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(31/08/2012)

Les grands groupes d’édition ont publié entre la fin juillet et le début août leurs résultats pour le premier semestre 2012. L’édition scientifique pèse plus ou moins dans les résultats de ces grands groupes. Mais pour tous elle reste une source de croissance modérée et surtout un moteur de profitabilité.

Reed Elsevier, au travers de sa division Elsevier,  reste un solide N°1 mondial de l’information scientifique et médicale. Elsevier a réalisé au premier semestre 1193 M€ de revenus, soit 32% des revenus consolidés du groupe. L’information scientifique et médicale reste pour Reed Elsevier un moteur essentiel de rentabilité : Elsevier génère 41% de la marge opérationnelle du groupe. Le taux de marge opérationnelle d’Elsevier progresse légèrement (passant de 35,6% à 35,6% du chiffre d’affaires). Par rapport au premier semestre 2011, le chiffre d’affaires progresse de 8% en termes comptables, mais de 2% hors effets de change et de 2% en termes de croissance sous-jacente. Même si cette croissance est modérée, elle est satisfaisante dans le cadre d’une activité mature. (...)

On relèvera que Springer N°2 mondial de l’édition scientifique derrière Elsevier, n’étant pas une société cotée, ne publie pas de résultats semestriels. Sur la base des chiffres 2011, on peut estimer que le CA de Springer dans l’édition scientifique est de l’ordre de 400 M€ sur 6 mois. Elsevier pèse donc près de trois fois plus que Springer, son suiveur immédiat. (...)

Face à Elsevier, Thomson Reuters ne fait pas non plus le poids, même si sa division Intellectual Property & Science enregistre de bons résultats. Sur 6 mois elle génère 425 M$ (338,6 M€) de revenus en croissance de 3% et affichant un taux de marge opérationnelle de 26,8% sur CA. (...)

Parmi les autres sociétés cotées impliquées dans l’édition scientifique figurent également le groupe britannique Informa  qui opère sur ce créneau au travers de sa filiale Taylor & Francis et l’américain Wiley (au travers de sa marque Wiley-Blackwell). Informa a sur les 6 premiers mois de l’année réalisé 154 M£ (194,2 M€) de revenus, en croissance de 3,7%. Taylor & Francis s’impose de plus en plus tant que grand éditeur de revues de sciences humaines et sociales, dont le facteur d’impact est mesuré. Wiley n’a pas publié de résultats récents, car son exercice annuel se clôt fin avril. Sur les 12 mois de cet exercice, Wiley a réalisé dans l’édition scientifique 1041 M$ (825 M€) de revenus soit 58% de son chiffre d’affaires.

Source : Information extraite de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
Action : Marchés et modèles économiques