distributeur de livres outre-Atlantique, diffusant essentiellement le catalogue d’éditeurs indépendants. En février dernier IPG avait rompu avec Amazon, contestant les niveaux de prélèvement exigés par Amazon pour la diffusion de matériaux complémentaires des e-books sur Kindle. Cela s’était immédiatement traduit par le retrait du catalogue Kindle de 5000 titres distribués par IPG. (...) Le débat portait sur ce que l’on appelle les frais de co-op. (...) Dans le monde du livre numérique, les frais de co-op concernent l’affichage de contenus additionnels : une vidéo, une biographie d’auteur, le renvoi vers d’autres ouvrages via des fonctionnalités du type « more like this ». Pour afficher sur Kindle ces matériaux promotionnels accompagnant un titre, Amazon prétendait toucher un pourcentage sur le chiffre d’affaires d’un titre, en sus du discount lié à la vente en gros à Amazon. (...). Si les exigences d’Amazon ont largement été dénoncées par les éditeurs et distributeurs, il semble que beaucoup aient accepté un prélèvement de l’ordre de 3 a 4% pour les frais de co-op. Ni IPG ni Amazon, liés par un accord de confidentialité, n’ont rendu publics les termes de leur compromis.
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Le fonds d’investissement américain Hellman & Friedman, qui avait il y a deux ans racheté Getty Images pour 2,4 Md. $ (1,9 Md. €) a confié aux banques d’affaires JP Morgan Chase o et Goldman Sachs un mandat exploratoire avec pour perspective son retrait du capital de l’agence photo. Deux scénarios sont envisagés dans une dépêche de l’agence Reuters : une mise en vente pure et simple ou une introduction en bourse. Dans les deux cas, la valorisation de Getty Images pourrait atteindre 4 Md. $ (3,16 Md. €).
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
HP a confirmé hier un plan de licenciement massif qui va toucher 27.000 personnes, soit 8% de ses effectifs. Il devra être bouclé en octobre 2014. Le plan prévoit notamment des départs à la retraite anticipés. Victime collatérale de cette restructuration, Mike Lynch, le patron fondateur d’Autonomy. Autonomy, fournisseur britannique de technologies de recherche basé a Cambridge, a étéracheté par Hewlett-Packard en août dernier pour 11 milliards de dollars. Autonomy, jusqu’à son rachat par HP, était l’une des plus belles « success stories » des technologies de recherche. En rachetant Autonomy, Hewlett Packard, désireux de développer par des acquisitions ses activités de service (parmi lesquelles les logiciels saas – « software as a service ») avait par cette acqusisition consacré la centralité qu’ont acquis en entreprise les outils de gestion des contenus non-structurés et les technologies du « search ». Pour reprendre une citation d’un analyste de la banque UBS formulée dès 2008 : « Autonomy est leader sur son marché de la fourniture de logiciels automatisant l’analyse de données non structurées, que ces données soient sous la formes de textes, de sons d’images ou de vidéo ».A l’époque Amico soulignait : « Hewlett Packard, s’il met la main sur Autonomy, saura-t-il accompagner une nouvelle phase du développement de ce dernier ? Le seul cas similaire dont on dispose est le rachat en 2009 du norvégien FAST par Microsoft, précédent qui est peu convaincant ». Avec 8 mois de recul, on constate que HP n’a pas fait mieux que MS. Le départ de Mike Lynch est le dernier d’une suite de démissions des dirigeants historiques d’Autonomy. Ces derniers accusent Hewlett-Packard d’être trop bureaucratique ; HP réplique en affirmant que les dirigeants d’Autonomy n’ont pas atteint leurs objectifs de croissance du chiffre d’affaires. Mike Lynch a manifesté son intention de redevenir un « entrepreneur de base » explorant les technologies du « Big Data ». Les sommes touchées par les dirigeants d’Autonomy les dispensera d’avoir à trouver pour leur nouvelle start-up un « business angel ».
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
C’est une première, Bloomberg le N°1 mondial de l’information financière à racheté la firme irlandaise PolarLake qui propose des logiciels d’EDM (Enterprise Data Management). L’objectif de Bloomberg est d’offrir à ses clientèles, en se fondant sur la technologie de PolarLake, un service d’EDM externalisé qui soit « vendor neutral » (sans biais introduit par le fournisseur de l’outil). Le communiqué Bloomberg indique : « the addition of PolarLake, will allow firms to increase their efficiency by better managing high volumes of data from multiple sources, either third parties or proprietary sources ». Ce rachat est une première (si notre mémoire est bonne), qui voit un acteur majeur de l’industrie de l’information proposer à ses clients un service de gestion de données dans le Cloud.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
L’éditeur britannique d’annuaires pages jaunes Yell a présenté hier ses résultats pour son exercice 2011-2012 arrêté au 31 mars dernier. Ces résultats sont très mauvais : le CA est en baisse de 14% à 1610 M£ (1992 M€). La perte affichée est de 1189 M£ (1471 M€) en raison de dépréciations de 1803 M£ (2231 M€). L’EBITDA (*) de 461 M£ (570 M€) reste confortable avec un ratio sur CA de 28,6% (moins cependant que chez ses grands homologues européens, et surtout en baisse de 10%). Point d’inquiétude : les recettes tirées de la publicité sur la version internet des annuaires baisse de 11% (même si grâce à des investissements diversifiés dans des sites Internet grand public –qui eux voient leurs recettes progresser de 111% à 134 M£/166 M€ la croissance des produits en ligne est de 7%). Comme ses homologues européens Yell est très endetté (2 165 M£, 2679 M€) et devra restructurer sa dette dans les prochains mois. L’action Yell a dévissé hier de 24% et a perdu 63,7% de sa valeur sur les 12 derniers mois. En 5 ans la capitalisation boursière du groupe a été divisée par …186 (l’action est passée sur ce laps de temps de 450 £ à 2,41 £). Le sort des éditeurs pages jaunes (qui est certes une activité grand public) a un impact sur l’industrie de l’information professionnelle : ces éditeurs avaient ou ont encore un rôle important dans la mise à disposition de bases-annuaires B-to-B.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le conseil d’administration de Coface, réuni le 15 mai, a nommé Laurent Mignon, jusqu’ici directeur général de Natixis (l’actionnaire de Coface) président du conseil d’administration de la société. Il succède à François David, dont le mandat est arrivé à expiration et qui présidait aux destinées du groupe depuis 18 ans. Le renouvellement des dirigeants à la tête du groupe Coface est donc complet puisqu’en décembre 2010 M. Jean-Marc Pillu avait pris la direction générale du groupe en remplacement de Jérôme Cazes, qui s’éloignait « en raison de divergences avec l’actionnaire ». La question posée, dans le cadre d’une stratégie de recentrage sur le « core business » d’assureur crédit, est celle du devenir des importantes positions que détient le groupe dans le secteur de l’information sur les entreprises au niveau européen.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le Conseil d’administration de la British Library (www.bl.uk) vient d’annoncer la nomination à la tête de la bibliothèque, à compter du 12 septembre prochain, de M. Roly Keating, actuel responsable des archives audiovisuelles de la BBC. Il succédera à Dame Lynne Brindley, une grande figure du milieu des bibliothèques au plan mondial, qui dirigeait la BL depuis 12 ans.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe suédois Bisnode l’un des « poids moyens » européen de l’information sur les entreprises et des services marketing, bien implanté dans les Pays scandinaves, l’Allemagne et les marchés germanophones et dans certains pays de l’est européen, a publié le 15 mai ses résultats pour le premier trimestre. Bisnode qui a longtemps connu des croissances à deux chiffres, est entré il y a trois ans dans une phase de ralentissement de la croissance puis de stagnation des résultats. Le chiffre d’affaires sur les 3 premiers mois de l’année, de 1033 millions de couronnes (133 M€) est en retrait de 1,2% par rapport à la même période de l’an dernier. Bisnode (à l’instar de Dun & Bradstreet à une autre échelle) relève dans son communiqué une bonne progression de l’information se solvabilité mais un sérieux fléchissement des services et bases marketing. Point de satisfaction : l’EBITDA est doublé par rapport à 2010 (il se monte à 242 millions de couronnes, 26,1 M€). Le taux de marge opérationnelle est honorable : 23,4% sur CA. Durant les deux dernières années Bisnode a procédé à un sévère élagage de son écurie de filiales. Depuis le 1er. février, Bisnode a un nouveau CEO, le suédois Lars Pettersson et plus récemment une nouvelle présidente du conseil de surveillance, Mme. Ingrid Engström. Bisnode est une filiale du fonds d’investissement suédois Rato et, dans un rôle de minoritaire, le groupe de médias Bonnier, dont Bisnode est issu par spin-off. Ces actionnaires ne cachent pas depuis plusieurs années leur désir de revendre Bisnode. Mais la dégradation des résultats avait repoussé sans cesse l’échéance. Si l’embellie de la rentabilité devait se confirmer, la question de la vente de Bisnode redeviendra d’actualité.
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C’est une première dans l’industrie de l’information : lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires du groupe britannique UBM qui s’est tenue le 15 mai, une motion refusant les rémunérations des dirigeants a recueilli 36% de votes favorables. Si les propositions du comité des rémunérations ont donc bien au final été adoptées, cet important vote de défiance est inédit. Cette fronde minoritaire à l’ « AGM » (annual general meeting) d’UBM fait suite à des épisodes similaires qui ont cette année émaillé la saison des assemblées de sociétés aussi différentes que le groupe de médias Trinity Mirror, la banque Barclays, l’assureur Aviva et le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca. Les actionnaires d’UBM qui ont voté la motion contraire aux propositions du comité des rémunérations dénonçaient l’assouplissement des critère appliqués pour l’établissement des bonus variables (le taux d’inflation ne serait plus défalqué de la progression des résultats sur laquelle sont établis les bonus : ces derniers en auraient été mécaniquement augmentés ; il suffisait d’y penser…). Un autre sujet qui a fâché certains actionnaires était le paquet de stock-options (d’une valeur faciale de 659 295 £, 826 000 €, soit 150% de son salaire contractuel) offert au directeur financier, Robert Gray. Les salaires de base du Pdg David Levin et du directeur financier n’ont par compte progressé que de 3% à 621 620 £ (779 000 €) pour le premier et à 437 750 £ (548 765 €) pour le second. On notera que cette fronde à l’AGM d’UBM s’est produite alors même que les autorités britannique conduisent en ce moment une consultation en ligne sur les logiques d’encadrement des salaires des dirigeants.
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Reed Elsevier a tenu le 10 mai un séminaire pour ses investisseurs centré sur les activités de Reed Business Information (RBI, presse et bases de données professionnelles) et de Reed Exhibitions (activités de foire et salons).
Le powerpoint de cette présentation est disponible sous le lien: http://www.reedelsevier.com/investorcentre/Documents/presentations/investor-seminar-RBI-RX.pdf.
Cette présentation est intéressante, puisqu'en 2009 Reed Elsevier avait mis en vente la division Reed Business Information, mais avait du renoncer faute de repreneur à un prix correct. Reed avait alors entrepris un remodelage complet de la division en vendant "par appartement" ses activités de presse professionnelle (la plus récente annonce concerne la mise en vente du groupe Variety). La présentation illustre ce processus de "downsizing" et la stratégie de renforcement de RBI des bases de données factuelles pour les secteurs économiques ou le groupe est traditionnellement fort. L'objectif est de rassurer les investisseurs sur un actif qui est toujours perçu comme pesant sur les résultats consolidés du groupe.
La présentation de Reed Exhibitions (RX) est un tout autre exercice puisque cette division enregistre de bons résultats et que Reed Elsevier détient un leadership global sur un marché qui reste cependant très fragmenté.
RBI et RX pèsent chacun 12% du CA consolidé 2011 du groupe soit environ 900 M€. RBI génère 7% du bénéfice opérationnel consolidé (soit 141 M€) et RX 10% de ce même bénéfice (202,4 M€).
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Wolters-Kluwer annonce aujourd’hui la vente au fonds Symphony Technology Group de sa filiale Source Healthcare Analytics (http://www.wolterskluwerpharma.com/), qui fournit des données d’analyse des consommations de médicaments aux Etats-Unis, et est N°3 sur son marché outre-Atlantique. Wolters Kluwer avait en juillet 2011 annoncé la mise en vente de ses activités « Pharma ». Une première cession s’était concrétisée en novembre dernier par la revente à l’éditeur scientifique Springer, pour un montant non dévoilé, des activités regroupées au sein de la Pharma Marketing and Publishing Division (MPS ). Sur ce marché des données analytiques sur les consommations de médicaments, le leader mondial incontesté est IMS Health qui en 2011 a réalisé un chiffre d’affaires de 2,3 Md. $ (1,75 Md. €). Source Healthcare Analytics qui ne publié pas ses chiffres ferait selon les estimations de sites d’information économique américains un chiffre d’affaires de l’ordre de 150 M€. Le cash retiré de cette cession sera donc pour Wolters Kluwer tout à fait significatif.
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Experian, premier groupe mondial du secteur de l’information de solvabilité (B-to-B et B-to-C) et des services marketing a présenté hier ses résultats annuels 2011/2012, son exercice se clôturant au 31 mars. Avec des revenus de 4,49 Md. $ (3,47 M€), en croissance de 15,4%, et surtout un résultat net opérationnel (EBIT) de 1,18 Md. $ (0,91 Md.€), en progression de 23% et reflétant un ratio de 26,2% sur CA, Experian réalise la plus belle performance de croissance parmi les grands groupes globaux de l’industrie de l’information. 96% du résultat net opérationnel est converti en cash flow. La croissance en Amérique latine, une zone sur laquelle Experian a beaucoup investi, atteint 28% pour l’information de solvabilité et 114% pour les services marketing. Experian a annoncé une augmentation de son dividende de 14%. La bourse a très bien réagi à cette annonce en faisant progresser hier la cote d’Experian de près de 2%. Depuis le début de l’année la progression de l’action est de 13,57% ; sur les quatre dernières années, la capitalisation boursière a progressé de plus de 82% et atteint aujourd’hui 9,14 Md. £ (11,4 Md. €). Experian a profité de ces très bons résultats pour annoncer la revente à la société indienne Ybrant Digital de ses sites américains de comparaison de prix PriceGrabber.com et Lowermybill.com rachetés il y a 7 ans. Cette cession se fait au prix de 175 M$ (135 M€), ce qui représente pour Experian une moins-value de 310 M$ (239,4 M€).
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Wolters Kluwer a publié mercredi 9 mai un « trading update » (point sur la tenue des activités) pour le premier trimestre 2012. A l’instar de Reed Elsevier ou d’Informa, Wolters-Kluwer ne publie pas de comptes trimestriels détaillés, les indications données sont qualitatives. Le message essentiel à l’attention des investisseurs est que Wolters Kluwer confirme ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice 2012. Elles prévoient une faible croissance organique et un maintien de l’EBITDA (résultat avant frais financiers, impôts, dépréciations et amortissement) à son niveau de 2011 (entre 21,2 et 22,5%). Rappelons que Wolters Kluwer a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires consolidé de 3 354 M€, en croissance de 1% (tant en données comptables qu’en croissance organique). Mesurée au niveau de l’EBITA, la rentabilité était l’an dernier de 21,7% sur CA, stable par rapport à 2010.
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La firme américaine IMS Health, leader mondiale des bases de données marketing pour l’industrie du médicament, avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 2,3 Md. $ (1,75 Md. €) a annoncé le rachat de DecisionView une jeune société (créée en 2006) qui s’est vite imposée en fournissant aux laboratoires pharmaceutiques des outils de gestion de tests cliniques capables d’accompagner des « cohortes » de patients très nombreuses. DecisionView a été utilisé pour gérer des essais thérapeutiques sur 450 000 patients dans 17 champs thérapeutiques différents. Ce rachat, dont le montant n’a pas été communiqué, obéit à une logique simple : IMS cherche à enraciner ses produits et services en ligne au cœur du « workflow » des laboratoires pharmaceutiques qui sont ses clients. Cette logique est à l’œuvre au sein de l’industrie de l’information depuis plus de vingt ans (le GFII avait organisé sur ce thème un journée d’étude il y a plus de 10 ans), mais elle n’a jamais fini de produire ses effets. Rappelons qu’en 2010 (derniers résultats publiés), IMS Health a généré en France des revenus de 49,65 M€.
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Le groupe britannique Top Right (jusqu’il y peu connu sous l’enseigne Emap) vient d’annoncer la revente à un fonds d’investissement de sa filiale CAP pour 150 M£ (184,6 M€). CAP est l’équivalent de l’Argus de l’automobile en France. CAP était pour Top Right une pépite : le fournisseur de bases de données sur les cotes automobiles (neuf et occasion) outre-Manche a réalisé un chiffre d’affaires de 20 M£ (24,6 M€) et des profits estimés entre 10 et 15 M£ (entre 12 et 18 M€). Emap avait racheté CAP en 1994 pour 20 M£.Le groupe britannique Emap, qui depuis la vente en 2008 de sa presse magazine B-to-C s’était recentré sur l’information professionnelle, a annoncé début avril son éclatement en 3 sociétés distinctes, l’une gérant un portefeuille de salons et conférence, l’autre ce qui reste de la presse professionnelle, enfin un troisième regroupe les activités de bases de données sectorielles (CAP appartenait à ce pôle rebaptisé 4C), le tout contrôlé par une société holding. Cette réorganisation, a fait disparaître une marque (Emap) qui a longtemps été celle d’un grand éditeur européen, prélude probablement à la mise en vente à moyen terme de ces nouvelles entités opérationnelles. En France l’Argus de l’automobile est publié par la société SNEEP, qui ne publie pas ses résultats.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
L’action Dun & Bradstreet (www.dnb.com) a dévissé hier de 14,8% en une séance à la bourse de New-York. C’est la sanction des résultats du premier trimestre 2012 qui viennent d’être publiés. Ils sont moins bons que prévus et conduisent D&B à réviser à la baisse ses prévisions pour l’ensemble de 2012. De plus D&B a décidé de fermer purement et simplement sa filiale chinoise, aux prises avec de gros soucis judiciaires (cf billet GFII 360 du 3 avril 2012). Sur un an, la capitalisation boursière de D&B (aujourd’hui de 3,62 Md. de $ soit 2,78 Md. €) a perdu 20,5% de sa valeur.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Thomson Reuters a fait le 7 mai deux annonces concernant son offre d’information sur les marques. La première est l’extension du catalogue de Thomson CompuMark, qui élargit considérablement son offre de bases de données sur les marques.136 nouvelles bases de données, issues de zones économiques en expansion (Amérique centrale et du sud, Asie, Moyen Orient) seront ajoutées au catalogue préexistant de Compumark. L’ambition de Thomson Compumark est d’atteindre une couverture mondiale, en ayant l’exclusivité de certaines bases.
L’autre actualité met en avant une start-up belge, Darts-ip, (darts-ip.com) créée en 2006 et qui fait une belle percée sur son créneau en collectant et l’analysant la jurisprudence internationale dans le champ de la propriété industrielle (brevets, marques, dessins et modèle, noms de domaines). La base de données Darts-ip contient 520 000 décisions judiciaires sur ces thèmes, issus de 1250 tribunaux de tous les pays. Cette couche d’information jurisprudentielle sera intégrée à la plate-forme SERION, qui supporte l’offre d’information sur les marques de Thomson.
L’accord de Thomson avec darts-ip n’est pas exclusif : en mars dernier lors de l’ International Patent Information Conference and Exposition (IPI-ConfEx) qui s’est tenue à Barcelone, Questel, avait annoncé la signature d’un accord similaire avec darts-ip.
Source : Information issue du GFII 360, le fil d'actualité sur le marché de l'information et la connaissance alimenté par Michel Vajou sur AMICO, le réseau social du GFII réservé aux membres
Le Conseil d’administration de l’AFP a arrêté mercredi 2 mai les comptes de l’agence de presse pour l’exercice 2011. Le chiffre d’affaires s’établit à 281,4 M€, soit un écart positif de 1,2 M€ par rapport au budget et une légère progression à périmètre constant par rapport à 2010. Alors que les deux autres grandes agences de presse internationale, Reuters et Associated Press voient leurs recettes s’éroder, cette performance de l’AFP n’était pas gagnée d’avance, tant la situation économique de la presse, que servent les agences de presse, est mauvaise.
La marge d’exploitation de l’AFP est de 15 M€, soit un ratio de 5,3% sur chiffre d’affaires. Le résultat net du groupe est positif, à 0,4 M€, et ce pour la 6ème année consécutive. Les recettes se sont stabilisées grâce à la progression du chiffre d’affaires à l’international et des recettes de la convention d’Etat qui compensent la diminution des revenus tirés des clients français, durement touchés par la crise. Les activités vidéo connaissent une croissance de 20%. L’Agence a poursuivi son programme d’investissement stratégique autour du projet « IRIS » de production et de diffusion multimédia représentant un montant de 9,2 M€ en 2011. Les premiers mois de 2012 font ressortir une marge d’exploitation en ligne avec les prévisions budgétaires.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La firme américaine IMS Health, leader mondiale des bases de données marketing pour l’industrie du médicament, avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 2,3 Md. $ (1,75 Md. €) a annoncé le rachat de DecisionView une jeune société (créée en 2006) qui s’est vite imposée en fournissant aux laboratoires pharmaceutiques des outils de gestion de tests cliniques capables d’accompagner des « cohortes » de patients très nombreuses. DecisionView a été utilisé pour gérer des essais thérapeutiques sur 450 000 patients dans 17 champs thérapeutiques différents. Ce rachat, dont le montant n’a pas été communiqué, obéit à une logique simple : IMS cherche à enraciner ses produits et services en ligne au cœur du « workflow » des laboratoires pharmaceutiques qui sont ses clients. Cette logique est à l’œuvre au sein de l’industrie de l’information depuis plus de vingt ans, mais elle n’a jamais fini de produire ses effets. Rappelons qu’en 2010 (derniers résultats publiés), IMS Health a généré en France des revenus de 49,65 M€.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe britannique Top Right (jusqu’il y peu connu sous l’enseigne Emap) vient d’annoncer la revente à un fonds d’investissement de sa filiale CAP pour 150 M£ (184,6 M€). CAP est l’équivalent de l’Argus de l’automobile en France. CAP était pour Top Right une pépite : le fournisseur de bases de données sur les cotes automobiles (neuf et occasion) outre-Manche a réalisé un chiffre d’affaires de 20 M£ (24,6 M€) et des profits estimés entre 10 et 15 M£ (entre 12 et 18 M€). Emap avait racheté CAP en 1994 pour 20 M£.Le groupe britannique Emap, qui depuis la vente en 2008 de sa presse magazine B-to-C s’était recentré sur l’information professionnelle, a annoncé début avril son éclatement en 3 sociétés distinctes, l’une gérant un portefeuille de salons et conférence, l’autre ce qui reste de la presse professionnelle, enfin un troisième regroupe les activités de bases de données sectorielles (CAP appartenait à ce pôle rebaptisé 4C), le tout contrôlé par une société holding. Cette réorganisation, a fait disparaître une marque (Emap) qui a longtemps été celle d’un grand éditeur européen, prélude probablement à la mise en vente à moyen terme de ces nouvelles entités opérationnelles. En France l’Argus de l’automobile est publié par la société SNEEP, qui ne publie pas ses résultats.
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En marge de la conférence annuelle du PIUG (Patent Information User Group) qui se tient cette année à Denver du 28 avril au 3 mai, la firme américaine GenomeQuest et le français Questel ont annoncé un accord de partenariat permettant d’intégrer les outils logiciels de GenomeQuest avec les bases d’information brevets de Questel. L’intégration de la plateforme informatique de GenomeQuest et de celle de Questel (Orbit, dont la version 1.5 a été lancée le 8 avril dernier) élargit considérablement la couverture « brevets » accessibles de l’application GQ-IP proposée par GenomeQuest : celle-ci permet aux entreprises du secteur des biotechnologies de gérer les questions de propriété industrielle.
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Le groupe suédois Bisnode (l’un des principaux fournisseurs d’information sur les entreprises en Allemagne, dans les pays scandinaves et en Europe de l’est) vient d’annoncer la revente au groupe d’édition professionnelle allemand WEKA de Hoppenstedt Publishing, une filiale du groupe Hoppenstedt (qui lui reste l’un des principaux actifs de Bisnode). Il s’agit d’une dizaine de titres de presse professionnelle, qui ont enregistré en 2011 7,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. La direction de Bisnode a indiqué que l’activité de presse professionnelle n’était pas stratégique pour le groupe. Cette vente n’est que le dernier épisode d’une longue série de cessions qui voient les grands groupes de l’industrie de l’information se désengager de la presse professionnelle. Cette cession met aussi sous le feu des projecteurs le groupe allemand WEKA, un groupe d’édition professionnelle qui a réalisé l’an dernier 217 M€ de chiffre d’affaires. WEKA dispose d’une filiale en France, Weka Editions qui a réalisé en 2010 (dernières données connues) 18 M€ de chiffre d’affaires.
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Après McGraw-Hill le 22 avril, le groupe britannique UBM a publié le 24 avril ses résultats pour le premier trimestre 2012. Le groupe a réalisé sur trois mois un CA consolidé de 264,2 M£ (323,2 M€) soit une croissance de 11,2% en termes comptables, mais surtout affiche une croissance organique de 6,9% par rapport à la période comparable de l’an dernier. On remarquera que les « poids moyens » (UBM a enregistré l’an dernier 1147 M€ de revenus) des acteurs internationaux de l’industrie de l’information, affichent une croissance nettement plus élevée que les très grands groupes.
Au sein du portefeuille d’activités d’UBM le compartiment « events » (salons et conférences professionnels), qui représente un peu moins de la moitié du chiffre d’affaires du groupe, affiche une croissance de 46% (en raison de nombreuses acquisitions courant 2011) mais surtout une croissance organique de 19,3%. Le bénéfice opérationnel de cette activité « events » représente 75% du résultat consolidé et affiche un taux de marge exceptionnel de 34,4%. UBM poursuit le développement de son portefeuille de salons : il vient d’acheter la firme brésilienne qui organise le plus important salon sud-américain consacré à l’industrie ferroviaire. PR Newswire, le site mondialisé de diffusion de communiqués de presse, affiche une croissance de 2%, un CA de 49 M£ (60 M€), et un taux de marge opérationnelle de 20,2%. Les « Data services » c'est-à-dire les bases de données factuelles à finalité professionnelle font également 60 M€ de CA, mais leur revenu baisse de 4,1%.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
S&P Capital IQ, filiale du groupe américain McGraw-Hill a annoncé le rachat de la firme française QuantHouse, un fournisseur de solutions de passage d’ordres et de diffusion de données boursière. Après avoir racheté en février la firme canadienne R2 Financial technologies, McGraw-Hill est en négociation avec le Chicago Mercantile Exchange (CME), première place mondiale pour les produits financiers « dérivés » pour le rachat de la société londonnienne CMA Datavision.. McGraw-Hill a par ailleurs présenté ce matin ses résultats pour le premier trimestre 2011. Le pôle McGraw-Hill Financial avec 1 035 M$ (785,7 M€) de revenus sur les trois premiers mois de l’année a désormais une taille suffisante pour contrer les deux leaders du marché de l’information financière, Bloomberg et Thomson Reuters.
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Thomson Reuters a annoncé aujourd’hui la vente de sa division Healthcare à un filiale du fonds d’investissement Veritas pour 1,25 milliards de dollars (945,7 M€). Annoncée en juin 2011, la vente de Thomson Healthcare avait été suspendue en décembre dernier, en raison de mauvaises conditions de marché. L’annonce faite aujourd’hui signale que les transactions importantes au sein de l’industrie de l’information pourraient reprendre. En 2011, cette division Healthcare a généré 891 M$ (674,1 M€) de revenus (en baisse de 7,3%) et une marge opérationnelle de 200 M$ (151,3 M€) avec un ratio de 22,4% sur CA.
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Paru au J.O. du 15 avril dernier, le décret 2012-484 réforme la gouvernance des aides publiques directes à la presse. Un fonds stratégique pour le développement de la presse est créé, qui fusionne les deux principaux fonds d'aide aux projets industriels préexistants, dont celui créé en 2009 d’aide à l’innovation numérique. Le fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP), doté pour 2012 de 38 M€ de crédits de paiement, comprend trois sections : modernisation et mutation industrielle, innovations numériques, conquête de nouveaux lectorats. La deuxième section du fonds a pour objet l'octroi d'aides pour accompagner les services de presse en ligne dans la réalisation de leurs projets de développement et d'innovations technologiques. La Direction générale des industries culturelles et des médias (DGICM) du ministère de la Culture et de la Communication sera chargée de la gestion du FSDP. Pour la première fois la presse professionnelle est explicitement mentionnée comme pouvant bénéficier de ces aides à l’innovation numérique.
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En mars 2011, le US Bureau of Census (l’équivalent américain de l’INSEE), avait annoncé qu’en raison de restrictions budgétaires, la production de la base de données Statistical Abstracts serait interrompue à la fin de l’année 2012. Les « StatAbs », pour reprendre le nom familier de ce service par lequel le désigne ses utilisateurs, référencent et décrivent un très grand nombre de sources statistiques, publiques ou non, américaines ou non. Les Statistical Abstracts sont un outil très utilisé par les documentalistes et bibliothécaires pour identifier par mots clé des séries statistiques, et la cessation de parution pour cause de restrictions budgétaires des StatAbs avait suscité un tollé outre-Atlantique. En annonçant fin mars qu’il continuerait à produire à ses frais les Statistical Abstracts à partir de 2013, ProQuest a rencontré un fort écho positif. La plupart des données statistiques produites sur fonds fédéraux sont accessibles soit sur www.data.gov, soit sur www.fedstats.gov. Mais les Statistical Abstracts unifient les descriptions des séries et sont un outil de référencement unique. ProQuest enrichira ainsi son service ProQuest Statistical Insight, un portail qui donne accès à plus d’un million de séries statistiques de toute origine.
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Le groupe britannique Emap, qui depuis la vente en 2008 de sa presse magazine B-to-C s’était recentré sur l’information professionnelle a annoncé il y a une semaine son éclatement en 4 sociétés distinctes, l’une gérant un portefeuille de salons et conférence, l’autre ce qui reste de la presse professionnelle, enfin un troisième regroupe les activités de bases de données sectorielles, le tout contrôlé par une société holding. Cette réorganisation, qui voit disparaître une marque (Emap) qui a longtemps été celle d’un grand éditeur européen, prélude probablement à la mise en vente à moyen terme de ces nouvelles entités opérationnelles.
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Springer Science+Business Media qui au travers de sa filiale Springer Verlag est le N°2 mondial de l’édition scientifique, vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle plate-forme de services en ligne Springer R&D qui vise le marché des centres de R&D industriels. Les contenus alimentant cette plate-forme ne sont ne sont pas nouveaux : il s’agit des articles scientifiques et techniques ou des contenus de e-books déjà accessibles sur la plate-forme SpringerLink . Mais d’une part ces contenus sont sélectionnés selon une grille d’analyse sectorielle (une dizaine de secteurs industriels sont couverts) et d’autre part chaque application sectorielle dispose d’une interface spécifique. Cette initiative de Springer montre que si le marché académique reste le cœur de métier des éditeurs scientifiques, le marché de la R&D Corporate présente des réserves de croissance intéressantes.
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L’agence de presse américaine Associated Press (AP, www.ap.org) a officialisé la proposition de rachat de ses activités basées à Paris, proposition formulée par l’agence de presse allemande DAPD. Celle-ci avait déjà racheté en 2009 les activités d’Associated Press en Allemagne, et plus récemment (été 2011) l’agence photo française Sipa Press. DAPD a par ailleurs introduit une plainte (cf. la Dépêche du GFII du 2 février dernier) auprès des autorités de la concurrence de Bruxelles contre l’AFP, considérant que les achats par l’état français de fils AFP constituaient une subvention déguisée (les achats de l’état représentent environ 40% du CA de l’AFP). Un billet de blog du site Médiapart (du 3 février dernier) titrait : AFP/DAPD la guerre des agences !
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The Institution of Engineering and Technology (IET, www.theiet.org), la plus importante société savante européenne (avec 150 000 membres) vient d’annoncer le rachat du catalogue de livres techniques publié par SciTech Publishing, un éditeur américain. Il s’agit d’une palette d’ouvrages (70 titres) couvrant tous les domaines de l’ingénierie électromagnétique (radars, applications micro-ondes, etc.). L’IET est surtout connu dans le champ de l’information professionnelle en tant que producteur de la base de données bibliographique INSPEC qui fait autorité en matière de référencement des publications en ingénierie. L’IET a en 2010 (dernières données connues) généré des revenus de 25,9 M£ (31 M€) dans ses activités de “Knowledge sharing”, c’est à dire les produits d’information (base de données, revues) et les conférences. Ce qui représente 45,2 % des ressources annuelles de l’association (57,2 M£, 68,5 M€). Les cotisations des membres représentent de leur côté 13,9 M£ (16,6 M€), soit 24% des revenus. Comme d’autres sociétés savantes, l’IET dispose d’une trésorerie accumulée de 11,25 M£ (13,5 M€) placée à 80% en actions et à 20% en obligations souveraines. Ces investissements lui ont rapporté en 2010 2,4 M£ (2,8 M€). Le rachat d’une partie du catalogue SciTech Publishing par l’IET illustre le fait que les grandes sociétés savantes (pour la plupart américaines ou britanniques) sont des acteurs à part entière de l’industrie de l’information n’hésitant pas à mener une politique d’acquisitions, exactement comme le ferait un éditeur « for profit ».
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L’éditeur américain John Wiley & Sons a annoncé hier le rachat de Structurae, un fournisseur d’information pour le secteur du BTP. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Créé en 1998 et basé en Allemagne, Structurae produit et diffuse des bases d’information (en allemand, français et anglais) décrivant 60 000 ouvrages d’art (ponts, tunnels, barrages, stades, tours, etc.). Outre les informations techniques, Structurae propose 100 000 illustrations sur ces ouvrages, fournit des notices sur 10 000 sociétés intervenant dans le secteur du BTP et produit une base bibliographique spécialisée contenant 50 000 entrées. Le site génère la consultation de 1 million de pages Web par mois. John Wiley & Sons est déjà présent en Allemagne dans le secteur de l’information pour le BTP au travers d’une filiale berlinoise, Ernst & Sohn qui édite des livres et des revues en langue allemande pour le secteur du BTP.
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Reed Business Information, la filiale du groupe Reed-Elsevier qui regroupe entre autres les activités de presse professionnelle magazine, a annoncé vendredi la mise en vente de sa filiale américaine Variety et de ses activités de presse professionnelle en Australie. Variety, un magazine fondé en 1905 est une référence pour l’industrie cinématographique et plus généralement pour l’industrie du spectacle. Le magazine compte un peu plus de 27000 abonnés payants ; les autres services de Variety (lettres d’information quotidiennes, site Internet), touchent une audience d’environ 45 000 professionnels. Selon le Financial Times, le chiffre d’affaires de Variety est de l’ordre de 30 millions de dollars (23,4 M€) et le titre est légèrement profitable. Les analystes estiment que la vente de Variety pourrait rapporter entre 10 et 25 millions de dollars. Si l’impact de ce magazine de référence est déclinant (entre autres parce que se sont imposés des sites Internet « pure player » dédiés aux industries du spectacle), la marque Variety reste un actif prestigieux qui devrait attirer des repreneurs potentiels. Par ailleurs Reed Busines Information a aussi annoncé vendredi la mise en vente de toutes ses activités de presse professionnelle en Australie (les chiffres relatifs à cette activité ne sont pas connus).
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Le groupe Reed Elsevier a annoncé hier le rachat de Law360 (www.law360.com), un éditeur de newsletters et de fils d’information pour les professions juridiques aux Etats-Unis. Law360 sera intégré au pôle de services pour les juristes de LexisNexis (www.lexisnexis.com). Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Toutefois quelques paramètres chiffrés (issus de Wikimedia) sont disponibles : Law360 aurait généré en 2010 un chiffre d’affaires de l’ordre de 10 M$, compte 1400 organisations clientes, et environ 100 000 utilisateurs. Law360, fondée en 2004 (à l’origine par deux juristes spécialistes de la propriété intellectuelle) est une success-story et l’un des sites en ligne professionnel qui enregistre aux Etats-Unis la plus forte croissance. Law360 compte une centaine de rédacteurs. Law360 n’est nullement un éditeur juridique : son concept est celui d’une agence de presse spécialisée rendant compte de l’actualité du droit et des procédures en cours. A la rubrique « ce que nous offrons à nos clients » le site Law360 indique : « Nous proposons une couverture non stop des procédures en cours dont l’enjeu est important et ce dans une trentaine de secteurs du droit. Nous identifions et suivons les procédures juridiques touchant plus de 10 000 entreprises et industries. Notre base documente le profil de plus de 80 000 avocats renseignés à partir des pièces de procédures. Nous offrons des analyses thématiques rédigées par des avocats de renom. Nous mettons à disposition un outil de recherche performant permettant d’identifier les litiges, les pièces de procédures, les avocats et les firmes impliquées dans ces procédures. Nous donnons accès à une base d’archive contenant plus de 75 000 articles originaux »
Alors que l’édition juridique classique (de mise à disposition du droit) est un secteur mature dont la croissance est aujourd’hui à peu près nulle, le succès de Law360 montre qu’il existe des réserves de croissance autour de la notion d’ « intelligence» ( au sens anglo-saxon de renseignement) pour les praticiens du droit.
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Dans la livraison de mars de sa lettre d’information, le Centre français du droit de copie (CFC, www.cfcopies.com) présente les données relatives aux sommes perçues au titre de l’année 2011. Le total des redevances encaissées par le CFC s’élève à 45,78 M€, en croissance de 6% sur 2010. Les redevances pour reprographie de documents physiques se tassent légèrement à 27,76 M€ (contre 28 M€ en 2011). Ce poste de recettes génère encore 60% des encaissements du CFC. S’agissant de droit liée à la reprographie, le CFC relève que « les redevances perçues au titre de la reprographie dans les entreprises et les administrations ont enregistré une baisse de 18,3 %. De nouveaux contrats sont encore signés pour les panoramas de presse papier, mais génèrent moins de redevances que précédemment. Un grand nombre d’organisations ont en effet abandonné la diffusion de leurs panoramas de presse sous format papier au profit d’une diffusion numérique »
Les redevances perçues en relation avec les copies numériques progressent de 10% pour atteindre 12,44 M€ (soit 27% du total) (1).Ces ressources liées au numérique ont triplé en cinq ans. On rappellera que si la perception du droit de reprographie relève d’une gestion collective imposée par la loi (qui fait donc du CFC l’interlocuteur unique s’agissant de « copies analogiques »), la perception des redevances pour copie numériques relève d’accords contractuels avec les éditeurs qui ont confié par mandat au CFC ces tâches de perception. Le CFC rend compte de cette progression en indiquant : « Cette croissance (NDLR : des recettes liées au numérique) est due non seulement à l’évolution des pratiques des organisations, mais également au fait que le CFC est en mesure de proposer des contrats d’autorisation qui couvrent la totalité des utilisations internes de périodiques ». En clair, bien que les deux types de copies, analogique et numérique, relèvent d’un régime juridique différent, le CFC bénéficie d’un effet « guichet unique ».
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Le JISC (Joint Information Systems Committee ; www.jisc.ac.uk) qui mutualise, au service de l’enseignement et de la recherche publique britannique, les initiatives liées à la mobilisation des technologies de l’information vient d’annoncer sa transformation d’ici à l’automne prochain en une entité nouvelle ayant la personnalité juridique (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui). Cette modification de la gouvernance d’un organisme souvent cité comme modèle à l’étranger s’accompagne d’un passage en revue de ses activités, avec l’objectif de se recentrer sur quelques priorités ayant un large impact sur les communautés qu’il sert. Ce remodelage intervient dans un contexte de réduction de la dépense publique, qui devrait affecter les ressources de l’organisme. On connaîtra en juin prochain les contours du portefeuille d’activités que devrait conserver le JISC.
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L’ American Chemical Society (ACS, www.acs.org) vient de publier ses comptes pour l’année 2011. Ces résultats sont toujours très attendus dans la mesure où l’ACS est mondialement la plus riche des sociétés savantes. L’an dernier l’ACS a enregistré 458,7 M$ (366,8 M€) de revenus, en légère baisse par rapport à 2010. Les services d’information en ligne (bases de données Chemical Abstracts, revues publiées par l’ACS, serveur STN International, etc.) ont généré l’an dernier 403,8 M$ (309,3 M€) en croissance de 3,4% sur 2010. Ces services en ligne ont généré 83,6% des revenus de l’ACS. Les produits imprimés (essentiellement des revues) n’ont plus qu’un rôle résiduel, générant l’an dernier 10,3 M$ de revenus (7,9 M€) en baisse de 28%. Ces « print products » ne représentent plus que 2,1% du revenu consolidé. Les cotisations des membres se sont élevées à 12,3 M$ (9,4 M€) soit 2,5% des recettes. Les revenus d’investissements sont désormais la seconde source de revenu de l’ACS, avec 26,5 M$ (5,5% du revenu total) de recettes. L’ACS dispose d’une « cagnotte » de 864 M$ (661,8 M€) placée pour 40% en fonds obligataires et pour 60% en actions et fonds communs de placement. L’ACS qui visiblement répartit ses avoirs en investisseur avisé détient même 89 M$ de placement dans des « hedge funds » (fonds d’investissement à risque). Comme chaque année l’importance de ce trésor de guerre retient l’attention : quelle est la finalité de cette thésaurisation ? Aucun éditeur scientifique « for profit » ne dispose de telles réserves financières. Pourtant l’excédent d’exploitation (20,2 M$, 5,5% du CA) est modeste, l’ACS finançant de nombreuses initiatives « not for profit ». Pour les seules activités de production et de diffusion d’information, l’ACS affiche cependant un taux de marge opérationnelle de 14,4% sur CA. L’ACS n’est toutefois pas la seule société savante à avoir accumulé sur de nombreuses années un trésor de guerre. Une autre très grande société savante américaine, l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers, www.ieee.org) dispose d’une cagnotte de 346,5 M$ (265,3 M€, données 2010) qui lui a rapporté 25 M$ (19,15 M€) de revenus financiers.
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L’éditeur américain John Wiley & Sons Inc, 13ème éditeur mondial selon le classement publié annuellement par Livres Hebdo, vient d’annoncer la mise en vente d’un ensemble d’activités d’édition grand public (il s’agit essentiellement d’édition pratique : tourisme, cuisine, etc.) qui l’an dernier ont généré un chiffre d’affaires de 85 Millions de dollars (65 M€). Cette cession n’inclut pas la série « for Dummies » (traduit en français dans la collection « pour les nuls » qui est l’une des vaches à lait du groupe. Cette mise en vente signe cependant une inflexion stratégique vers l’édition professionnelle et les contenus de formation. WIley a racheté à la mi-février pour 85 millions de dollars la firme Inscape, qui es t le leader américain des tests DiSC (1), et des formations visant à améliorer les performances à ces tests. Wiley a annoncé au lendemain de ce rachat la création d’une nouvelle division, The Wiley Learning Institute, qui se veut un site communautaire pour les acteurs du secteur de la formation des adultes. The Wiley Learning Institute a ainsi vocation à être le fédérateur des produits de formation pour l’enseignement universitaire et la formation professionnelle. La plupart des grands groupes d’information professionnelle (Thomson, Reed Elsevier) se sont désengagés il y a quelques années des contenus de formation. Seul le groupe Pearson a fait le choix contraire et a connu un fort développement dans ce secteur. Wiley dont l’exercice financier se clôt fin avril vient par ailleurs de publier ses résultats pour son troisième trimestre (clôt au 31 janvier dernier). Sur 9 mois le groupe enregistre un CA de 1326 M$ (1015 M€) en croissance de 2%. C’est la division d’information scientifique (le groupe est un important éditeur de revues scientifiques au travers de sa marque Wiley-Blackwell) qui est la première contributrice, générant 54,6% des revenus consolidés et 63,2% du bénéfice opérationnel. L’édition scientifique est aussi ruban bleu de la croissance au sein du groupe (+5% sur 9 mois) et affiche un taux de marge opérationnelle de 41% sur CA, ce qui en fait l’un des éditeurs scientifiques internationaux les plus rentables. Wiley a aussi le douteux privilège d’être au travers sa collection « pour les nuls » une cible importante du piratage de ses titres grand public : « Photoshop for Dummies » aurait été ainsi piraté 74 000 fois selon son éditeur. Wiley a sur ce front enregistré le 15 février dernier un succès important, obtenant de la justice américaine la fermeture de deux sites (www.ifile.it et, www.library.nu) sur lesquels étaient distribués des titres de la collection « for Dummies »
(1) Il s’agit de tests de personnalité souvent pris en compte aux Etats-Unis dans les processus de recrutement.
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Le groupe suédois Bisnode, positionné sur les marchés de l’information de solvabilité (essentiellement sur les entreprises) et des services marketing vient de publier ses résultats 2011. Bisnode, qui affiche de fortes positions en Allemagne et dans les pays Scandinaves, est aussi présent en France au travers de WDM-Directinet qui réalise environ 30 M€ de revenus dans les fichiers d’adresses pour le direct-marketing postal ou en ligne. Pour Bisnode, 2011 aura été une année de régression : le chiffre d’affaires recule de 3,16% pour s’établir à 4451 millions de couronnes suédoises (483,2 M€). La croissance organique sous-jacente est de -2%. Le bénéfice opérationnel mesuré au niveau de l’EBITDA régresse de 16% pour s’établir à 447 millions de couronnes (50,1 M€). Le taux de marge opérationnelle recule de 2 points, passant de 12% à 10,4% sur CA. Ces performances globalement négatives sont cependant contrastées d’une région géographique à l’autre.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
IHS, le N°1 mondial des producteurs et diffuseurs d’information pour les industries manufacturières, a annoncé le 5 mars l’acquisition de trois fournisseurs d’information pour un total de 45 millions de dollars (54 M€). Displaybank, basée à Séoul, Corée, fournit un ensemble de services d’intelligence économique pour le secteur des écrans plats. Autre acquisition : celle de CAPS un fournisseur de bases de données sur les composants électroniques permettant d’identifier des composants (265 millions de produits référencés) répondant à des spécifications techniques précises. CAPS est un catalogue très utilisé dans les phases de conception de matériels incluant des composants électroniques. Par ces deux acquisitions, IHS se renforce sur ce qui a toujours été un de ses points forts : les services d’information pour l’industrie électronique. Ces deux acquisitions, l’une d’un service d’intelligence économique, l’autre d’une base de composants, illustre très bien la stratégie d’IHS qui consiste, pour une industrie donnée à offrir les services d’information couvrant toute la chaîne opérationnelle, des fonctions de planification stratégique (études de marché, conseil, etc.), à la de conception des produits, en passant par les services achat des industries manufacturières.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Questel, le fournisseur français de bases données brevets et marques, a annoncé le 1er. mars un accord avec le China National Chemical Information (CNCIC, www.cncic.gov.cn). Le CNCIC est un important producteur et difuseur d'information pour le secteur de la chimie en Chine. L'accord offre à Questel un important vecteur de pénétration du marché chinois. Questel a décidé en septembre 2010 d'accélérer son développement sur les marchés asiatiques. Ce développement passe par des partenariats avec des acteurs locaux : une dizaine d'accords de ce type ont été signés. Questel indique dans son communiqué que l'Asie représente 10% des ses revenus, et devrait d'ici à 5 ans représenter 30% du chiffre d'affaires.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Bloomberg, l’un des grands fournisseurs internationaux d’information et de services pour les traders et les salles de marché vient de lancer sa nouvelle plateforme, Bloomberg NEXT. Bloomberg sert 330 000 terminaux au plan mondial. Pour la première fois l’an dernier Bloomberg aurait dépassé Thomson Reuters en nombre de terminaux desservis. Mais l’écart entre les deux concurrents est étroit. Thomson Reuters avait de son côté introduit sa nouvelle plate-forme EIKON il y a 18 mois. En rendant récemment accessible en « open source » son interface de programmation d’applications, Bloomberg mise sur les logiques du libre accès pour conquérir des parts de marché
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Successivement les groupes britanniques Informa (www.informa.com) et UBM (www.ubm.com) viennent de présenter leurs résultats 2011. Ces deux groupes sont des « poids moyens » parmi les acteurs de l’industrie de l’information avec un chiffre d’affaires de 1 280 M£ ( 1512 M €) pour Informa et de 972,3 M£ ( 1147 M€) pour UBM. Ils sont, malgré leur taille limitée, fortement internationalisés. Ils ont en commun l’importance des activités « salons professionnels » dans leur portefeuille d’activités. Surtout ils enregistrent une croissance organique plus forte (+3,9 % pour Informa ; +7,9% pour UBM) que les grands groupes – Thomson Reuters, Reed Elsevier, Wolters Kluwer – qui occupent la tête du classement au sein de l’industrie de l’information.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Wolters Kluwer présente le 22 février ses résultats pour l’exercice 2011. Comme ceux publiés il y a quelques jours par Reed Elsevier, ils reflètent à la fois une croissance très faible du chiffre d’affaires, mais aussi le maintien d’une bonne rentabilité. Wolters Kluwer a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires consolidé de 3 354 M€, en croissance de 1% (tant en données comptables qu’en croissance organique). Les effets de change pénalisent légèrement la croissance affichée, puisque hors effets de change la croissance des revenus serait de 4%. Mesurée au niveau de l’EBITA (1) la rentabilité est de 21,7% sur CA, stable. Les produits et services électroniques génèrent 71% des revenus (contre 68% en 2010). A l’exception de l’édition juridique qui voit ses résultats baisser, toutes les divisions affichent une croissance organique faible mais positive.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le producteur et serveur d’information en chimie FIZ Chemie est mis en vente par ses actionnaires publics, l’Etat fédéral allemand et le Land de Berlin (ville où est basé FIZ Chemie). Produisant la base bibliographique ChemInform, la base de données factuelle INFOTHERM et des outils de formation en ligne dédiés à la chimie, FIZ Chemie est le dernier producteur d’information en chimie indépendant. Fondé en 1981, FIZ Chemie était l’un des derniers témoins d’un système public d’IST mis en place par les autorités allemandes il y a trente ans.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Deux opérations récentes, l’une de cession, l’autre d’acquisition, témoignent des orientations stratégiques du groupe d’information professionnelle. Le rachat est celui du salon 4G World, une manifestation américaine sur la téléphonie mobile et ses innovations. Le salon a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 3,2 millions de dollars et attiré 8500 visiteurs. L’activité de salons professionnels est au centre de nombreuses opérations d’acquisition de petite taille réalisées par les leaders du secteur (Informa, Reed Exhibitions et UBM). Pour se développer ces leaders rachètent systématiquement des manifestations soit sur des secteurs d’avenir (comme ici la téléphonie mobile de génération 4G) soit sur des marchés émergents (Reed Exhibitions vient de racheter au Brésil le salon Equipotel). Pour les grands acteurs internationaux, l’élargissement de leur portefeuille de manifestations au travers de nombreux rachats suppose une veille permanente sur les nouveaux salons, en général lancés par de petits entrepreneurs indépendants.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Thomson Reuters a annoncé le 13 février le rachat, pour un montant non précisé, de la firme RedEgg dont l’essentiel de l’activité est centrée sur des bases de données, des services et des logiciels dédiés aux relations presse et relations publiques. MyMediaInfo, le produit phare de RedEgg, est une base de données de profils de journalistes, blogueurs et autres relais d’opinion, sur laquelle se greffent des services et logiciels d’appui à la gestion des relations publiques et des relations presse. MyMediaInfo gère aussi la plus grande base de calendriers de publication permettant d’anticiper les besoins rédactionnels des titres de presse, tous types de presse confondus. Thomson Reuters est déjà présent dans les outils de gestion de la relation aux médias aux travers ses produits et services dédiés à la communication financière des entreprises.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Reed Elsevier, N°2 mondial de l’information professionnelle, a présenté hier ses résultats annuels 2011. Le chiffre d’affaires consolidé s’élève à 6,9 milliards d’euros, en baisse de 3% en termes comptables. Le groupe maintient toutefois sa rentabilité avec un bénéfice net opérationnel de 1 870 M€, en hausse de 3%. Le taux de marge opérationnel reste excellent, à 27% du chiffre d’affaires. Les services en ligne représentent désormais 78% des revenus du groupe, contre 22% pour les supports imprimés. Les 5 grandes divisions du groupe connaissent tous une croissance négative ou nulle de leur chiffres d’affaires en termes comptables, mais la croissance sous-jacente est satisfaisante sur certains segments d’activité. A l’occasion de la présentation de ces résultats, Erik Engstrom a démenti tout scénario d’éclatement du groupe (hypothèse faisant l’objet d’une rumeur insistante), et contre-attaqué en critiquant les promoteurs américains d’une pétition visant Elsevier, basée selon lui sur un malentendu. Les marchés financiers ont apprécié ces résultats, faisant progresser l’action du groupe de 5% en 2 jours.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Dun & Bradstreet (dont la raison sociale officielle est D&B) a présenté ses résultats pour l’exercice 2011. Ceux-ci sont toujours un indicateur intéressant de la tenue des marchés de l’information sur les entreprises. Au travers de ses bases d’information de solvabilité et de profils marketing, D&B est le seul intervenant du secteur à se focaliser uniquement sur le B-to-B, alors que pour tous les autres intervenants du marché de l’information de solvabilité (Equifax, Experian) l’information sur les particuliers génère des revenus importants, rendant moins lisibles les résultats sur le marché de l’information sur les entreprises. De plus D&B est un acteur global, doté d’une enseigne à forte notoriété à l’international. D&B a fêté en septembre dernier l’inclusion de la 200millionième entreprise dans ses bases de données, ce qui en fait de loin la plus grande base au plan mondial, dédiée à l’information sur les entreprises. Si les résultats de D&B restent présentables, l’absence de croissance sur les marchés occidentaux de l’information sur les entreprises et l’insuffisante contribution aux résultats de la zone Asie-pacifique posent à D&B un problème stratégique majeur.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Thomson Reuters a publié le 9 février ses résultats pour l’ensemble de l’année 2011. Ceux-ci, meilleurs que prévu s’agissant des seuls résultats opérationnels, renouent avec la croissance (+6% au niveau du CA consolidé), même si cette croissance moyenne honorable est la résultante d’une très bonne tenue des activités d’édition professionnelle (+ 10 %) et d’une progression moins soutenue des activités d’information financière (+5%). Avec 13 807 millions de dollars (10 411 Md. €) Thomson Reuters reste nettement par la taille le premier groupe mondialisé du secteur de l’information professionnelle. La mauvaise nouvelle (rien jusqu’ici n’avait filtré sur ce point) est que Thomson Reuters a du déprécier dans ses comptes 2011, en les imputant totalement sur les résultats du 4ème. Trimestre, 3 milliards de dollars (2,26 Md. €) d’actifs dans sa division d’information financière. Ce qui l’amène à afficher en normes IFRS (International Financial Reporting Standards) une perte opérationnelle de 705 M$ (531,6 M€) sur l’ensemble de l’année. La rentabilité globale des activités reste cependant très satisfaisante avec un bénéfice net opérationnel de 2 579 M$ (1 942 M€) en croissance de 9% et un taux de rentabilité nette sur CA de 20%. Par ailleurs Thomson Reuters annonce la mise en vente de trois activités qui en 2011 ont généré 155 M$ de revenus. L’action Thomson Reuters a perdu 34% sur les douze derniers mois mais n’a chuté que de 2% hier après l’annonce de ces résultats.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
The McGraw-Hill Company, le groupe de communication américain détenant de solides positions dans l’information financière et l’information professionnelle a été le 31 janvier le premier groupe coté à publier ses résultats financiers pour 2011. Ceux-ci étaient particulièrement attendu (cf. La Dépêche du GFII du 13 septembre 2011) dans la mesure où le groupe prépare son éclatement entre deux nouvelles sociétés complètement distinctes et toutes deux cotées en bourse, l’une centrée sur les contenus éducatifs, l’autre sur l’information financière et professionnelle. Cet éclatement devrait se concrétiser en 2012.
Le chiffre d’affaires total du groupe s’élève en 2011 à 6,2 milliards de dollars (4,7 Md. €), en croissance de 3%. Le bénéfice d’exploitation croît de 6%, à 883 M$ (671 M€) soit un ratio de 15% sur chiffre d’affaires. Sur douze mois l’action McGraw-Hill, cotée au NYSE, a progressé de près de 25%.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’information : selon une dépêche de l’AFP reprise sur le site de l’Assemblée Nationale, les députés ont adopté mardi soir un amendement du gouvernement inscrivant dans le statut de l'Agence France-Presse (AFP) ses missions d'intérêt général dans le but de parer à un conflit avec l'Union européenne. L'amendement prévoit, dans l'article 13 du statut du 10 janvier 1957, d'ajouter la mention suivante parmi les ressources de l'AFP: "la compensation financière par l'Etat des coûts nets générés par l'accomplissement de ses missions générales telles que définies par les articles 1er et 2".L'article 1er du statut stipule que l'AFP recherche, tant en France qu'à l'étranger "les éléments d'une information complète et objective" et l'article 2 définit ses obligations, en particulier l'indépendance à l'égard de "tout groupement idéologique, politique ou économique", et l'existence d'un réseau "lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial". L'amendement a été adopté dans le cadre d'une proposition de loi de simplification du droit des entreprises, très hétéroclite, du député Jean-Luc Warsmann (UMP). La rédaction retenue a fait l'objet d'un consensus entre le gouvernement, la direction de l'AFP et les syndicats (http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0836.asp). Cet amendement vise à répondre aux demandes formulées par la Commission européenne suite à une plainte déposée par l'agence de presse allemande DAPD qui l'accuse de recevoir des aides d'EtatCet amendement a été inclus dans un article de la proposition de loi visant à "simplifier" et à "moderniser" le régime des agences de presse régie par une ordonnance de 1945.La proposition de loi Warsmann va maintenant aller au Sénat, où elle avait été rejetée une première fois. Elle reviendra pour une ultime lecture devant l'Assemblée, le dernier mot étant donné aux députés.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
The Guardian News & Media Group, qui édite le quotidien britannique The Guardian, a annoncé son intention de revendre sa filiale ContentNext, rachetée en 2008 pour une somme non communiquée.
Fondé en 2002 par un journaliste américain, Rafat Ali, ContentNext est l’éditeur du site Paidcontent.org qui couvre l’actualité du secteur des contenus en ligne payants. A ce titre, Paidcontent suit les marchés de l’édition, de la presse en ligne, de la musique en ligne, des e-books, de la publicité en ligne, etc. Le Guardian, en rachetant il y a quatre ans ce site s’offrait une fenêtre de visibilité directe sur le marché des contenus en ligne. Sans que cette logique n’ait donné de résultats tangibles. Paidcontent.org a donné naissance au site Paidcontent.co.uk , qui assure le même type de veille, mais en relation au marché britannique, et le site Moconews.net, dédié à l’économie des contenus pour les mobiles.ContentNext Media organise aussi une conférence annuelle aux USA, Paid Content Event,
Depuis leur rachat par The Guardian News & Media Group les sites de ContentNext ont accru leur audience (ils comptent 808 000 visiteurs uniques et génèrent 1,67 millions de pages vues annuellement). ContentNext reste une PME éditoriale : la société ne compte que 16 employés. Son modèle économique de gratuité (le site se finance par la publicité en ligne) ne lui a jamais permis de devenir rentable. Si la revente de ContentNext est une opération de faible taille, elle n’en signe pas moins l’échec du Groupe Guardian dans une tentative de diversification vers des sites « verticaux » (dédiés à des problématiques sectorielles). En fait les sites d’information sectorielle, qu’ils obéissent à un modèle économique de gratuité comme PaidContent ou soient commercialisés sous la forme de newletters en ligne payantes ne disposent pas d’un potentiel de marché qui pourrait en faire une diversification intéressante pour une groupe de presse généraliste comme The Guardian News & Media Group. Ce dernier affronte par ailleurs, comme nombre de quotidiens de qualité, de sérieuses difficultés financière, enregistrant sur son exercice 2010 une perte importante.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le Guardian, le grand quotidien britannique d’information générale de centre gauche a introduit depuis le 13 janvier un abonnement mensuel payant pour la consultation de son édition sur iPad. Alors que le scénario économique pour la presse de qualité reste plus que morose, les stratégies de fixation de prix de deux autres titres phares de la presse anglophone, le New York Times et le Financial Times, montrent que ces éditeurs utilisent différents leviers pour accélérer la conversion de leurs bases d’abonnés au numérique.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’information : Springer, N°2 mondial de l’édition scientifique vient d’annoncer le lancement du service SpringerPlus une « revue scientifique » en ligne, multidisciplinaire, en open access. Si les contenus de SpringerPlus seront bien « peer reviewed », cette validation par les pairs se limitera à l’examen de la solidité scientifique des travaux et de l’intérêt des résultats rapportés dans l’article. Il n’y aura pas de révision du projet d’article au cours du process de peer reviewing. Le laps de temps entre la soumission d’un article et sa publication sera réduit au minimum. SpringerPlus, au-delà des articles scientifiques proprement dits, acceptera la publication de séquences audiovisuelles, de jeux de données (data sets) commentées, soit comme des objets autonomes, soit comme complément d’un article scientifique. Il n’y aura pas de limitation de la longueur des articles ni du nombre d’illustrations.
De plus SpringerPlus publiera des articles rendant compte de recherches « négatives » (démontrant qu’il n’y a pas de corrélation entre deux phénomènes). Springer n’est pas le premier ou le seul éditeur à lancer un « megajournal » (ce que l’on traduira par « mégarevue ») : Bloomsbury Qatar Foundation Journals (BQFJ) a lancé en décembre dernier QScience Connect dont les caractéristiques sont très similaires à celles de SpringerPlus : absolue multidisciplinarité ; peer reviewing ne se fixant pas d’objectifs a priori de taux de sélection et vérifiant simplement des critères de qualité. Cette émergence de « megajournals » s’explique par la forte croissance du nombre de publications scientifiques au plan mondial, qui ne peuvent plus être accueillies dans les revues sur abonnement. Cette évolution de la publication scientifique « peer reviewed », qui mise d’emblée sur un modèle économique d’open access, marque une véritable rupture par rapport aux critères classiques de la publication
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe américain EBSCO a annoncé le 10 janvier avoir signé avec la Bibliothèque nationale de France (www.bnf.fr) un contrat aux termes duquel la technologie EBSCO Discovery Service (EDS) sera utilisée comme outil de recherche fédérée sur l’ensemble de ses collections. EBSCO Discovery Service « moissonne » systématiquement les métadonnées produites par 20 000 éditeurs pour les documents qu’ils publient, pour en faire un gigantesque index (l’EDS Base Index) actualisé en permanence. Ce « Base Index » permet à la technologie de recherche qu’est aussi EDS de mobiliser l’information dans le cadre d’une recherche fédérée sur un ensemble hétérogène de ressources « full text » au niveau le plus fin permis par l’indexation originelle des documents. Et ce avec des temps de réponse très rapides puisque l’exploitation des métadonnées est systématique et se fait en amont de toute recherche. Les bibliothèques adoptant EDS peuvent faire de la « Search Box » unique d’EDS leur interface de recherche d’information à la fois sur les ressources issues de EBSCO Host (le service d’agrégation de sources en plein texte proposé par EBSCO) mais aussi de toute autre corpus de documents numérisés auxquelles elle ont accès - que ce soit des fonds documentaires fournis par des agrégateurs tiers tel EBSCO, Highwire Press, ProQuest ou Swetswise ; ou que ce soit leurs propres collection numérisées comme c’est le cas au sein de la BnF pour Gallica. A terme tout le catalogue OPAC de la BnF sera intégré dans les index d’EDS.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’agrégateur de contenus et agence d’abonnement néerlandaise Swets vient d’annoncer avoir signé des contrats de distribution en ligne des contenus diffusés par la plate-forme CAIRN Info ; par Necplus, un éditeur français de revues en SHS ; par Brepols, un éditeur belge de sciences humaines et religion ; ainsi que les bases de données du Japan Science and Technology Agency (JST) et les contenus d’e-learning de RMIT Publishing, principale presse universitaire australienne. La prise en compte des contenus proposés par CAIRN et par Necplus illustre la tendance des grands agrégateurs servant le marché « académique » international à « localiser » leur catalogue en chargeant des sources non anglophones. La communication scientifique en sciences humaines et sociales, secteur sur lequel travaillent tant CAIRN que Necplus, n’a pas à ce stade fait de l’anglais son unique langue d’expression. D’où l’intérêt pour un agrégateur comme Swets de charger des contenus francophones. Pour CAIRN ou Necplus, la distribution de leurs fonds sur la plate-forme Swets ouvre une fenêtre de visibilité internationale appréciable. En décembre dernier, EBSCO avait de son côté communiqué sur l’amélioration de ses outils de recherche sur fonds germanophones. SwetsWise, le service d’agrégation proposé par Swets donne accès au texte intégral de 13 000 périodiques et de 38 millions d’articles scientifiques.
Source : Information publiée sur le Spot Bibliothèque numérique du réseau du GFII sur AMICO - Le réseau social du GFII
IHS Inc (www.ihs.com) a présenté le 6 décembre ses résultats annuels (son exercice se clôt à fin novembre). Se situant dans le prolongement de résultats déjà exceptionnels les années passées, IHS enregistre une croissance 22% de ses revenus (dont 8,4% de croissance organique), affiche un chiffre d’affaires sur un an de 1,326 milliard de dollars et un EBITDA (bénéfice avant frais financiers, impôts, dépréciations et amortissement) de 401 millions de dollars (soit un ratio exceptionnel de 30% sur CA). Les chiffres du trimestre clos le 30 novembre dernier amplifient cette progression : IHS y enregistre une croissance de 27% dont 9,4% de croissance organique. Pour l’exercice en cours qui se clôturera fin novembre 2012, IHS prévoit un chiffre d’affaires de 1,5 à 1,55 Md. $ et un EBITDA de 32% sur chiffre d’affaires.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe IHS a annoncé le 8 décembre dernier la création de IHS Chemical qui rassemble les activités, rachetées au fil des ans, de CMAI, SRI Consulting, Harriman Chemsult et Chemical Week. IHS Chemical (http://www.ihs.com/info/ecc/a/new-chemical-org.aspx) rassemble tous les produits et services d’information pour la filière chimie « du puits de forage jusqu’au détaillant ». Gary Adams, patron de IHS Chemical, indique « nos clients dépendent de nos analyses et de nos données prévisionnelles pour prendre des décisions stratégiques qui conditionnent des investissements qui se mesurent en milliards de dollars. Notre capacité à évaluer la demande future au plan mondial, ainsi que les usages clés et les risques de marché pour un composé chimique donné, est essentielle pour nos clients, quel que soit leur positionnement dans la chaîne de valeur ». La nouvelle entité rassemble 200 experts chimistes, chercheurs et analystes. Très présent au travers d’autres services d’information dans la filière pétrochimique, IHS dispose déjà d’une intéressante base de clientèle susceptible de s’intéresser à IHS Chemical.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe de travail Adresse de l’AFIGEO (Association française de l’information géographique) vient de publier le rapport « Pour une politique nationale de la donnée Adresse » issu de ses travaux, lancés en janvier 2010. Ce rapport préconise la mise en place d’une entité de service public gérant un « guichet Adresse » unique. Cette entité serait chargée de la production et de la valorisation d’un référentiel Adresse unique au plan national. Les enjeux économiques sont importants : une évaluation européenne estime dans le cadre français à 6 milliards d’euros (0,5 points de PIB) les plus values générées par un système d’adresse complet et performant. Le groupe de travail propose la mise en place d’une mission de préfiguration pilotée (et financée) par La Poste et l’IGN pour avancer sur ce dossier. Mais comme le rappelle le titre du rapport, rien ne se fera si les pouvoirs publics ne prennent pas leurs responsabilités en définissant une politique nationale de la donnée Adresse.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La synthèse rédigée par Michel Vajou sur les tendances du salon Online Information 2011 est en ligne sur le réseau social du GFII, AMICO.
1. Les quatre vies du salon Online Information
2. Les tendances affirmées (mainstream trends)
- le web 2.0 complètement intégré
- le buzz des réseaux sociaux
- les applications pour les mobiles
- les e-books
- la globalisation de l'horizon des éditeurs
3. Les tendances émergentes
- Rich media, métadonnées, data sets, bases de données référentielles : l'évolution de la substance des contenus
- le concept de content curation
- le développement des applications analytiques et la notion de Discovery Services
- la réflexion sur l'augmentation des performances des moteurs de recherche
- l'évolution de la réflexion sur les modèles économiques : open access, location de documents
4. les signaux faibles du Online Information 2011
- la question des formats du document numérique
- le renouveau de la problématique du multilinguisme
- la prise en compte d'horizons créatifs nouveaux
5. Les silences du Online Information 2011
- la stratégie des grands acteurs BtoC de l'économie numérique
- l'évolution du cadre juridique de la propriété intellectuelle
- quel impact de la crise économique sur l'industrie de l'information ?
Source : Information issue de l'Actu du Réseau du GFII. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe américain McGraw-Hill a annoncé hier avoir vendu pour 212 millions de dollars ses activités de télévision. Le groupe contrôlait 8 stations locales de télévision affiliées à la chaîne ABC.
Cette cession intervient alors que McGraw-Hill a annoncé en septembre sa reconfiguration en deux sociétés distinctes, McGraw-Hill Financial (information financière et professionnelle) et McGraw-Hill Education, qui seront cotées séparément en bourse. McGraw-Hill était au plan mondial l’un des derniers groupes de communication généraliste, c'est-à-dire regroupant dans son portefeuille d’activités aussi bien des activités B-to-B que des activités B-to-C. En Europe, les groupes Thomson (qui depuis a racheté Reuters), Reed-Elsevier et Wolters-Kluwer étaient également à l’origine des groupes de communication généralistes. Mais ils ont amorcé leur focalisation sur l’information professionnelle il y a quinze ans et l’ont achevé (en général par la vente de leurs activités de presse) il y a cinq ans environ. Cette stratégie B-to-B avait permis à ce trio de tête, au prix de multiples acquisitions, de largement dépasser par leur taille les éditeurs généralistes tels McGraw-Hill ou Hachette Livre. Les motivations stratégiques qui avaient poussé ces « Big three » à se concentrer sur l’information professionnelle restent valables aujourd’hui : il s’agissait de contrôler des activités à plus fortes marges, disposant d’un potentiel important dans une déclinaison électronique, et enfin permettant de s’affranchir des risques de crise cyclique des recettes publicitaires.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Cambridge University Press (CUP), les presses universitaires liées à la prestigieuse université britannique ont publié à la mi-décembre leur rapport annuel pour l’exercice 2010-2011 (clos fin avril 2011). Avec des revenus de 237,3 M£ (282,4 M€, en croissance de plus de 11% sur l’exercice précédent) et des profits en hausse de 154%, CUP a plus que doublé son chiffre d’affaires depuis 2004. Ces chiffres en font le 5ème éditeur scientifique mondial.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe Bisnode a annoncé le 23 décembre la revente de l’entreprise Wer Liefert Was ? (“Qui livre quoi ? ”) au fond de « private equity » allemand Paragon Partners. Ce dernier paiera au groupe suédois 79 millions d’euros en cash. 30% de cette somme sera redistribué directement aux actionnaires de Bisnode : le groupe de communication familial Bonnier et le fonds d’investissement Ratos, tous deux suédois. WLW ? est une enseigne à forte notoriété dans les pays germanophones. Elle emploie 200 personnes et son siège social est à Hambourg. L’entreprise était à l’origine (elle a été créée en 1932) un éditeur d’annuaires industriels imprimés recensant les entreprises manufacturières et décrivant leurs produits au travers d’une nomenclature détaillée spécifique à WLW? WLW ? a pris le tournant du numérique pour devenir un fournisseur de bases de données de produits industriels et de producteurs. Le modèle économique de WLW ? reste fondé sur les lignages publicitaires sur lesquels investissent les entreprises recensées dans les bases annuaires.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Thomson Reuters a annoncé hier soir qu’il renonçait à la vente, lancée en juin dernier, de sa division « Health ». Le communiqué du groupe indique qu’en raison d’un contexte économique difficile, Thomson n’a pas obtenu des offres à la hauteur de la valeur de la division. Le communiqué Thomson indique que cette division Health est en bonne santé, voyant à la fois progresser ses revenus et sa profitabilité.
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Bisnode poursuit sa stratégie de renforcement de ses positions sur ses marchés historiques en Scandinavie. La firme suédoise vient de racheter 51% du capital du danois InfoDirekt AS, qui fournit des services de marketing direct en ligne. InfoDirekt réalisera cette année environ 1,44 Me de chiffre d'affaires. Les services de marketing en ligne sont l'un des deux métiers de Bisnode, l'autre étant l'information sur les entreprises. C'est au travers de cette dernière activité que Bisnode était déjà présent au Danemark. Peu connu en Europe occidentale (sauf en Allemagne où il détient de solides positions dans l'information sur les entreprises), Bisnode a réalisé l'an dernier 500 M€ de chiffre d'affaires (4513 couronnes suédoises).
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Elsevier, la filiale d'édition scientifique de Reed Elsevier vient d'annoncer le rachat de la firme Ariadne Genomics (www.ariadnegenomics.com). Ariadne Genomics fournit des outils de Text et de Data Mining et de visualisation, ainsi qu'un outil d'analyse sémantique et des taxonomies et ontologies spécialisées. Ces outils d'analyse et de visualisation peuvent être appliqués à de vastes corpus de données génomiques et de bases de protéines et aux bibliothèques d'articles scientifiques dans ces domaines. Les outils analytiques d'Ariadne mettent en évidence des corrélations entre associations de protéines et pathologies ou au contraire permet de modéliser le mécanisme d'action thérapeutique des médicaments. Fondée en 2002 par une équipe de spécialistes de l'informatique appliquée à la génomique, Ariadne (basé dans le Maryland) a bénéficié de subventions publiques émanant du « Small Business Innovation Research program », un programme fédéral d'aide à la R&D pour les PME américaines. Le NIH (National Institues of Health), l'agence fédérale chapeautant la R&D sur fonds publics dans le domaine médical, a également soutenu Ariadne en lui confiant des projets de R&D. Le communiqué Elsevier indique que cette acquisition renforce et complète la position de leader N° 1 mondial de l'édition scientifique dans le champ des disciplines biomédicales.
Source : Information issue du Spot GFI 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
S’il fallait un signe que les éditeurs scientifiques se tournent à la fois vers le modèle économique d’Open Access et vers les pays émergents, l’annonce faite hier par Wolters Kluwer est un « signal de veille » fort. Wolters Kluwer a annoncé le rachat pour un montant non précisé de l’éditeur indien basé à Bombay, Medknow PVT Ltd. Fondé en 1977, cet éditeur a un portefeuille de 155 revues dans le secteur biomédical, pur la plupart diffusées en ligne et accessibles en Open Access. Medknow PVT Ltd détient une forte part de marché dans l’édition médicale en Inde et en Asie du sud-est. Il est un partenaire important des sociétés savantes et des associations professionnelles locales pour la publication de revues. Il gère une archive ouverte de 70 000 articles. Le communiqué WK indique : « Cette acquisition accroit la présence de Wolters Kluwer dans l’édition axée sur la recherche médicale dans les pays en développement ; elle renforce une stratégie qui vise à accroître notre rôle dans la production de contenus locaux et à développer l’Open Access dans notre modèle économique ». (…) Les revues Medknow rejoindront un portefeuille de 300 revues destinées aux praticiens, publiées sous les marques Lippincott & Williams & Wilkins et d’autres revues fondées sur des partenariats avec des sociétés savantes. Ce rachat sera aussi, pour Wolters Kluwer Health, une opportunité de renforcer sa plate-forme de services en lignes Ovid destinée aux universités, aux bibliothèques et aux compagnies pharmaceutiques ».
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Thomson Reuters, N°1 mondial de l'édition professionnelle, a publié hier soir après la clôture des marchés un communiqué indiquant que Tom Glocer, son charismatique CEO, partait à la retraite (il a 51 ans) et était remplacé par James C. Smith, le patron de la division Thomson Professionnal. Ce changement de tête au sommet s'accompagne d'une profonde réorganisation : les deux divisions autour desquelles s'articulait les activités, Thomson Markets (information financière) et Thomson Professionnal (édition professionnelle) disparaissent. Le nouvel organigramme prévoit que 5 patrons d'unités opérationnelles rapporteront directement à M. Smith. Ce changement brutal (Thomson Reuters avait déjà annoncé en septembre dernier une réorganisation de sa division « Markets » et le départ de son patron issu de Reuters plc) a une explication simple : la famille Thomson, qui au travers de sa holding Woodbridge contrôle 55% des parts du groupe, ne se satisfaisait plus des performances médiocres du pôle d'information financière contrastant avec la bonne performance de Thomson Professionnal (édition juridique, scientifique, information pour les professions comptables et fiscales). Pire : le titre Thomson Reuters a perdu 28,6% depuis le début de l'année et a retrouvé son niveau d'avant la fusion. Toute la réorganisation annoncée hier, qui supprime les niveaux intermédiaires de management que constituaient les directions des deux grandes divisions doit être interprétée comme une reprise en main du groupe par la famille Thomson
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Après 30 ans d'existence, le salon Online Information de Londres (OIL) qui se tient traditionnellement début décembre va disparaître. L'édition 2011 qui a fermé ses portes hier aura été la dernière. Online est mort ! Vive Online : le salon se réinvente et devient à partir de 2012 la Online Information Convention. Une formule très différente de celle qui était celle du Online : un rendez-vous au large public dont le modèle économique reposait sur un programme de conférences payantes (à un niveau modéré) et la vente de stands (dans sa plus grande extension à la fin des années 90, Online comptait environ 500 exposants ; on en comptait hier 120). Le business model de la convention (il en existe dans le secteur de l'industrie de l'information : une dédiée à l'information Chimie, l'autre aux technologies du Search) est très différent, reposant sur des frais d'inscription élevés aux conférences, la partie « exposition », si elle n'est pas totalement supprimée, devenant secondaire. Depuis 5ans le Online Information avait amorcé un net déclin. Son organisateur, le groupe britannique Incisive Media avait fait l'objet fin 2009 d'une rumeur de mise en redressement judiciaire, ce qui n'avait pas arrangé les choses. Le salon 2011 était marqué encore par une contraction importante de la surface d'exposition. Moins que jamais le Online Information ne pouvait prétendre refléter l'ensemble de l'industrie de l'information professionnelle. Pourtant le salon gardait jusqu'à hier de beaux restes : les plus grands groupes (Thomson Reuters, Reed Elsevier, Wolters Kluwer) et les plus grands agrégateurs (EBSCO, ProQuest, LexisNexis) étaient présents. Même si le salon n'était plus depuis longtemps un salon d'annonces (on recense moins de 12 communiqués de presse liés au salon...dont 5 de la société française Temis), l'édition 2011 était riche de signaux de veille de qualité. Deux PME française xWiki et ReportLinker qui avaient fait pour la première fois le voyage à Londres ne regrettaient pas leur investissement, estimant que le nombre de contacts intéressants (« leads ») avait était suffisant pour justifier leur présence. Nous reviendrons dans un prochain billet sur l'histoire du salon qui a été longtemps le salon de référence international de l'industrie de l'information.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe britannique Pearson, N° 1 mondial de l’édition (avec un chiffre d’affaires 2010 de 6,102 milliards d’euros) a annoncé le 21 novembre l’acquisition, pour 155 M$ (116 M€) de la firme chinoise Global Education and Technology Group. Celui-ci propose des outils en ligne de préparation aux examens validant le niveau d’anglais langue étrangère des apprenants chinois. Le groupe Chinois affichera des revenus 2011 de l’ordre de 65 M$ (48,6 M€). Fondé en 2001 Global Education connait un fort taux de croissance. La population des « apprenants l’anglais » chinois a été multipliée par quatre sur les 5 dernières années et est évaluée par Pearson à 500 000 personnes. Pearson était déjà présent au travers d’autres activités en Chine, mais cette acquisition lui permettra de passer de 8 implantations (dans les plus grandes villes) à 60. Le marché des contenus éducatifs est en pleine expansion dans les pays BRIC (1), et Pearson Education profite à plein de sa position de leader mondial (même si 80% de ses revenus sont issus du marché nord-américain). Pearson, par rapport aux deux autres grands opérateurs de taille mondiale présents sur le marché des contenus éducatifs (Cengage Learning et McGraw-Hill Education) affiche une santé insolente là où ses concurrents sont plus directement affectés par la restriction des budgets publics américains de l’éducation. Sur les 9 premiers mois de l’année 2011, Pearson a enregistré une croissance de 6% de son chiffre d’affaires et de 13% de sa profitabilité. Les contenus éducatifs représentent 74% de ses revenus (données 2010) avec un CA de 4515 M€ et 29 200 employés. 250 M€ de revenus sont réalisés dans les outils et services de formation professionnels. Autre division de Pearson, Le groupe d’édition généraliste Penguin a généré l’an dernier 19% du chiffre d’affaires consolidé et le groupe Financial Times 7% de ces mêmes revenus.
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Un décret du Garde des Sceaux (n° 2011-1473 du 9 novembre 2011) relatif aux formalités de communication en matière de droit des sociétés est paru au JORF du 10 novembre dernier. Ce texte transpose des dispositions de la directive 2009/109/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 relative aux opérations de fusions-acquisitions des sociétés de capital dans le cadre de l’UE. Il tient compte aussi de la loi de simplification du droit N° 2011-525 du 17 mai 2011.
Même s’il est de portée limitée, de décret du 9 novembre contient deux innovations qui pourraient faire date. D’une part il autorise à utiliser sous certaines conditions (par exemple un délai d’affichage minimal de trente jours) les sites internet des sociétés concernées par ces opérations en lieu et place d’annonces dans les supports officiels où les journaux d’annonces légales. D'autre part il complète la transposition de la directive fusions et scissions en limitant les obligations en matière de rapports détaillés et en permettant aux sociétés de fournir les informations utiles aux actionnaires et aux tiers par voie électronique.
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De façon très inhabituelle (jusqu’ici le groupe ne publiait que des résultats semestriels), Reed Elsevier a publié le 16 novembre un communiqué faisant le point sur la tenue de ses activités. Sans publier des résultats chiffrés sur ses revenus et son résultat, Reed Elsevier indique la tendance de croissance au troisième trimestre pour ses différentes activités. Ils sont dans le prolongement des résultats du premier semestre 2011, et donc suggèrent une tenue de l’activité et non une dégradation. Cependant rien de vient illuminer des performances assez ternes.
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Le Sénat a entamé le 17/11 l’examen du projet de Loi de finance 2012 voté en première lecture le 16 novembre par l’Assemblée nationale. Les rapports thématiques pour avis ou les rapports spéciaux remis dans le cadre de la discussion à l’Assemblée contiennent des indications relatives aux budgets et performances des entités publiques ayant un rôle soit dans la production d’information (DILA, INSEE, IGN…) soit dans la diffusion des connaissances (budget des bibliothèques universitaires). Ces rapports thématiques sont très inégaux, et de plus, à qualité égale, proposent des analyses plus ou moins détaillées. La DILA (Direction de l’Information Légale et Administrative) a cette chance ou cette malchance de faire tous les ans l’objet d’un rapport très fouillé du rapporteur des budgets des services du Premier ministre, le député Jean-Pierre Brard (Gauche Démocratique et Républicaine).
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Dans les derniers jours, deux annonces, l’une de Reed-Elsevier, l’autre de IHS Inc. sont venues faire bouger les lignes des grilles de lecture à travers lesquelles on appréhende généralement les fusions acquisitions au sein de l’industrie de l’information. Le 9 novembre, Reed Elsevier a annoncé la mise en vente de ses activités de logiciels applicatifs destinés aux métiers de l’assurance. Le repreneur est la firme de private equity Genstar Capital dont l’un des axes d’investissement est celui des logiciels « métiers ». Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais les activités cédées à Genstar emploient 400 personnes, ce qui fait de cette opération une cession de taille moyenne. Ce pôle de logiciels de gestion de polices d’assurance était un des actifs de la division LexisNexis Risk Solutions. Celle-ci, désormais individualisée au sein de l’ensemble LexisNexis a affiché520 M€ de revenus au premier semestre 2011, avec une croissance sous-jacente de + 4%. Cette division pèse 15,6% du CA consolidé de Reed Elsevier et 23% de sa marge opérationnelle. LexisNexis Risk Solutions affiche de solides positions sur les marchés de l’assurance : Choicepoint, racheté fin 2008 par Reed Elsevier pour 4,1 milliards de dollars est un important fournisseur de bases de profilage des clients des compagnies d’assurance.
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La production d’indices boursiers est un segment peu connu du secteur de l’information financière. Pourtant des indices majeurs comme le Dow Jones Industrial Index et le Standard & Poor’s 500 sont souvent cités pour illustrer les tendances de la Bourse américaine. Les deux leaders mondiaux de la production d’indices ont annoncé le 4 novembre leur fusion, pour créer un nouvel acteur pesant plus de 400 millions de dollars annuels de revenus. Filiale du groupe McGraw Hill la société Standard & Poor’s Indices produit environ 700 000 indices. Filiale du groupe CME (Chicago Mercantile Exchange, première place mondiale pour les produits financiers dérivés) la société CME-Dow Jones produit 130 000 indices. Les activités de ces deux entités seront fusionnées pour créer la société S&P/Dow Jones. Mc Graw-Hill détiendra 73% des parts de la nouvelle société, le CME en aura 24,4% et le groupe Dow Jones en détiendra 2,6%. Mc Graw Hill renforce ainsi sa division « Markets » qui rassemble toutes ses activités pour le monde de la finance (dont l’agence de notation Standard & Poor’s, à ne pas confondre avec Standard & Poor’s Indexes). Le rapprochement des deux entités permettra des économies d’échelle dans le développement de plates-formes technologiques de production d’indices mais aussi dans l’achat des fils d’information temps réel générés par les places financière, dont la production d’indices est fortement consommatrice. Le nouvel ensemble devrait afficher une marge opérationnelle supérieure à 50%. Ce rapprochement voulu par les groupes Mc Graw-Hill et CME rend l’activité de fourniture d’indices très oligopolistique (d’où les taux de marge exceptionnellement élevés). Le troisième intervenant mondial de la production d’indices financiers est le groupe britannique FTSE, joint venture entre le groupe Financial Times et la bourse de Londres (LSE). FTSE produit 120 000 indices.
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Le groupe Wolters Kluwer a publié hier un communiqué sur l’évolution de ses performances au 3èmetrimestre 2011. Sans donner de chiffres précis sur ses revenus ou ses profits, le groupe indique simplement que ses résultats 2011 seront en phase avec les prévisions et objectifs fixés antérieurement. La croissance organique serait comparable à celle affichée au premier semestre (+1%) et le groupe tend vers un niveau de rentabilité, mesurée au niveau de l’EBITDA, de l’ordre de 21% sur chiffre d’affaires. Dans le même communiqué, Wolters Kluwer, qui avait en juillet dernier annoncé la mise en vente de ses activités « Pharma » indique avoir cédé à l’éditeur scientifique Springer, pour un montant non dévoilé, les activités regroupées au sein de la Pharma Marketing and Publishing Division (MPS ), subdivision de l’ensemble Health & Pharma Division. Les activités reprises par Springer comprennent un portefeuille de 24 revues et newletters à forte notoriété, des bases de données sur les médicament en développement, des services d’analyse du marché des médicaments ainsi que des services d’intelligence économique pour l’industrie pharmaceutique.
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Votée le 18 octobre dernier et transmise le même jour pour examen au Sénat, la proposition de Loi (N° 3706) (1) de M. Jean-Luc Warsman relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives, propose en son article 78 une modification substantielle de l’accès aux informations résultant d’obligations déclaratives (constitution de sociétés, dépôt des comptes annuels, etc.) pesant sur les entreprises. L’article 78 de la proposition de Loi stipule : « l’article 1er de la loi n° 55-4 du 4 janvier 1955 concernant les annonces judiciaires et légales est complété par un alinéa ainsi rédigé : « À compter du 1er janvier 2013, l’impression des annonces relatives aux sociétés et fonds de commerce publiées dans les journaux remplissant les conditions prévues au même article 2 est complétée par une insertion dans une base de données numérique centrale, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État. ».
Il s’agit pour le législateur d’anticiper sur une future directive européenne simplifiant les obligations déclaratives des entreprises par la création dans chaque Etat membre d’un service en ligne unique centralisant toutes les informations sur les entreprises. Le texte européen (proposition de directive 2008/0084 du 18 avril 2008) propose aussi d’instituer une redevance unique au travers de laquelle les entreprises s’acquitteraient en une seule transaction des sommes dues au titre de toutes leurs obligations déclaratives, tout en leur faisant faire des économies substantielles. Dans l’esprit du projet de texte européen ce guichet électronique unique se substituerait aux autres canaux de diffusion de l’information des entreprises et la dématérialisation des annonces devrait fortement alléger les sommes dues par les entreprises. Anticipant ces évolutions du cadre juridique applicable aux entreprises françaises, les journaux locaux accueillant les annonces judiciaires et légales, la DILA (Direction de l’information légale et administrative) et le GIE Infogreffe ont bâti un projet de guichet unique chapeautant l’ensemble de l’information sur les entreprises.
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L’information : dans sa livraison du 27 octobre dernier, la Lettre de la Conférence des Présidents d’Université (CPU, www.cpu.fr) indique que le projet Istex (initiative en information scientifique et technique) a été retenu dans le cadre du programme « investissements d’avenir ». Istex est un projet thématique transversal porté par l'Université de Lorraine, pour l’ensemble des universités. Il associe la CPU, le consortium Couperin, l’INIST-CNRS et l’Abes (Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur). Istex vise à créer un opérateur en charge d’acquérir dans le cadre de licences nationales les ressources documentaires utilisées et d’agréger ces ressources au sein d’une plateforme nationale accessible à tous les établissements. La CPU indique qu’il s’agit de « mettre en œuvre un portail d'exploitation sophistiqué, qui constitue la vraie valeur ajoutée, et qui rend le projet très compétitif au plan international ». 67 millions d’euros étaient sollicités pour le projet Istex.
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Les groupes UBM, D&B et Thomson Reuters ont ces derniers jours publié successivement leurs résultats pour le troisième trimestre 2011 (sur les 9 premiers mois de l’année pour UBM). Dans un contexte de crise, les taux de croissance affichés – supérieurs à 5% - révèlent un dynamisme inattendu du marché de l’information professionnel. Ce constat est d’autant plus significatif que ces trois groupes sont positionnés sur des segments d’activités très différents.
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L’actualité EBSCO a été particulièrement dense dans les deux dernières semaines. Le 8 octobre, à la veille de la Foire internationale du livre de Francfort, EBSCO annonçait le rachat au groupe Taylor & Francis (éditeur scientifique filiale du groupe britannique Informa) de la base de données bibliographique Ergonomics Abstracts qui contient plus de 135 000 références issues de 400 revues scientifiques et publiées dans les 25 dernières années.
EBSCO profitait aussi de son passage à Francfort pour souligner son implication sur le marché allemand. Un accord avec GESIS (www.gesis.org), un organisme public de recherche dans le champ des sciences humaines permettra à EBSCO Discovery Service (le serveur EBSCO) de distribuer les bases SOFIS (base de données qui recense tous les projets de recherche conduits sur fonds publics dans le champ des SHS en Allemagne) et SOLIS (bibliographique indexant toutes les revues germanophones en sciences humaines et sociales).
Enfin EBSCO a profité du salon de Francfort pour diffuser sa note de conjoncture annuelle. Celle-ci, établie sur la base des tarifs 2012 publiés par les éditeurs permet d’apprécier l’évolution du prix des revues scientifiques. Les revues dont les tarifs sont exprimés en dollars connaîtront une évolution modérée (de -1% à +1%). Par contre les revues dont les tarifs sont exprimés en livre sterling (par exemple les revues publiées par les sociétés savantes britanniques) verront leur prix augmenter de 2 à 4%. L’augmentation la plus forte (de + 4 à +6 %) concernera les revues étrangères dont les tarifs sont exprimés en euros (c’est le cas des revues publiées par les très grands éditeurs scientifiques pour le marché européen). Cette augmentation va bien au-delà de l’inflation ou de l’augmentation des budgets des bibliothèques. La note de conjoncture EBSCO relève par ailleurs que 30% des professionnels de l’information et de la documentation s’attendent à des diminutions budgétaires égales ou supérieures à 5% pour 2012.
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Comme chaque année à la Foire Internationale du livre de Francfort, les magazines professionnels Livres Hebdo (France), Publishers Weekly (USA), The Bookseller (Grande-Bretagne), Buchreport (Allemagne) et PublishNews Brazil, ont publié leur classement mondial des groupes d’édition (données 2010). Ce classement n’a guère évolué depuis l’an dernier : Pearson avec 6102 M€ (dont 4880 M€ pour le seul Pearson Education) est un solide N°1, qui creuse encore l’écart (700 M€) avec ses concurrents. Les éditeurs d’information professionnelle occupent les trois marches suivantes du podium : Reed Elsevier est N°2 avec un CA de 5387 M€, Thomson Reuters est N°3 avec 4248 M€ de revenus, Wolters Kluwer N°4 avec un CA de 3556 M€. Il est à noter que ces données sont différentes des CA consolidés de ces mêmes groupes, puisque cette étude ne prend en compte que les activités éditoriales proprement dites (par exemple l’activité « information financière » de Thomson Reuters n’est pas comptabilisée). Le fait marquant est le progrès de Pearson (+ 10% pour Pearson Education, +5% pour Penguin), alors que ses suivants immédiats voient leurs revenus stagner ou n’enregistrent que de faibles progressions. Les revenus tirés des services en ligne constituent désormais et de loin le premier poste de revenus des éditeurs professionnels : ils génèrent 75% du CA chez Reed Elsevier (en incluant toutefois les revenus de LexisNexis pris globalement, qui ne relèvent pas tous d’une activité d’édition). Chez Thomson Reuters, les revenus de l’électronique représentent 90% du CA. Wolters Kluwer génère 70% de ses revenus sur ses services en ligne. Un groupe généraliste comme Hachette Livre (N°4avec un CA de 2 165 M€) ne réalise lui que quelques % sur le e-book malgré ses accords récents avec Google Books et Amazon. On notera que Elsevier Science, N°1 mondial de l’édition scientifique, réalise à lui seul un CA (2 350 M€) supérieur à celui de l’ensemble du groupe Hachette. On notera aussi que les grands éditeurs de contenus éducatifs (McGraw-Hill Education, 1835,5 M€) et Cengage (1 514 M€) se classent dans les 9 premiers, même si la domination de Pearson sur ce créneau est absolue.
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Thomson Reuters a présenté au premier jour de la Foire internationale du livre de Francfort, son nouveau service, le Book Citation Index (BCI), accessible via le Web of Knowledge, la plateforme de services en ligne de Thomson Reuters Scientific. Dans sa version lancée avant-hier, le BCI indexe systématiquement les citations issues d'environ 25 000 ouvrages scientifiques (soit au départ 13,5 millions de citations). D'ici à la fin de l'année 2011, le cap des 30 000 ouvrages référencés sera franchi. A l'avenir le BCI s’accroîtra des références de 10 000 ouvrages par an. Ce Book Citation Index complète les services Journal Citation Index, le produit phare de Thomson et le Proceeding Citation Index , qui repère les citations dans des actes de congrès (120 000 volumes). Le Book Citation Index permet de naviguer du livre citant à l'article ou à l'ouvrage cité, et vice versa ; de visualiser sous forme de graphes les corrélations entre citations, et de s'appuyer sur un Author Identification Tool pour suivre pour chaque auteur les citations que ses travaux ont généré. Les ouvrages pris en compte dans le Book Citation Index sont décrits au niveau de chaque chapitre ; leur bibliographie est systématiquement indexée.
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2011 a été déclarée par l’Unesco et the International Union of Pure and Applied Chemistry (IUPAC) “Année de la chimie”. L’American Chemical Society (www.acs.org) fête à sa façon cet évènement en signant un gros contrat : le Department of Energy (DoE), qui gère une part importante des crédits de recherche fédéraux vient de souscrire une licence globale pour donner accès à tous ses chercheurs au service en ligne SciFinder, au travers duquel l’ACS donne accès à ses bases de données. La domination de l’ACS – au travers de sa division Chemical Abstracts Services (www.cas.org) dans le secteur de la publication scientifique en chimie reste entière. Selon le classement Thomson Reuter’s Journal Citation Reports récemment publié, qui mesure le facteur d’impact des revues scientifiques, les revues publiées par l’ACS ont généré en 2010 1 500 00 citations (1) et affichent le facteur d’impact le plus élevé dans 27 sous-secteurs thématiques en chimie. L’information en chimie reste l’un des segments les plus importants de l’information scientifique. En 2010 l’ACS a enregistré 490,235 M$ (370,9 M€) de revenus, dont l’activité de publication génère 82%. L’an dernier, l’ACS, qui par sa taille et ses revenus est la première société savante au monde, a dégagé un excédent d’exploitation record de 26,7 M$ (20,2 M €).
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A quelques jours d’intervalle les groupes Reed Elsevier et UBM viennent d’annoncer deux acquisitions qui illustrent leur volonté de développer leurs activités « salons et conférences professionnels » dans les économies de la zone BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). UBM (www.ubm.com) annonce aujourd’hui le rachat de 70% du capital de l’organisateur de salons indien Index Fairs, qui organise localement trois salons sur l’industrie du meuble et de l’équipement de la maison. Il s’agit d’une petite opération. Si le montant de ce rachat n’a pas été publié, le communiqué UBM indique que Index Fairs (www.indexfairs.com) a réalisé en 2010 un CA modeste de 1,5 M$. Deux semaines plus tôt, Reed Exhibitions annonçait le rachat au brésil de Santos Offshore Oil & Gas Expo. Créé en 2007 ce salon est devenu l’évènement de référence pour la filière de la prospection pétrolière offshore dans le cône sud. Là aussi il s’agit en terme d’investissement d’une « petite » acquisition à l’échelle de Reed Exhibitions.
Ces deux rachats permettent cependant de comprendre la stratégie des grands groupes de l’information professionnelle engagés dans l’activité « salons professionnels ». Dans les deux cas il s’agit pour les deux groupes acquéreurs de prendre des positions sur les grandes économies émergentes : l’Inde dans le premier cas, le Brésil dans le second. Ces rachats illustrent aussi la notion de « portefeuille thématique » orientant les stratégies des grands opérateurs internationaux : l’acquisition de Reed Elsevier contribue à renforcer sa palette de salons pour le secteur des énergies, UBM de son côté dispose d’autres salons consacrés à la filière « industrie du meuble ». Enfin on relèvera que la croissance externe des grands organisateurs de salons passe par la multiplication de rachats très ciblés et d’opérations d’acquisitions de faible taille. Il s'agit souvent de salons "jeunes" (créés dans les 10 dernière années), les grands groupe laissant parfois aux "start-ups" du secteur le travail de défrichage de nouveaux créneaux.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
The McGraw-Hill Companies (www.mcgraw-hill.com) a annoncé aujourd’hui la vente pour 212 millions de dollars en cash de ses 9 chaînes de télévision locale américaines. Cette cession avait été annoncée il y a quelques mois. McGraw-Hill était l’un des derniers grands éditeurs internationaux (le groupe avec environ 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires se classe au 8ème rang du classement mondial des groupes d’édition) diversifié, avec un portefeuille d’activités couvrant aussi bien l’information professionnelle que l’édition grand public, et une palette de média allant de l’imprimé à l’audiovisuel. McGraw-Hill (cf. la Dépêche du GFII du 13 septembre) a annoncé récemment sa volonté de se scinder en deux groupe cotés distincts sans liens capitalistiques, l’un McGraw-Hill Markets regroupant les activités d’information professionnelle, l’autre McGraw-Hill Education centré sur les contenus éducatifs. McGraw-Hill suit quinze ans plus tard la stratégie de spécialisation qu’ont suivie en leur temps les groupes Pearson, Reed Elsevier, Thomson Publishing et Wolters-Kluwer. A milieu des années 1990, tous ces groupes présentaient un profil diversifié tel que celui qu’a conservé McGraw-Hill. Le premier se focalisant avec succès sur les contenus éducatifs, les trois autres sur divers segments de l’édition professionnelle. Cette stratégie de spécialisation a été pour les groupes cités une réussite (appuyée sur de nombreuses opérations de concentration) puisque Pearson, Reed Elsevier, Thomson Reuters et Wolters Kluwer sont respectivement les N°1, 2, 3 et 4 du classement mondial de l’édition publié annuellement par Livres Hebdo. Ces leaders pèsent aujourd’hui deux fois plus que les groupes ( Bertelsmann, Hachette Livre ou Grupo Planeta), restés centrés sur l’édition « tous publics ».
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Thomson Reuters a annoncé le 28 septembre sa réorganisation en six business units autonomes. Jusqu’ici et depuis la fusion entre Reuters et Thomson Publishing en 2008, le groupe était organisé en deux grandes divisions : la division « Professionnal » regroupait toutes les activités d’édition professionnelle héritées de Thomson, la division « Markets » recouvrant la fusion entre Reuters et Thomson Financial. Cette nouvelle réorganisation (qui ne se reflètera dans la présentation des comptes qu’en 2012 seulement) intervient à peine deux mois après une première réorganisation en trois business units de la division Markets (solutions pour les opérateurs de marché, solutions pour les entreprises, et « Média », qui recouvre l’activité historique d’agence de presse). En juillet, Devin Wenings, CEO de cette division « Markets » et ancien de Reuters avait quitté le groupe, Tom Glocer, patron de Thomson Reuters assurant l’intérim à la tête de Thomson Reuters Markets.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe Thomson Reuters vient d’annoncer la création au sein de sa division Thomson IP Management Services d’un pôle « conseil » (consulting services) dont le développement sera confié à Adam Jaffe, un avocat spécialisé qui semble disposer outre-Atlantique d’une notoriété dans le domaine de la gestion d’actifs brevets et marques. Thomson IP Consulting Services proposera des services d’audit de la gestion de la propriété industrielle en entreprise, du conseil stratégique, de l’accompagnement à l’implantation de logiciels spécialisés.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le président Barack Obama a signé le 16 septembre la nouvelle loi Leahy-Smith America Invents Act qui modifie en profondeur le système américain des brevets. Parmi les innovations introduites par ce texte, la plus importante est sans doute que le brevet américain sera, comme c’est déjà le cas dans les droits européens, accordé sur la base d’un critère « first to file » (premier à déposer une demande de brevets) et non plus « first to invent » (premier à avoir maîtrisé une invention). De plus, après obtention du brevet auprès de l’USPTO (l’office américain des brevets), une période d’examen post-attribution de 9 mois sera ouverte pour permettre à quiconque conteste le brevet de faire valoir en ligne ses arguments. Accessoirement le budget de l’USPTO est « sanctuarisé » c'est-à-dire que l’Etat fédéral n’aura plus la possibilité de ponctionner à sa guise, comme c’était le cas jusqu’ici, les recettes de l’USPTO issues des frais perçus pour la délivrance d’un brevet. Le retard accumulé par l’USPTO (on parle de 700 000 demandes de brevets en attente d’examen) et la faible qualité moyenne des brevets accordés aux Etats-Unis étaient souvent expliqués par le manque de moyens de l’USPTO. Dans la période récente de multiples affaires ont montré l’importance stratégique de la détention de portefeuille de brevets dans la perspective du développement de l’économie numérique. Le nouveau cadre juridique américain garde cependant l’une de ses singularités : la possibilité de breveter une « business method » c'est-à-dire de revendiquer l’exclusivité sur une procédure immatérielle innovante. L’Industrie de l’information est concernée par cette dernière disposition.
Source : I
L’Association of American Publishers (AAP, www.publishers.org), l’équivalent américain du SNE, a dévoilé dans le courant de l’été un nouveau service statistique, baptisé BookStats (www.bookstats.org) documentant l’évolution du chiffre d’affaires de la profession. Ce service est coproduit par le Book Industry Study Group.
La première livraison (payante) de ces statistiques, portant sur la période 2008-2010, indique que le chiffre d’affaires des éditeurs, tous types d’édition confondus, s’est élevé à 27,4 Md. $, en 2010, en croissance de 5,6% par rapport à 2008. On notera que ce chiffre ne donne pas directement une évaluation du marché du livre outre-Atlantique, puisqu’il ne documente que le chiffre d’affaire net des éditeurs (ces statistiques sont en cela comparables à celles réalisée en France par le SNE sur délégation du ministère de l’Industrie) sans prendre en compte la « valeur ajoutée » des distributeurs et libraires.
L’un des intérêts de cette étude statistique est qu’elle segmente le chiffre d’affaires de l’édition en distinguant l’édition tous publics, l’édition scolaire de premier et second degrés, l’édition universitaire et l’édition professionnelle. Selon cette étude, le secteur des ouvrages destinés à un public professionnel a enregistré en 2010 un chiffre d’affaires éditeurs de 3,7 Md. $ (2,7 Md. €) en croissance de 6,3% sur 2008. Ce segment pèse donc 13,2% du chiffre d’affaires global des éditeurs américain. L’édition scientifique (« Scholarly Publishing ») qui n’est pas comptabilisée dans les chiffres de l’édition professionnelle a de son côté généré 191 M$ (139,5 M€) de recettes pour les éditeurs américains. L’édition pédagogique à destination d’un public universitaire pèse de son côté 4,5 Md. $ (3,29 M. €) soit 16,4% du chiffre d’affaires global tous éditeurs confondus. Ce segment « édition universitaire » est en croissance de 23,1% en 2010 par rapport à 2008
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’information : entre juin et juillet, la plupart des entreprises françaises se sont acquittées de leur obligation de dépôt de leurs comptes annuels 2010 auprès des greffes des tribunaux de commerce, et ces données sont maintenant consultables dans les bases de données bilans (par exemple celle à consultation gratuite du site www.lesechos.fr). Si ce dépôt des comptes annuels est une obligation légale, cette obligation est très diversement respectée. Ainsi les données « bilans » 2010 de nombreux acteurs franco-français de l’industrie de l’information ne sont pas disponibles. Paradoxalement les filiales françaises des grands éditeurs professionnels internationaux semblent mieux respecter cette obligation de dépôt. Ce qui permet de mesurer le poids sur le marché français de ces grands éditeurs globaux. Collectivement ces éditeurs internationaux ont généré en 2010 1 milliard d’euros de revenus sur le marché français.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Les récentes turbulences sur les marchés d’actions ont malmené les cours des grands éditeurs professionnels cotés en bourse. Sur les 30 derniers jours, le cours de l’action Thomson Reuters a chuté de 11,44%, celui de Reed-Elsevier de 10,16%, celui de Wolters Kluwer de 10,23%, celui d’UBM plc de 14,31%, celui d’Informa de 13,12%. On pourrait penser qu’il s’agit là d’une évolution ponctuelle, liée aux incertitudes économiques actuelles. Or, il n’en est rien : si l’on se cale sur un horizon rétrospectif à 5 ans, tous ces groupes cotés ont perdu entre un tiers et un quart de leur valeur.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’Information : le gouvernement a lancé début août une consultation publique en ligne qui sera close le 15 septembre prochain. Cette consultation est un préalable à la mise en place en France, voulue par le législateur, d’un fichier central des crédits aux particuliers. Le Comité (dit Comité Constans du nom de son président) chargé de l’étude de préfiguration d’un registre national des crédits aux particulier a remis fin juillet un rapport officiel de (http://www.economie.gouv.fr/files/registre-national-des-credits.pdf) prévu à l’Article 49 de la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation (1). La loi désignait explicitement la Banque de France comme devant être l’opérateur de ce premier « fichier positif » à la française. En faisant le choix d’un fichier national géré par la Banque de France, le législateur interdit de facto aux sociétés privées de développer des bases d’information commerciales renseignant la solvabilité des particuliers.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Mal connu en France, où il n’est pas implanté, le groupe suédois Bisnode n’en est pas moins le N°1 européen de l’information sur les entreprises, très présent dans les pays scandinaves, le BeNeLux et surtout l’Allemagne. Bisnode exerce deux métiers : l’information sur les entreprises (information de solvabilité, mais aussi information documentaire de type « annuaires ») et les bases de données et services marketing. Bisnode a publié en fin de semaine passée ses résultats pour le premier trimestre 2011. Sur six mois Bisnode a généré 115,4 M€ de revenus, en baisse de 7,4% par rapport à la période comparable de l’an dernier. Bisnode avec un EBITDA de 11% sur chiffre d’affaires enregistre un résultat net opérationnel de 26,5 M€. Si l’activité d’information sur les entreprises se maintient (enregistrant par exemple en Allemagne une croissance organique de 4%), les services et bases de données marketing génèrent des recettes nettement à la baisse (-14% aux Pays-Bas par exemple). L’année 2011 aura été marquée par le renforcement des positions de Bisnode dans les pays d’Europe de l’Est (où la croissance est de 6%), avec en particulier le rachat à l’allemand Creditinfo Schufa de ses activités en Pologne, République Tchèque et Slovaquie.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’information : Le groupe Bloomberg a annoncé aujourd’hui le rachat de l’éditeur juridique américain BNA pour 990 M$. Les produits et services de veille juridique et réglementaire de BNA viendront étoffer l’offre de Bloomberg Law, le service d’information juridique lancé à la mi-2010 par Bloomberg. Avec ce rachat Bloomberg entre en concurrence frontale avec Thomson Reuters et LexisNexis.
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L’information : comme les autres grands groupes cotés de l’industrie de l’information, Reed Elsevier a publié fin juillet ses résultats pour le premier semestre 2011. Avec 3 340 millions d’euros de revenus sur six mois Reed Elsevier reste sur ce critère le N°2 mondial de l’information professionnelle. Mais avec une croissance négative (-3% en termes comptables, -1% hors effets de change, et + 1% en croissance organique sous-jacente) Reed Elsevier fait moins bien, en termes de progression du chiffre d’affaires que la plupart des autres groupes impliqués sur les mêmes métiers. Reed Elsevier réussi toutefois à maintenir sa rentabilité (croissance de 2% de la marge nette opérationnelle, à 890 M€ sur six mois). Si Elsevier sauve la mise en enregistrant une croissance de 2% de ses revenus et de 4% de sa marge, l’édition juridique, autre compartiment important du portefeuille d’activités, reste sous pression (-1% au niveau du CA). Si ces résultats, en particulier au niveau de la rentabilité (marge opérationnelle de 26,6% sur CA) restent enviables, le problème de Reed Elsevier est l’absence de moteur de croissance et la différence de performances avec ses principaux concurrents : celle-ci explique l’érosion de son cours de bourse (-11,5% sur le dernier mois, - 16,5% sur 6 mois, -25,8% sur cinq ans).
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’information : Thomson a présenté le 28 juillet ses résultats pour le premier semestre 2011. Ils sont globalement satisfaisants mais sont la résultante de deux tendances de signe opposé : la division « Professionnal » (qui regroupe toutes les activités d’information professionnelle hors information financière, issues de l’ancien pôle Thomson Publishing) enregistre une excellente croissance (+10% en termes comptables et + 8% hors effets de change) sur les trois derniers mois ; par contre la division « Markets » qui chapeaute les activités de fourniture d’information financière enregistre une croissance négative (-1% en termes comptables et de -3% en croissance organique). Sur les six premiers mois de l’année les revenus de Thomson Reuters ont attient 6 777 M$ (4 706 M€) en croissance de 7% (4% hors effets de change). La marge nette opérationnelle s’élève à 1205 M$ (836,7 M€) soit 19,1 % sur CA, en croissance de 9%. Pour tenter de répondre au manque de dynamisme de la division Markets, celle-ci vient d’être réorganisée en trois pôles d’activitéla(contre 4 auparavant) et son responsable vient de quitter semaine passée Thomson Reuters, tout comme le responsable de la business unit « Media » (qui recouvre l’activité d’agence de presse de Thomson Reuters).
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
IHS, Inc. le N°1 de l’information technique a annoncé hier le rachat de la firme Seismic Micro-Technology (SMT) pour 500 millions de dollars. Fondée en 1984 et rachetée en juin 2007 par deux fonds d’investissements centrés sur les éditeurs de logiciels spécialisés, SMT offre des outils d’analyse de logs géosismiques utilisés dans le cadre de la prospection pétrolière et gazière. SMT ne publie pas de résultats, mais la valeur élevée de la transaction – 500 M$ - laisse à penser que ses fortes positions de marché (SMT sert environ 3000 clients) en font une pépite très rentable. L’opération annoncée hier est la plus importante acquisition jamais réalisée par IHS et sera sans doute l’une des plus importantes réalisées cette année dans l’industrie de l’information. Mais avec SMT on sort à vrai dire du champ de l’information professionnelle stricto-sensu. Les logiciels proposés par SMT, optimisant l’analyse des données issues de sondages géosismiques, sont des outils de travail quotidien pour les géophysiciens travaillant dans les services prospection des compagnies pétrolières et gazières.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Wolters Kluwer N°3 mondial de l’édition professionnelle a présenté ce matin ses résultats pour le premier semestre 2011. Comme ceux d’Informa publiés hier, les résultats de Wolters-Kluwer frappent par leur croissance atone (1% de croissance organique au niveau des revenus consolidés), le maintien d’une marge nette opérationnelle de l’ordre de 20% sur CA, mais une baisse sensible (– 11%) du « Earning per Share » (EPS : résultat net par action). Coté à la bourse d’Amsterdam, l’action Wolters Kluwer perdait ce matin 2,8 % dans les premiers échanges. Wolters Kluwer annonce aussi la mise en vente de ses activités « Pharma Solutions», l’une des quatre business units de sa division Health & Pharma Solutions. Les activités mises en vente génèreraient un CA d’environ 90 M€ sur six mois.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le britannique Informa (http://www.informa.com/) est le premier groupe coté à publier ses résultats pour le premier semestre 2011. Informa est présent dans l’édition scientifique (au travers de sa filiale Taylor & Francis), dans les bases d’information sectorielles (avec pour enseigne phare Datamonitor), dans l’organisation de conférences et salons professionnels – segment sur lequel Informa revendique le rôle de N°2 mondial. Sur les six premiers mois de l’année 2011 Informa a enregistré des revenus de 634,8 M£ (720 M€), ce qui en fait un acteur de taille moyenne. En termes comptables la croissance est limitée à 1,7% - mais hors effets de change Informa revendique une croissance organique de 3,1%. Le résultat net opérationnel de 159,1 M£ (180,3 M€) progresse de 4,2%. Le taux de marge opérationnelle sur CA passe de 24,5% sur la période comparable de l’an dernier à 25,1%. Vu au prisme des résultats d’Informa, l’information professionnelle est une activité à faible croissance, mais qui continue d’afficher des taux de marge confortables.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
"Chaque année en Europe, les entreprises consacreraient 362 millions d’heures aux processus documentaires, soit 147 milliards d’euros de coûts opérationnels. Une étude, réalisée par Coleman Parkes Research pour Ricoh, chiffre à 46 milliards d’euros les pertes liées aux mauvaises méthodes de traitement des informations au sein des entreprises européennes. Cette estimation s’appuie sur les résultats d’une enquête menée en 2011 auprès de 458 entreprises européennes de plus de 1000 employés.On apprend aussi que 42,5 % des informations importantes au sein des organisations existent uniquement sous forme imprimée, et que 22% des entreprises européennes disposent de processus de gestion documentaire industrialisés".
L'étude réalisée par Coleman Parkes Research pour Ricoh :
http://www.ricoh.fr/Images/Ricoh%20Process%20Efficiency%20Index%20French%20FINAL_t_71-28356.pdf
Huit groupes de presse français viennent de lancer la version opérationnelle d’un kiosque collectif permettant d’accéder à leurs contenus sur les terminaux mobiles. Le GIE e-Presse rassemble à ce jour cinq éditeurs de quotidiens (Les Echos, Libération, Le Figaro, l’Equipe et le Parisien-Aujourd’hui en France) et trois éditeurs de magazines d’information générale (Le Point, L’Express, Le Nouvel Observateur).
Collectivement, ces éditeurs comptent sur leurs sites Internet 16 millions de visiteurs uniques mensuels et 785 millions de pages vues. L’audience potentielle d’une plate-forme de type Kiosque est donc suffisamment large pour rentabiliser le développement des offres pour tablettes et mobiles.
Le Kiosque e-Presse permettra aux lecteurs d’accéder aux contenus de ces éditeurs avec un identifiant unique. La plate-forme technologique d’e-Presse a été développée par la société miLibris. Pour l’instant les contenus e-Presse ne sont accessibles que sur les terminaux Apple (iPad, iPhone, iPod Touch), mais une version Androïd et une version Web sont en cours de développement. Ce qui au passage souligne que faute d’un standard prenant en charge l’interopérabilité des différents terminaux de restitution les développeurs d’applications doivent démultiplier leurs efforts.
Les « e-lecteurs » pourront acheter les contenus de presse soit à l’acte (achat à l’unité d’articles ou d’exemplaires) soit dans le cadre d’un abonnement (mais la gestion des comptes d’abonnés n’est pas encore opérationnelle).
Il est clair que l’offre e-Presse vise à concurrencer l’accès aux articles de presse via Google News. Orange a passé un accord avec le GIE pour que son moteur de recherche référence systématiquement les contenus e-Presse, et l’application sera mise en évidence sur la page d’accueil Orange.
La logique Kiosque (qui a connu des heures glorieuses il y a vingt ans dans le contexte de la télématique Télétel) permet aux éditeurs à la fois de mutualiser les développements technologiques et de proposer une marque ombrelle (e-Presse) que l’utilisateur identifiera si elle s’impose comme le « guichet unique » d’accès aux contenus de presse. Si e-Presse rencontre le succès escompté, d’autres éditeurs pourraient rejoindre le GIE.
Source : Article publié par Michel Vajou sur AMICO, spot "Modèle Economique", le 5 juillet 2011
Deux acquisitions, le rachat annoncé le 29 juin du fournisseur de données sur l’aviation civile Ascend par Reed Business Information (RBI) d’une part ; le rachat le 1er. juillet par le groupe américain McGraw-Hill de la société londonienne Steel Business Briefing Group (The SBB Group) d’autre part, démontrent la grande attractivité pour les grands groupes internationaux d’information professionnelle des services en ligne fournissant des données factuelles sectorielles.
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EBSCO Publishing (EBSCO) et The H.W. Wilson Company (Wilson) ont annoncé le 2 juin une “fusion” qui est en fait un rachat pur et simple de H.W. Wilson par EBSCO. Le montant de l’acquisition n’a pas été communiqué. Créé en 1898, H.W. Wilson est un éditeur d’ouvrages et de bases de données de référence, et gère la plate-forme WilsonWeb d’agrégation de périodiques en ligne. Même si H.W.Wilson est peu connu hors du monde des bibliothèques qui constituent son marché principal, son acquisition par EBSCO est une actualité qui déborde largement le cadre du marché américain dont sont issues les deux firmes. H.W. Wilson est certes dix fois plus petit que EBSCO (580 employés pour le premier, 6000 pour EBSCO Group), mais il s’agit d’une entreprise à forte notoriété auprès des bibliothèques, y compris européennes. Ce rachat renforce significativement la présence d’EBSCO Publishing sur ce marché « Libraries». Alors qu’EBSCO est en France connu surtout pour ses activités d’agence d’abonnement, ce métier d’agence voit sa part relative baisser dans le CA consolidé du groupe. EBSCO est désormais un éditeur, un agrégateur de bases de données et de périodiques en ligne de première grandeur dont le seul vrai rival est ProQuest.
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Thomson Reuters a annoncé hier soir après la fermeture des marchés la mise en vente de sa division « Thomson Reuters Health » qui regroupe l’ensemble de ses activités pour les professionnels et industries de santé. Rattachée au segment Thomson Reuters Professionnal, qui rassemble les activités d’édition professionnelle du N°1 mondial de l’industrie de l’information, Thomson Reuters Health a généré en 2010 des revenus de 450 millions de dollars (307,7 M€) et généré une marge opérationnelle de 19,3%. Lors de la présentation de ses résultats pour le premier trimestre 2011, Tom Glocer avait surpris en indiquant que sa firme chercherait à vendre des actifs pour un total d’environ 1 milliard de dollars de façon à financer sans dette un ambitieux programme (non détaillé) de fusions-acquisitions. La vente de la division Health devrait à elle seule rapporter selon les analystes entre 900 et 1 200 M$ (entre 615 et 825 M€). L’annonce de cette importante cession éclaire la stratégie de Thomson Reuters et pose en particulier la question d’une éventuelle mise en vente prochaine de Thomson Scientific, qui est l’autre composante du pôle Thomson Reuters Scientific & Healthcare. La mise en vente de Thomson Reuters Health indique aussi que l’industrie de l’information, où les opérations de fusions-acquisitions sont nombreuses mais sont restées de faible taille ces 3 dernières années, pourrait à nouveau entrer dans une phase de grandes manœuvres.
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Simultanément les groupes Reed Elsevier et UBM, respectivement N° 1 et N° 3 du marché des salons et conférences, viennent d’annoncer des prises de position sur des marchés « périphériques ». Reed, via sa filiale Reed Exhibitions, vient de constituer une joint-venture en Arabie Saoudite avec un partenaire local, Sunaidi Expo pour développer son activité salons dans la péninsule arabique. UBM vient de son côté de racheter la firme AMB Exhibitions qui opère en Malaisie, Viêt-Nam et Philippines. Le communiqué UBM indique que la firme rachetée a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 4 millions de dollars. Ce qui illustre l’une des spécificités de ce secteur : malgré la domination des trois leaders, ce marché compte encore, dans toutes les réalités nationales, des acteurs de petites dimensions.
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IHS, Inc (www.IHS.com) a annoncé le 4 mai le rachat de la firme CMAI (Chemical Markets Associates, Inc.), un fournisseur de données de données de marché et d’intelligence économique pour les différentes branches de l’industrie chimique. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué et CMAI, société non cotée, ne publie pas ses résultats. Mais CMAI compte environ 200 employés, répartis entre le siège de Houston et ses implantations internationales (Bangkok, Dubaï, Düsseldorf, Londres, Shanghai et Singapour). Le même jour IHS finalisait deux autres acquisitions : celle d’EIATrack, un fournisseur de bases de données de veille sur l’évolution de la réglementation environnementale, et celle de CSM South America qui fournit des données et des analyses sur les marchés sud-américains de l’automobile.
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La Commission européenne a le 11 avril dernier présenté deux propositions législatives, relevant d’un régime de coopération renforcé (donc qui ne requiert pas l’unanimité des Etats-membres) pour la création d’un brevet unitaire européen qui assurerait une protection dans l’ensemble des 25 pays adhérant à ce mécanisme, sans devoir demander une reconnaissance du brevet dans chacun des pays pour lesquels la protection au titre du brevet est recherchée. En n’exigeant plus des traductions multiples pour une couverture européenne la Commission a pour objectif une réduction du coût des brevets en Europe allant jusqu’à 80 %. Les projets de règlement vont maintenant être transmis au Conseil et au Parlement européen pour examen. La Commission espère que l’Espagne et l’Italie, qui ne comptent pas encore parmi les pays participants, prendront part à cette coopération renforcée. Si ce projet aboutit, la nature de l’information brevets en Europe sera profondément modifiée, en particulier dans ses déclinaisons linguistiques.
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Trois opérations de rachat récentes, impliquant les groupes Experian (bases marketing et information de solvabilité), IHS, Inc. (information technique et industrielle) et Bisnode (bases marketing et information de solvabilité) indiquent que le mouvement de fusions-acquisition au sein de l’industrie de l’information a repris, après avoir connu une pause en 2009-2010 en raison de la crise.
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Thomson Reuters a présenté hier ses résultats pour le premier trimestre 2011. Avec 3 330 M$ (2 246,5 M€) de revenus, en croissance de 6%, Thomson réaffirme sa place de N°1 mondial de l’information professionnelle. Le résultat net opérationnel augmente de 23% à 396 M$ (267 M€). Toutes les divisions renouent avec la croissance. En marge de la présentation de ces résultats, Tom Glocer, patron de Thomson Reuters a annoncé un programme de cession d’actifs qui devrait rapporter 1 milliard de dollars, qui seront réinvestis dans de nouvelles acquisitions.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Google lancera commercialement à l’automne sa suite d’applications Earth Builder, un SIG (Système d’Information Géographique) qui permettra aux entreprises clientes de visualiser sous forme de cartes leurs données géolocalisées. Earth Builders utilisera les données cartographiques de Google Earth et de Google Maps. Earth Builder sera un service payant concurrent d’outils du marché tels les logiciels ESRI, Microsoft MapPoint, Autodesk, etc. Google Earth Builder sera « proposé à un prix compétitif par rapport aux offres traditionnelles d’outils de mapping ». Earth Builder est une application « software as a service », utilisant les technologies du « cloud computing », les données des entreprises clientes du service et les applications résidant sur les serveurs de Google.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L'information : La Commissaire européenne à l'économie numérique, Neelie Kroes, a publié et commenté hier une communication (1) au Parlement, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions, communication intitulée « The open internet and net neutrality in Europe ». La question de la neutralité du Net étant une question centrale de l'économie numérique, la position de la Commission était très attendue. Le document publié hier déçoit les partisans d'une régulation spécifique sur la question de la neutralité du Net : Neelie Kroes s'en remet à l'autorégulation et aux directives du « paquet télécom ».
Elle n'exclut aucune différenciation ou restriction des services (par exemple en jouant sur la vitesse d'acheminement des contenus). Elle édicte simplement un principe de transparence (s'il y a restriction ou différenciation des services celles-ci doivent être connues des usagers) et l'application du droit de la concurrence pour encadrer les pratiques des acteurs qui sont à la fois opérateurs télécom et fournisseurs de service. En approuvant explicitement le principe de différenciation des niveaux de service sur le Net, en s'en remettant dans une optique très libérale à l'autorégulation et au droit de la concurrence, Neelie Kroes affiche une position qui conforte les souhaits des opérateurs télécoms.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Selon le quotidien économique Les Echos du 8 avril, l'AFP renoncerait pour l'heure au lancement d'un site Internet gratuit francophone proposant au grand public les dépêches, les photos et les vidéos de l'agence. Nommé début 2010, Emmanuel Hoog patron de l'AFP et ancien patron de l'INA avait dans une interview au journal Le Monde du 3 septembre dernier fait part de son souhait de développer une filière de valorisation directe de ses contenus sur Internet, à l'instar de ce que fait par exemple son rival de toujours, Reuters. Les journaux et plus largement les médias français avaient vivement dénoncé ce projet qui verrait l'agence concurrencer ses clients en matière de sites d'actualité.
Selon la lettre spécialisée La Correspondance de la Presse datée d'hier, la pression sur l'AFP se serait faite plus forte ces derniers temps, une cinquantaine de patrons de la presse et de l'audiovisuel cosignant une lettre à Emmanuel Hoog signifiant que le lancement d'un site d'information francophone grand public sous les couleurs de l'AFP serait pour eux un casus belli. L'AFP semble avoir en partie pris en compte ces pressions puisque l'agence, si elle ne renonce pas à se doter d'une présence directe sur Internet, ne le fera dans un premier temps qu'en reprenant les fils d'information non francophones (anglais, allemand, espagnol, arabe...) sur son site.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
American Chemical Society : 474 M$ de revenus en 2010 L'American Chemical Society (www.acs.org) est la première des grandes sociétés savantes à publier son rapport annuel 2010. L'ACS est aussi la première de ces sociétés par la taille de son bilan (1 milliard de dollars d'actifs). En 2010, l'ACS a engrangé 474,4 millions de dollars (333,4 M€) de revenus. Les services électroniques (bases de données CAS - Chemical Abstract Services, et serveur STN international) à eux seuls ont généré 390 M$ (274,8 M€) de revenus, en progression de 4%, soit 82,3% des recettes. Les produits « print » (l'ACS est aussi un important éditeur primaire de revues avec 39 titres) ont généré 14,27 M$ (10 M€) à égalité avec les revenus de cotisations (l'ACS compte 163 000 membres), mais ces produits imprimés connaissent une forte chute (leur revenu en 2009 était de 23 M$ l'an dernier, soit une baisse sur un an de 38%). Avec des coûts de 447,7 M€ (315,5 M€) l'ACS dégage une « marge opérationnelle » de 26,7 M$. La base Chemical Abstracts compte plus de 33 millions de notices ; le CAS Registry (répertoire normalisé de molécules) compte à ce jour 57 millions de substances ; 70 millions de téléchargements à partir des revues de l'ACS ont été effectués l'an dernier. L'ACS reste la plus riche des sociétés savantes au niveau mondial : elle dispose en propre d'un portefeuille d'investissements financiers de 425 M$ ; de plus elle gère la « Petroleum Research Fund » (financé par les compagnies pétrolières) soit 472 M$ également investis en placements financiers. IHS, leader mondial de l'information technique enregistre une forte croissance IHS, Inc., le plus important fournisseur de bases d'informations techniques (pour le secteur de l'énergie, l'industrie électronique ou l'industrie automobile) a publié ses premiers résultats trimestriels pour son exercice 2010-2011 (qui sera clos à fin novembre 2011). Sur ces trois premiers mois, les revenus d'IHS ont atteint 295 M$ (208 M€), en progression de 23% dont 9% de croissance organique. Pourtant IHS, fondée en 1959 pour diffuser de la documentation technique sur microfilms, n'a rien d'une start-up. Ces 9% de croissance organique font d'IHS la société « brick and mortar » de l'industrie de l'information affichant la plus forte croissance. Le paradoxe est qu'alors que la crise a frappé de plein fouet les industries manufacturières clientes d'IHS, les résultats de celui-ci semblent immunisés contre les baisses conjoncturelles d'activité. Il est vrai que les recettes d'abonnements récurrentes représentent 79% des revenus. IHS est aussi une entreprise très rentable, enregistrant sur 3 mois un résultat brut opérationnel de 86,5 M$ (61 M€), soit un taux de marge opérationnelle de 30%. Ce résultat opérationnel est en croissance de 22% par apport à la période comparable de l'an dernier. Introduit en bourse en 2005 IHS a vu depuis cette date son cours de bourse être multiplié par 4,5. La capitalisation boursière d'IHS est de 5,56 Md. $ (3,92 Md. €). Sur l'ensemble de son exercice 2010/2011, IHS prévoit d'engranger des revenus compris entre 1,23 et 1,26 Md. $ (entre 867 et 888 M€). Springer acquiert 12 titres de revues « open access » à l'éditeur OA Hindawi Le groupe Springer Science+BusinessMedia, second éditeur scientifique au plan mondial, a annoncé le rachat auprès de l'éditeur Hindawi (basé au Caire) de 12 titres de revues en libre accès sur des thèmes touchant à l'électronique, au traitement du signal, à la bioinformatique. Hindawi est une « success story » de l'édition en accès libre et affiche environ 200 revues à son catalogue. Hindawi a été racheté en 2007 par le groupe d'édition scientifique Sage. Ce rachat confirme l'intérêt de Springer pour le développement d'un large catalogue de revues en open access. Au travers de sa filiale BioMed Central, Springer est déjà bien implanté dans le modèle économique d'open access et il a annoncé il y a quelques mois le lancement d'un programme ambitieux de développement de son propre catalogue « OA ».
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) usages, services et contenus numériques innovants est publié. Il marque l’ouverture du dispositif d’investissement du FSN (Fonds national pour la société numérique). Ce fonds permanent intervient en fonds propres, quasi-fonds propres ou prêts pour investir auprès d’entreprises de toutes tailles, avec l’objectif de financer des projets rentables dans les usages et services du numérique et en particuliers ceux situés dans les segments de marché prioritaires ci-dessous :
Le volet « investissement » du FSN est mis en œuvre par des équipes spécialisées du groupe Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) qui agit en son nom et pour le compte de l’Etat. Les porteurs de projets sont invités à prendre contact avec la CDC suivant les modalités décrites dans l’appel à manifestation d’intérêt (document figurant en pièce jointe, ainsi que l’arrêté et le communiqué de presse officiels).
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter le sitehttp://www.fsn.caissedesdepots.fr ou poser directement vos questions par mail à l’adresse : fsn@caissedesdepots.fr ou par téléphone au 01 58 50 73 39.
Source : Information publiée sur le Spot Actu du réseau du GFII sur AMICO - Le réseau social du GFII
La Commission européenne a publié le 24 février dernier une proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant les directives 89/666/CEE, 2005/56/CE et 2009/101/CE en ce qui concerne l'interconnexion des registres centraux du commerce et des sociétés. La Commission constate d'abord l'incapacité des Etats-membres à bâtir en vingt ans une harmonisation des contenus des registres du commerce et un mécanisme d'interconnexion permettant un accès pan-européen aux informations de registre sur les entreprises. Le « marché unique » qui est pourtant l'un des piliers de l'Union Européenne, ne se reflète pas à ce jour dans un réseau harmonisé d'échange trasfrontalier de l'information légale sur les entreprises. En conséquence la Commission entend, par le mécanisme des « actes délégués » (qui l'habilitent à prendre des mesures fixant des objectifs que la simple coopération entre états ne peut atteindre), devenir le maître d'œuvre d'un vaste portail d'interconnexion des
registres du commerce en ligne dans les 27 Etats-membres.
Par actes délégués la Commission veut se voir reconnaître le pouvoir de fixer le cadre général d'une interconnexion des registres du commerce en ligne, ce qui aurait un impact profond tant sur les contenus des registres que sur les conditions économiques de mise à disposition des données. Si cette proposition de directive devait être adoptée par le Parlement et le Conseil, ce qui est loin d'être acquis, l'action de la Commission déboucherait à moyen terme sur un véritable registre du commerce et des sociétés européen, multipolaire (chaque Etat-membre gardant la maîtrise de son propre registre du commerce), mais satisfaisant à des règles harmonisées.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
L’Etat a fait du numérique un des 5 axes de son Programme des Investissements d’Avenir.
Au sein de ce programme, il consacre 4,25 milliards d’euros au développement de l’économie numérique à travers un fonds créé spécialement, le Fonds national pour la Société Numérique (FSN).
La mise en œuvre du fonds est assurée par des équipes dédiées de la Caisse des Dépôts, agissant en son nom et pour le compte de l’Etat, selon les modalités prévues dans la Convention du 2 septembre 2010 relative au programme des investissements d’avenir, « Action ‘développement de l’économie numérique’ - Fonds national pour la société numérique », parue au Journal officiel du 4 septembre 2010.
L’objectif ambitieux du FSN est d’accompagner le développement de l’économie numérique par la mobilisation de moyens sans précédent à destination des entreprises, des structures de recherche et développement, et des acteurs de l’économie numérique :
Volet A : 1 Md€ en prêts aux opérateurs d’infrastructures pour stimuler l’investissement des exploitants de réseaux en dehors des zones denses. Un appel à manifestation d’intentions d’investissements (AMII) afin de recenser les projets de déploiement des opérateurs pour les 5 années s’est clôturé le 31 janvier 2011. L’ouverture du guichet A aura lieu à la fin du 1er semestre 2011
Volet B : 750 M€ en subventions pour soutenir les projets d’aménagement numérique des collectivités territoriales en dehors des zones denses. Il permettra aux collectivités de bénéficier, dans les zones où aucun investissement privé n’a fait l’objet d’une manifestation d’intention d’investissement, d’un cofinancement public direct et proportionné de l’Etat (30 % maximum). 6 projets pilotes sont en cours.
Volet C : 250 M€ en subvention et prises de participations pour assurer la couverture des zones les plus difficiles d’accès en soutenant des projets technologiques adaptés. Une consultation publique lancée par l’Etat s’est achevée le 26 novembre 2010. L’ouverture d’un guichet unique pour les volets B et C aura lieu à la fin du 1ersemestre 2011.
Volet appels à projet : 850 M€ pour soutenir des projets de recherche et développement technologique, sous forme de subventions ou d’avances remboursables
Le FSN intervient dans des projets coopératifs de R&D technologique de type « recherche industrielle» ou « développement expérimental » dans les domaines suivants :
- Cloud computing
- Technologies de base du numérique
- Valorisation et numérisation des contenus scientifiques, éducatifs et culturels
- Sécurité et résilience des réseaux
- E-éducation
- E-santé
- Ville numérique
- Systèmes de transport intelligents
Sur toute la durée du programme, des appels à projets sont organisés en collaboration avec les ministères concernés. Les interventions du FSN se font sous forme de subventions ou d’avances remboursables. Une priorité est donnée aux projets qui associent le FSN aux retombées économiques en cas de succès.
Pour connaître les appels à projets ouverts ou à venir :
- Sites d'information (publication AAP)
http://www.gouvernement.fr/, rubrique « Investissements d'Avenir
http://www.industrie.gouv.fr/, rubrique « espace pratique / appels à projets »
http://www.telecom.gouv.fr, rubrique « appels à projets »
- Site central pour le programme « développement de l'économie numérique » (publication AAP et dépôt dossiers candidature)
http://cdcinvestissementsdavenir.achatpublic.com/
Volet Appels à Manifestation d’Intérêt : 1,4 Md€ destinés à financer des projets d’investissement dans de nouveaux usages, services et contenus numériques innovants.
Le document de référence détaillant les conditions et le processus d’investissement «Appel à manifestation d’intérêt » sera publié et vous sera communiqué très prochainement.
Contact : fsn@caissedesdepots.fr.
Source : Information publiées sur le Spot Actu du réseau du GFII sur AMICO - Le réseau social du GFII
Le groupe britannique United Business media (UBM, www.ubm.com) a présenté le 1er marsses résultats 2010. Avec un chiffre d'affaires consolidé de 889,2 M£ (1043 M€), UBM fait partie du « peloton » des éditeurs d'information professionnelle dont le CA se situe autour du milliard d'euros (on trouve aussi dans cette catégorie Dun & Bradstreet, IHS, McGraw Hill hors information financière...).
Avec une croissance organique de 5,6% (hors effets de change et de périmètre) UBM affiche une dynamique de ses revenus très positive. Alors même que ses grands concurrents (Thomson Reuters, Reed Elsevier, Wolters Kluwer) enregistrent pour 2010 une très faible croissance organique. La marge brute opérationnelle d'UBM reflète un ratio de 19,3% sur CA (171,8 M£, 201,5 M€) en légère régression (-0,5%). Quatre métiers (salons et conférences, services de diffusion en ligne de communiqués, services de marketing B-to-B en ligne, bases de données professionnelles) sur cinq enregistrent une bonne croissance organique. Seul le cinquième métier, la presse professionnelle magazine, dépendante de la publicité, voit ses revenus chuter de 8,1% à périmètre constant. UBM a entrepris l'élagage de son portefeuille de titres, 13 d'entre eux étant purement et simplement fermés en 2010. C'est dans ce contexte qu'UBM a annoncé ce matin la revente à son management de ses activités de presse médicale en France (regroupée au sein de la Société d'Edition Scientifique et Culturelle dont le titre phare est le Quotidien du Médecin).
Mais UBM détient aussi le ruban bleu des acquisitions : 22 rachats pour un montant global de 258 M£ (302,6 M€) ont eu lieu en 2010. Autre point fort, UBM génère un quart de son résultat opérationnel dans les pays émergents. Poursuivant cette stratégie de croissance externe sur ses segments d'activité porteurs UBM annonce ce matin le rachat de deux salons professionnels en Inde.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Wolters-Kluwer a publié le 23 février ses résultats 2010. Le groupe affiche un chiffre d'affaires de 3 556 M€ (en croissance de 4% mais de 0,3 % hors effets de change), ce qui en fait le N°3 mondial de l'édition - tant professionnelle que généraliste, derrière Thomson Reuters (CA de 9,56 Md. €) et Reed Elsevier (CA de 7,08 Md. €). 54% des revenus de Wolters-Kluwer sont générés par les services en ligne, qui affichent une croissance de 7%. La rentabilité mesurée au niveau du taux de marge nette opérationnelle s'établit à 20,4 % sur CA, un taux honorable et légèrement en progression. Le groupe a dégagé un cash flow confortable de 445 M€. Les revenus récurrents (i.e. : issus de abonnements) représentent 71% des revenus. Les revenus « cycliques » génèrent 19% des recettes et pour la première fois depuis 3 ans renouent avec la croissance (+2%), ce qui est un signe très net de tenue des marchés.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Reed Elsevier a présenté le 17 février ses résultats 2010. Le groupe enregistre un chiffre d'affaires de 7 084 M€, en croissance de 4%. Il est ainsi le N°2 mondial de l'information professionnelle (derrière Thomson Reuters qui a affiché il y a quelques jours un CA de 9 Md. €). La marge nette opérationnelle de 25,7% sur chiffre d'affaires est en très légère baisse. Reed Elsevier engrange 1 090 M€ de résultat net avant impôts (1) soit une rentabilité de 15,4% sur CA. Les divisions information scientifique et information juridique affichent une croissance faible. Elsevier engrange des revenus de 2 370 M€ (+2% à taux de changes constants) et 847 M€ de résultat net opérationnel (35,7% sur CA) en hausse de 7% en termes comptables (+4% hors effets de change). LexisNexis affiche un CA de 3 063 M€ (+7% en termes comptables et +1% en termes réels) et un résultat net opérationnel de 693 M€ (20,8% sur CA, en baisse de 12% hors effets de change). Reed Exhibitions (qui entre autres salons organise à Cannes le MIDEM) enregistre un CA de 811 M€ en progression de 8% en termes réels. Cette activité « salons et conférences » affiche un taux de marge opérationnelle de 22,8% sur CA. Reed Business Information (RBI), qui regroupe les activités de presse et annuaires professionnels, dont le groupe veut se défaire depuis deux ans (et qu'il a en partie revendu « par appartements ») représente toujours 840 M€ de revenus, en baisse de 20% en termes réels (en raison des cessions) et de - 2% à périmètre constant. Ce segment dégage un résultat net opérationnel de 104 M€ soit 12,3% sur CA.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Thomson Reuters vient de nommer à la tête de sa division Reuters News (qui recouvre l'activité historique d'agence de presse) Stephen Adler, ancien de Business Week et du Wall Street Journal. Celui-ci avait été recruté il y a un an pour développer une activité de production de dépêches d'actualité présentant des synergies avec les autres positions de marché contrôlées par la division Thomson Reuters Professionnal (information juridique, information fiscale et comptable, information brevets, information scientifique). M. Adler remplace David Schlesinger dans la position de rédacteur en chef de l'agence. Ce dernier devient président de Thomson Reuters China pour développer sur le marché chinois l'ensemble des métiers du groupe. Le marché chinois génère déjà près de 100 M$ (73,4 M€) de chiffres d'affaires pour Thomson Reuters.
Source : AMICO, La Dépêche du GFII (Michel Vajou). Une analyse détaillée de cette information est proposée sur AMICO, le réseau social du GFII.
Dun & Bradstreet affiche une croissance morose et une baisse de son résultat
Dun & Bradstreet enregistre en 2010 un chiffre d'affaires consolidé de 1643,7 millions de dollars (1195,5 M€) en croissance de 3% sans impact des effets de change. Le résultat opérationnel de D&B a été de 480,8 M$ (350 M€) soit un ratio de 17,4% sur CA. Mais le résultat après charges exceptionnelles (252,1 M$) est en baisse de 21%. D&B propose une double grille de lecture, géographique et sectorielle de ses résultats.
Les résultats de Dun & Bradstreet sont un bon indicateur de la tenue du marché nord-américain de l'information de solvabilité sur les entreprises : un marché croissant faiblement et dont la rentabilité s'érode. Les marchés de croissance (essentiellement les pays BRIC) sont plus porteurs mais supposent un investissement non négligeable qui dégrade la rentabilité.
Source : Information issue de GFII 360 (Michel Vajou). Plus d'information sur AMICO, le réseau social du GFII.
L'actualité rapproche quatre informations. La première est la refonte par l'AFP de son site, qui amorce timidement une évolution vers la distribution en direct de dépêches et photos consultables en libre accès. La seconde (qui remonte à décembre dernier) est que Reuters va développer, en renforçant ses rédactions au niveau local, une offre Reuters America qui sera directement concurrente des prestations de l'Associated Press (AP, www.ap.org), l'agence coopérative émanant des journaux et médias américain. Reuters a par ailleurs annoncé avant-hier un accord avec la télévision publique chinoise CCTV pour commercialiser au niveau mondial les contenus des émissions de la télévision chinoise ainsi que leurs scripts : une évolution vers un nouveau métier de syndicateur global de contenus audiovisuels. Enfin, visant directement l'offre de dépêches financières de Reuters, on apprend que Dow Jones (filiale du groupe News Corp du magnat Rupert Murdoch) lance un fil de dépêches focalisé sur les marchés de change.
Point commun à toutes ces annonces, les difficultés des agences de presse les obligeant à explorer de nouvelles pistes de développement et/ou de nouveaux business models.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
La banque d'affaires new-yorkaise The Jordan, Edmiston Group, Inc. (JEGI, www.jegi.com), spécialisée dans le secteur des médias, a publié le 5 janvier sa synthèse annuelle sur les opérations de fusions-acquisitions dans ce secteur. Avec un volume global de 43,3 milliards de dollars et 845 opérations recensées, l'activité M&A (Mergers & Acquisitions) connait une hausse de 39% tant en valeur qu'en volume par apport à 2009. Mais ces chiffres sont loin d'égaler les performances enregistrées avant la crise : en 2007 la valeur globale des transactions de ce même secteur avait atteint 104,4 milliards de dollars. L'intérêt des chiffres publiés par JEGI réside dans le fait qu'ils distinguent les opérations dans l'industrie de l'information B-to-B (édition professionnelle) des opérations touchant des opérateurs B-to-C. Au-delà des chiffres bruts fournis par The Jordan, Edmiston Group, un passage en revue des principales opérations « M&A » dans l'industrie de l'information réalisées en 2010 est très révélatrice des stratégies des grands acteurs multinationaux.
Source : Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Thomson Reuters a publié aujourd'hui ses résultats pour le troisième trimestre 2010. Avec un chiffre d'affaires sur trois mois de 3,3 milliards de dollars (2,3 Md €), le N°1 mondial de l'information professionnelle renoue avec la croissance, avec une progression de 2% en termes comptables, et de 3% hors effets de change. Le résultat net opérationnel se tasse cependant de 4%. Thomson Reuters avance l'importance de ses investissements (4 nouvelles plates-formes de services ont été lancées cette année) pour expliquer cette moindre rentabilité. Avec 20,9% de taux de marge opérationnelle, l'activité reste cependant très rentable. Pour la première fois depuis le second trimestre 2008 les revenus de la division Thomson Reuters Markets (information financière) progressent de 1% (contre une chute de 5% à la même période de l'an dernier). La division d'information professionnelle enregistre une croissance de 5%.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Springer, N°2 mondial de l’édition scientifique, a annoncé hier le lancement de son application pour iPhone, téléchargeable (gratuitement) sur le magasin d’application (« App store ») iTunes d’Apple. SpringerLink mobile donne accès à la bibliothèque en ligne SpringerLink, contenant 5,4 millions de documents, dont les articles de 2000 revues et 49000 e-books scientifiques. Springer n’est pas le premier à lancer ce type d’interface : pour le seul mois de décembre 2011 quatre annonces émanant d’Elsevier, de Wolters Kluwer (dont l’application UpToDate est nominée pour les Codie Awards, principale distinction américaine pour les services en ligne professionnels) et de Thomson Reuters ont été faites sur ce thème des applications pour les mobiles. La description des fonctionnalités de SpringerLink mobile donne toutefois un bon aperçu de ce qu’il est aujourd’hui possible de faire sur les smartphones.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigé par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Coface Services, filiale du groupe Coface, gérant entre autres des bases d'information de solvabilité sur les entreprises vient de lancer une application pour rendre accessibles ses bases de données accessibles sur les samrt phones et les tablettes.
Cette annonce s'inscrit dans un mouvement général qui voit les producteurs/éditeurs d'information professionnelle électronique décliner des applications pour les mobiles. L'information sur les enteprises en général bien structurée se prête bien à un accès via les mobiles. Dans le cadre d'une veille sur la solvabilité des clients, les alertes diffusées rapidement sur les mobiles sont importantes.
Coface Services suit 7,5 millions d'entreprises actives en France et 1,5 million de liens financiers (dont plus de 500 000 liens actifs).
Le communiqué Coface Services indique : "Coface Services, opérateur intégré de services de credit management, offre à ses clients abonnés un nouvel accès mobile à son portail www.cofacerating.fr. Basée sur la technologie innovante de Nomalys, spécialiste des applications mobiles. Cette interface propose une ergonomie adaptée ainsi qu’une recherche intelligente optimisant la navigation en situation de mobilité, ce qui permet de trouver l’information financière en quelques clics". Coface Services intervient sur le marché de l'information sur les entreprises au travers de ses marques ORT, Coface SCRL, Cofacerating.fr et Dafsaliens.
Source : Information issue du Spot GFII 360, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le groupe britannique Pearson a donné le 7 juin une solennité inédite à la parution d’un simple communiqué de presse indiquant que le Financial Times (filiale de Pearson) avait développé une application téléchargeable sur le site app.ft.com. La FT Web App permet aux usagers de la version en ligne du Financial Times (qui compte 224 000 abonnés) de consulter les contenus du FT sur n’importe quelle tablette (y compris l’iPad d’Apple) sans passer par le magasin d’applications ou de contenus du fournisseur de tablettes. FT Web App « garantit à tout abonné du FT la possibilité d’accéder aux contenus du journal n’importe où, n’importe quand, sur un PC ou tout autre tablette de lecture, avec un seul login et en payant un seul abonnement ». Pour que les choses soient bien claires, le Financial Times rend lui-même compte de cette actualité sous le titre : « FT’s new Web app bypasses need for iTunes ». En évitant grâce à la FT Web App un détour par le magasin de contenus Apple, l’éditeur du FT n’aura pas à reverser à ce dernier 30% de sa recette. Mais l’initiative du groupe Pearson reflète un malaise plus grand qui ne concerne pas que le partage de la recette : c’est la volonté de l’éditeur de presse de maintenir un contact direct avec ses lecteurs, sans la médiation d’Apple, qui est à l’origine de cette initiative.
Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Le Journal Officiel du 29 janvier publié un décret du Premier ministre dont un extrait est reproduit ci-dessous. Lorsqu'un service en ligne est un prolongement d'un titre de presse assujetti au taux de TVA réduit, il pourra bénéficier de ce taux réduit dans la mesure où il présente une "réalité économique" incluant le titre imprimé.
A l'annexe III au code général des impôts, livre Ier, première partie, titre II, chapitre Ier, section I, au II, le B est complété par un article 73-0 A ainsi rédigé :
« Art. 73-0 A.-Pour l'application du deuxième alinéa de l'article 298 septies du code général des impôts, les taux réduits de la taxe sur la valeur ajoutée s'appliquent à hauteur de la part du prix hors taxe de l'offre composite représentative de la livraison de la publication imprimée. La détermination de cette part par l'éditeur peut être réalisée selon toute méthode traduisant la réalité économique des opérations. »
Source : AMICO, Spot Modèles Economiques (Michel Vajou). L’analyse de cette information est sur AMICO, le réseau social du GFII.
Cette page présente une sélection d'articles publiés sur AMICO, le réseau social du GFII.
Les informations font l'objet d'analyses et de commentaires sur AMICO. Pour accéder au réseau, Adhérer au GFII.
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