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(12/06/2012)

Le débat sur l’Open Access, que l’on avait cru apaisé, est entré dans une nouvelle phase active qui ravive les tensions. Trois fronts pour ces nouveaux débats : Etats-Unis, Royaume-Uni, Union Européenne. Aux Etats-Unis, une pétition publique, lancée il y a trois semaines et adressée à la Maison Blanche vient de franchir le cap  des 25 000 signatures citoyennes, ce qui va obliger (le droit américain le veut ainsi) l’administration  Obama à prendre officiellement position. La pétition demande à la présidence de soutenir le principe d’un mandat de dépôt obligatoire des articles issus de recherches financés sur fonds fédéraux. En Grande-Bretagne, David Willetts, le très conservateur ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a surpris en prenant le 13 mai dernier une position politique très nettement en faveur de l’Open Access (cf. ci-dessous Verbatim 1), même s’il affirme la nécessité de préserver la valeur ajoutée apportée par les éditeurs scientifiques. Au niveau européen, c’est Nelly Kroes, Commissaire en charge de la société de l’information, lors de la journée d’étude du 29 mai à Bruxelles rendant compte de l’étude PEER, qui a prononcé un discours (cf. Verbatim N°2 ci-dessous) remarqué où elle se prononce sans ambigüités en faveur de l’Open Access. Deux documents importants dans le cadre de ce débat, le rapport Finch en Grande-Bretagne et le rapport final de l’étude PEER devaient être rendus publics d’ici à la fin juin. Les éditeurs scientifiques s’inquiètent de ce qui apparaît de plus en plus comme un consensus politique autour de la nécessité de maximiser par l’Open Access l’impact de la recherche financée sur fonds publics et prennent diverses initiatives pour créer des contre-feux.

Source : Information issue de la Dépêche du GFII, rédigée par Michel Vajou. L’ensemble de l’analyse est disponible sur le réseau social du GFII, AMICO, réservé aux membres du GFII
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