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(14/12/2012)

L'évolution sur 2012 des catalogues de revues des grands éditeurs scientifiques illustre une large conversion de ces éditeurs au Gold Open Acess, permettant de créer de nouvelles revues en accès gratuit, le modèle économique reposant sur des droits de publication (Author Fees) facturés aux auteurs ou à leurs institutions de rattachement. 9 des 12 titres lancés par Elsevier depuis juin dernier le sont en Gold OA. 17 des 20 nouvelles revues publiées en 2012 par le groupe Springer (prenant en compte Springer stricto sensu et sa filiale BioMed Central) le sont en Gold OA. Chez Wiley-Blackwell la moitié des 16 titres lancés cette année le sont en suivant la «voie dorée». Cette conversion rapide des grands éditeurs au Gold OA s'explique par leur volonté de capter les importantes réserves de croissance du modèle économique «Author Pays» et d'absorber une masse d'articles scientifiques en forte progression au plan mondial. Ces créations de revues en libre accès reflètent aussi de nouvelles stratégies compétitives entre ces grands éditeurs pour capter ces réserves de croissance. C'est de France qu'est venu la seule critique à cette généralisation du Gold OA. Dans une déclaration du 27 juillet dernier, trois sociétés savantes françaises de mathématiques (Société française de statistique / SFdS, Société de mathématiques appliquées et industrielles / SMAI, Société mathématique de France / SMF) mettaient en garde les pouvoirs publics et la communauté scientifique française sur les effets pervers que pourraient engendrer l’adoption du modèle de lavoie doréecomme solution pour lelibre accès aux résultats scientifiques. Elles demandait aux pouvoirs publics d’engager une réflexion sur les nouveaux modes de diffusion de la science et d’y associer les chercheurs.

Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Action : Libre accès et édition